Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ancienne usine de construction mécanique et métallique F. Schmidt et Cie, puis Etablissements Métallurgiques Boyer (vestiges)

Dossier IA02002811 inclus dans Les établissements industriels de Remicourt réalisé en 2004

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Schmidt F. et Compagnie, Etablissements Métallurgiques Boyer
Destinations immeuble
Parties constituantes non étudiées bureau, chaufferie, logement patronal, logement de contremaître, cantine
Dénominations usine de construction mécanique, usine de construction métallique
Aire d'étude et canton Saint-Quentinois - Saint-Quentin
Adresse Commune : Saint-Quentin
Lieu-dit : Remicourt
Adresse : 36 à 39 rue Lecat , 50 à 52 rue Jacquard , 2 rue Claude-Debussy , 37 à 39 rue Poiret
Cadastre : 2004 AZ 204, 205, 360, 376, 428

Fondée en 1901 par Frédéric Schmidt, et exploitée sous la raison sociale F. Schmidt et Cie à partir de 1905, cette entreprise de construction mécanique fut la première usine française à construire des métiers à broder à fil continu du type "Schiffli", alors fabriqués exclusivement en Saxe et en Suisse. A partir de 1908, les ateliers de construction sont agrandis, doublés d'une fonderie de seconde fusion, en vue de la diversification de la production pour faire face à la crise du marché des métiers à broder : machines-outils, gazogènes, moteurs à essence et automobile (marque Optima), ponts et appareils de levage, charpentes métalliques. F. Schmidt fournit avant 1909 en moteur à gaz pauvre les usines électriques de Beaurevoir, Lens, Pont-à-Mousson, Tours (gare), Pise, Scheveningen (La Haye), Madrid. Pendant la Première Guerre mondiale, alors que Frédéric Schmidt crée un atelier de fabrication d'obus à Paris, passage Miollis, l'armée allemande implante dans l'usine de Saint-Quentin une fabrique de grenades. L'usine est complètement détruite en 1917-1918 mais en raison de la disparition d'une partie importante des techniciens et de celle totale, des moules, des modèles et des plans, la construction de métiers à broder est abandonnée. Sous la direction de l'ingénieur des Arts et Métiers Fernand Boyer, la production est réorientée à partir de 1921 : charpentes et menuiseries métalliques, fonte de bâtiment, etc. En novembre 1926, Fernand-François, Fernand-Emile et Georges Boyer fondent les Etablissements Métallurgiques Boyer, reprenant l'exploitation de l'usine métallurgique de Saint-Quentin et implantant le siège social à Paris, rue de la Fidélité. De nouveaux ateliers sont implantés au sud-est de la ville vers 1930, au sud-est de la ville (étudiés), tandis qu'un logement patronal puis des bureaux sont édifiés en 1931 et 1932 sur le site originel. En 1946, les Ets Boyer font appel à l'architecte Denis Honegger (1907-1985), élève d'Auguste Perret, pour la construction successive d'une chaufferie (1947), des services sociaux (refectoire, etc., 1948), et de bureaux (Services Généraux, 1950). En 1961, dans un souci d'esthétique, les ateliers couverts de sheds visibles depuis la rue Lecat sont masqués par un haut mur plus en rapport avec l'oeuvre de Denis Honegger. A partir des années 1950, les Ets Boyer sont spécialisés dans la fabrication de matériel de manutention et de levage, de stockage, dans les équipements de l'industrie minière, les coffrages à destination des travaux publics, etc. Vers 1986-1987, l'entreprise est reprise par les administrateurs d'une autre entreprise métallurgique de la ville, Burton'Steel (dont MM. Groebli, Demy, etc.). A cette occasion, les services commerciaux des sociétés Boyer et Burton'Steel sont regroupés aux seins des bureaux de la rue Lecat. Finalement le bilan est déposé en 1996. La totalité des ateliers de fabrication a été détruite avant l'enquête. Les bureaux et la chaufferie l'ont été après l'inventaire (2007). Subsistent les services sociaux reconvertis en immeuble d'habitation, le logement patronal, deux logements à l'entrée du site (conciergerie et logement de contremaître ?). A la veille de la Première Guerre mondiale, l'énergie électrique nécessaire à la quinzaine de moteurs électriques de l'usine est produite par deux moteurs à gaz pauvre à quatre cylindres de 100 ch. (moteur Schmidt) et 60 ch. (moteur Gardner) couplés à sept générateurs électriques continus (110 V). L'usine emploie 150 ouvriers en 1907, 240 en 1914, 330 en 1960, 350 à 400 en 1971, 150 dans les années 1980. L'usine est dotée après la Seconde Guerre mondiale d'une structure d'enseignement professionnelle, implantée dans le bâtiment des "services sociaux", formation alors réputée dans la région et connue sous l'appellation Ecole Boyer.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1901, daté par source
1931, daté par source
1932, daté par source
1947, daté par source
1948, daté par source
1950, daté par source
Auteur(s) Auteur : Honegger Denis, architecte, attribution par source
Auteur : Thomas-Kotland, entrepreneur, attribution par source
Personnalité : Schmidt Frédéric, commanditaire
Personnalité : Boyer Fernand, commanditaire

Le bâtiment des bureaux (Services Généraux) se compose d'un étage de soubassement, d'un rez-de-chaussée et de trois étages carrés. Il est couvert d'une terrasse, percée de huit sheds paraboliques apportant un éclairage zénithal aux bureaux du dernier étage. Cette terrasse est surmontée d'un niveau technique contenant les machineries de l'ascenseur et du monte-charge de l'édifice. L'escalier est traité en demi-hors-oeuvre, éclairé par un claustra embrassant les trois niveaux de l´édifice, rythmé par les paliers, et constitué d'éléments en béton armé préfabriqués en croix de Saint-André. Les façades sont percées de baies rectangulaires réunies par trois ou quatre entre les poteaux de la structure porteuse. Les allèges et autres éléments de remplissage de la structure sont réalisés en panneaux préfabriqués de béton armé, avec granulat apparent. Une imposante corniche coiffe le troisième niveau (quart-de-rond droit), dominée visuellement par les sheds, et la corniche à moulures plates du niveau technique. Le bâtiment des Services Sociaux est conçu suivant le même système constructif que l'édifice précédent. Mais le mur gouttereau oriental, aveugle et aligné sur une parcelle voisine, est simplement constitué d'un remplissage de briques, non enduites. L'édifice est composé d'un sous-sol surmonté d'un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un étage-attique. Les baies, regroupées par deux, sont rectangulaires ou carrées (étage-attique). La cage d'escalier n'est plus centrée mais implantée à l'extrémité Nord du bâtiment, dans-oeuvre, éclairée par le même type de claustra que précédemment (le pignon est aveugle). Le bâtiment de la chaufferie se compose d'un étage de soubassement contenant les vestiges des deux chaudières de l'usine, et de deux niveaux supérieurs, de moindre hauteur. L'ensemble est couvert d'une terrasse en béton armé, surmontée d'un local technique pour la machinerie du monte-charge. Les baies de la façade sur rue sont regroupées par trois. L'un des pignons, en limite de parcelle, est une simple structure en béton hourdie de briques non enduites (traitement brut). Les Services Sociaux et la chaufferie sont couronnés d'importantes corniches à moulures plates. Le logement patronal, doté d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage de comble, est couvert d'un toit à longs pans brisés, à une croupe, en ardoise (matériau de maçonnerie enduit non identifié, et briques pour les encadrements). Les deux pavillons cantonnant l'ancienne entrée de l'usine sont dotés d'un sous-sol, d'un étage carré et d'un étage de comble, couvert d'un toit à longs pans en ardoise. Ils sont construits en brique. Les bureaux des années 1930, en rez-de-chaussée, sont en béton armé, avec remplissage de brique. Leur toit terrasse est percé d'une verrière.

Murs béton
brique
enduit
béton armé
Toit béton en couverture, ardoise
Étages sous-sol, étage de soubassement, 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
shed
toit à longs pans
toit à longs pans brisés
croupe
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre
escalier dans-oeuvre
Autres organes de circulations ascenseur, monte-charge
Énergies énergie électrique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, détruit après inventaire

Le site conserve un édifice de l'architecte Denis Honegger : les services sociaux.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables bureau

Annexes

  • Création, développements et évolutions de l´usine Schmidt entre 1901 et 1914

    Nature de l´industrie - genre d´opérations :

    Les usines F. Schmidt sont des établissements de constructions mécaniques destinés, au début, à la construction des métiers à broder. Ce but social a, comme nous allons le voir, subi par la suite d´importantes modifications.

    Epoque et conditions de création :

    Les établissements F. Schmidt, créés par le propriétaire en 1901, comprenaient au début un seul bâtiment de 5 travées de sheds ainsi que le garage situé au coin de l´impasse Jacquard et de l´entrée de l´usine.

    Modifications survenues :

    Le succès favorisa d´abord l´entreprise ; en 1903 les bâtiments s´agrandissent de 2 travées, en 1905 de 3 autres.

    A cette époque (1 semestre 1905) l´affaire est mise en société en commandite au capital de Frs 580 000, divisé en 116 parts de 5 000.

    En 1907 une tentative est faite pour porter le capital à Frs 2 000 000, l´émission ne produit qu´un chiffre insignifiant (50 000 frs). L´affaire est alors reprise sous les auspices d´une banque de St Quentin (Journel et Cie) qui fournit progressivement sur prêts hypothécaires jusqu´à Frs 2 600 000.

    En1908 la société achète les terrains qui bordent la rue Lecat jusqu´à la rue Jacquard ; elle y établit la fonderie et les bureaux.

    A ce moment une crise survient dans la fabrication des métiers à broder : il ne s´achète plus. Cette crise (qui dure 4 ans) oblige à changer de but. On s´oriente vers la fabrication de machines-outils, d´automobiles, de métiers à ficelle, de charpente en fer, d´appareils de levage. Ces entreprises nécessitent des agrandissements successifs :

    - En 1910 on installe le grand atelier de mécanique.

    - En 1913, l´atelier de modelage est installé.

    - En 1914 on agrandit l´atelier de mécanique (aménagement en cours au moment de la mobilisation).

    Entre temps la crise du métier à broder avait cessé et on en avait repris la fabrication, en sorte qu´en 1914 la Société fabriquait :

    - le métier à broder,

    - la charpente en fer et les appareils de levage,

    - des machines outils (tours et perceuses surtout),

    - des automobiles, des moteurs à gaz.

    Note :

    Tous les renseignements ci-dessus ont été fournis par le sinistré et l´enquête à laquelle nous nous sommes livrés auprès des diverses personnalités les a corroborés dans l´ensemble. Personnel occupé, production annuelle, chiffre d´affaires, principaux clients.

    A - Nous avons procédé à une enquête très minutieuse à ce sujet. De l´examen général du dossier fourni par le sinistré, il en résulte en effet que celui-ci aurait eu un matériel de machines d´une importance hors de proportion avec les résultats obtenus ; il est de notoriété publique que cette affaire ne faisait pas de gros bénéfices. En outre nous étions un peu surpris de la diversité des fabrications entreprises et nous étions amenés à considérer les déclarations faites, qui, au reste, ne peuvent être appuyées sur l´existence d´inventaire ou de documents aujourd´hui disparus, comme nettement exagérées.

    Malgré nos recherches, et bien qu´ayant fait tout le possible pour arriver à obtenir les précisions nécessaires, nous en sommes réduits encore aux hypothèses. Malgré toute notre insistance, nous n´avons pu obtenir du sinistré que des renseignements complémentaires insuffisants qui fournissaient seulement une base à notre enquête.

    B - Après les avoir contrôlés auprès des diverses personnalités nous sommes arrivés à nous faire de la situation l´opinion ci-après beaucoup moins absolue que notre première impression, mais qui n´a, nous le répétons, qu´une valeur d´hypothèse vraisemblable.

    Main-d´oeuvre :

    Le sinistré accuse un chiffre d´ouvriers qui atteignait 280 unités (personnel de direction et d´études non compris). Ce chiffre était selon tout vraisemblance plutôt de 240 à 250. Etc.

    Le personnel de la fonderie ne dépassait pas 50 unités, alors que le sinistré nous a indiqué le chiffre de 90. Etc.

    Chiffre d´affaires :

    Le sinistré nous a indiqué le chiffre de Frs 2 000 000. Il est très vraisemblablement exagéré. D´une part en effet, pour une industrie de cette nature, l´effectif de 240 ouvriers ne correspond pas à un chiffre d´affaires aussi élevé ; il conduirait à admettre à priori comme plus vraisemblable Frs 1 400 000 à 1 500 000.

    Production annuelle :

    Le chiffre indiqué pour les métiers à broder parait vraisemblable, 40 métiers par an qu´on nous a dit être à peu près de production. Etc.

    La fabrication des automobiles était extrêment réduite. Il y en a une à l´usine, faite par la maison : nous n´avons pu trouver le nom d´aucun client ni d´aucun revendeur. On fabriquait effectivement des gazogènes, qui pouvaient se vendre environ 7 à 8 000 frs et quelques moteurs (il y en a un à l´usine). Etc.

    Comme machines outils, nous avons su qu´on fabriquait surtout de très petits tours de 800 à 1200 frs l´un, et des perceuses en assez grand nombre. En comptant 200 machines outils par an, etc.

    Comme fonderie brute, il résulte des renseignements recueillis que le sinistré pouvait en vendre 100 tonnes par an, etc.

    C - Telle est l´impression que nous retirons de l´ensemble de nos recherches. Il ne s´ensuit pas d´ailleurs qu´il faille réduire dans la proportion le nombre des machines dont le sinistré demande le remplacement ; la variété des fabrications successivement entreprises ayant certainement entraîné à d´importants achats de matériel adapté à chacune d´elles. Etc.

    Nous croyons bon de signaler que, à chacune de nos visites à cette usine, nous avons été reçu par le Directeur actuel qui était, il y a encore quelques mois, contrôleur de l´O.R.I. de St Quentin. Etant depuis peu de temps à la tête de cette usine, il n´a pu nous renseigner que d´une façon insuffisante sur sa marche et son fonctionnement avant guerre, nous n´avons pu avoir un entretien avec M. Schmidt, qui aurait été plus qualifié pour pouvoir documenter utilement.

    Extrait de : Etude du dossier des dommages de guerre des usines F. Schmidt à St-Quentin.

    AD Aisne. Série R : 15 R 1872. Dommages de Guerre. Dossier n°7612 - Ets Schmidt & Cie.

  • Récit de l´occupation de l´usine Schmidt pendant la première guerre mondiale

    Adolphe Grisel, élève des Beaux Arts de Pairs, architecte.

    Etat des lieux concernant l´usine Schmidt et Cie, constructeur à St-Quentin.

    L´an mil neuf cent dix sept, le 25 février, nous, soussigné, Adolphe Gisel, architecte expert à Saint-Quentin, avons dressé le présent état des lieux, concernant les bâtiments de l´usine Schmidt et Cie, à St-Quentin, les machines, le matériel, les marchandises et tout ce qui se trouve dans l´usine, à la requête de M. Robert-Lévy, directeur de l´usine.

    Aussitôt que nous avions reçu notre mandat et examiné la situation, nous nous étions préparé à faire, selon l´usage, l´état des lieux en détail de l´usine, mais l´occupation militaire des obstacles qui devaient nous faire agir tout autrement pour atteindre le but de notre mission.

    [Exposé de la méthode :

    - établissement de la valeur vénal des immeubles

    - situation de l´usine : matériel, marchandises, main d´oeuvre, etc. ]

    Ceci fait, nous n´aurons plus qu´à vérifier, si le hazard [sic] nous le permet, après les hostilités, et lorsque nous pourrons pénétrer dans les lieux, le sauvetage, c'est-à-dire examiner ce qui restera de l´usine Schmidt, et le chiffrer. Etc.

    Alors que l´usine est encore bouleversée par les travaux de la construction du grand atelier et le trouble de la mobilisation, l´invasion et la prise de la ville de St-Quentin se trouve être en réalité le 28 Août 1914. Du jour au lendemain les habitants se trouvent soumis aux exigences de nos ennemis et connaissant tous maintenant ce qu´il faut entendre par ces exigences. Il faut dire, que tout d´abord, nous ne croyons pas au calvaire qui nous était préparé. Les industriels, atterrés par les premiers moments de panique s´étaient remis peu à peu et chacun faisant la part des choses, envisageait la possibilité de sauver son bien.

    M. Levy-Robert, le directeur de l´usine, qui a subi les mêmes émotions et la même détente, songa [sic] lui aussi aux soins à donner à ses machines et requérir ses ouvriers pour les nettoyer et les graisser.

    Ce travail fut exécuté consciencieusement et l´usine s´endormit dans le silence et le calme le plus complet.

    Cette tranquillité éphémère fut bientôt troublée par des occupations de la troupe. Ce sont d´abord quelques chevaux logés dans un des garages qui se trouvent transformés en écurie avec ses inconvénients aggravés par une négligence et une saleté répugnantes. Puis une compagnie entière prend possession des bâtiments, le grand atelier est envahi et la surveillance diligente de M. Lévy commence à être débordée. Des vols se produisent, les outils disparaissent comme par enchantement, malgré la surveillance. En Novembre 1914, les militaires qui se succèdent dès ce moment sans arrêt dans l´usine, prennent possession des lieux en maîtres, le charbon de l´usine fait les frais de l´occupation, les modèles, les rayons des menuiseries, boiseries servant de bois pour allumer les feux. Les incursions, les visites clandestines commencent, l´usine est envahie à tout jamais par les allemands.

    Une voiture automobile 14 16 HP est enlevée par eux. L´heure des réquisitions sonne en même temps, l´huile, l´essence, le pétrole, sont l´objet de leurs réclamations. La manière forte devient le terme. Tous les employés de l´usine qui s´interposent sont bousculés, menacés. Les réclamations auprès des officiers contre les vols flagrants sont sans effet et les difficultés les plus sérieuses commencent. Le 6 Décembre 1914, visite de deux officiers à l´usine, le 7, visite de trois officiers dont un capitaine qui font connaître l´intention de l´autorité militaire allemande de réquisitionner l´usine.

    Protestations de la part du Directeur, en vertu des lois, mais ces protestations sont sans écho. On doit fabriquer 170 000 fers à cheval, pas de matériel de guerre.

    Le personnel de l´usine est convoqué, la mise en marche des moteurs de l´usine est pénible, pas de charbon convenable pour les gazogènes. Le 28 Décembre, mise en demeure dans les trois jours à assurer le fonctionnement des appareils sous peine d´être enlevés. Ces menaces sont renouvelées et le Directeur est invité à choisir sur le canal les charbons susceptibles de faire l´affaire. Aucun de ceux choisis ne pouvant suffire et l´on décide de faire venir su charbon de Charleroi. Nous atteignons le 15 Février 1915. A ce moment, il n´est plus question de fabriquer seulement des fers à cheval, mais bien du matériel de guerre. Il n´y a plus, disent les officiers de conventions de la Haye.

    Les ouvriers de l´usine refusent de travailler. La Municipalité s´en même [sic] et conseille aux ouvriers de s´y soumettre. Le gazogène ne fonctionne plus tout à coup et l´usine est arrêtés [sic] pendant trois semaines. Une nouvelle cuve est construite pendant cet arrêt et remplace l´ancienne. Une partie des bureaux de l´usine sont occupés par l´armée allemande. Le Capitaine, accompagné de civils allemands font choix de tours en série, expédiés sans plus de formalités. C´est ainsi que deux tours verticaux, six tour n°4 et six tours Sheffields prennent le même chemin de l´Allemagne. Certains de ces tours n´étaient pas complètement montés. On exige des ouvriers de l´usine le montage complet des tours et sur le refus catégorique du personnel, le tout est enlevé sans plus de procès.

    Cette vente, toute particulière, se continue et les tours de l´usine prennent le même chemin que les premiers, avec les jeux de clés, les accessoires en double et triple, ainsi que les renvois et les poulies.

    Les réclamations, les protestations ne font qu´attirer les menaces et les représailles. Que faire ? Rien !

    A partir de ce moment, le rôle du Directeur est illusoire. L´entrée de l´usine lui est interdite et les clefs sont exigées.

    Le contrôle est donc très difficile. Vers la fin 1915, changement de Directeur. Un autre capitaine prend le commandement.

    Il prend possession du bureau du Directeur dans lequel se trouvaient réunis tous les papiers de la comptabilité de l´usine.

    Tous ces papiers et archives sont portés dans un local voisin loué immédiatement à cet effet. Un des coffres-forts est forcé par les soldats, mais ils ne parvinrent pas à l´ouvrir. Dans le recensement des dégâts, les vols de papier, les blocs, certains livres et objets de bureau qui étaient nombreux, furent constatés.

    Un dépôt de coke est trouvé et pris dans la cour. Le Directeur réclame en vain les bons de réquisition et il est malmené dans les bureaux de la Kommandanture [sic] au cours de sa visite. Alors vient l´époque la plus douloureuse, fin 1916. C´est le départ pour Jeumont ou ailleurs avec le personnel allemand et le matériel ; tout ce qui existe dans l´usine prend le même chemin !

    L´usine est mise à sac, il n´en restera rien : les bons de réquisitions sont refusés parce que le Directeur ne veut pas souscrire aux contrats de vente qui sont soumis à sa signature par l´autorité allemande. Ces feuilles portent en effet, les détails des machines avec les mentions particulières comme celles-ci : (Prix à déterminer en Allemagne ! !) ou « Acheté » ! ! Et comme l´usine, par l´organe de son directeur ne veut rien vendre, aucune signature de sa part ne doit figurer sur un contrat dont l´heure n´est pas venue de discuter la qualité.

    Toutes les discussions ont eu pour effet de supprimer les bons de réquisition. Nous dirons pourtant que toutes les ruses et les moyens employés par l´autorité allemande pour éviter le contrôle de ses rapines seront déjoués. Le travail d´estimation que nous avons fait d´autre part, ainsi que la comptabilité nous ont permis d´établir exactement la perte totale éventuelle avec les éléments nécessaires pour mettre dans l´avenir les intérêts de l´usine Schmidt et Cie, à l´abri de toute contestation.

    Extrait de : AD Aisne. Série R : 15 R 1872. Dommages de Guerre. Dossier n°7612 - Ets Schmidt & Cie.

  • Equipements de l'usine en1914 pour la production de la force motrice électrique

    Moteurs thermiques pour la production d´électricité :

    1 moteur vertical à gaz pauvre à 4 cylindres séparés de 100 HP [sans doute s´agit-il d´un moteur Schmidt], doté de 2 gazogènes à gaz pauvre par compression avec gazomètre.

    1 moteur horizontal à essence de 5 HP De Mesmay (pour la mise en route du moteur à gaz).

    1 moteur à gaz pauvre de 60 HP à 4 cylindres type Gardner.

    Générateurs électriques continus :

    2 dynamos de 100 HP 110 V.

    1 dynamo 60 HP, 110 V actionnée par un moteur Gardner.

    1 dynamo 50 HP, 110 V actionnée par un moteur à gaz type Marine.

    1 dynamo 75 HP, 110 V actionnée par un moteur Dupleix.

    1 dynamo 75 HP, 110 V de rechange.

    1 dynamo 25 HP, 110 V.

    Moteurs électriques distribués dans les ateliers :

    1 moteur 20 HP 110 V (banc d´essai).

    1 moteur 2 HP 110 V (compresseur gaz).

    1 moteur 50 HP 110 V.

    1 moteur 2 HP 110 V (démarrage du moteur Schmidt).

    1 moteur 8 HP 110 V (ventilateurs).

    1 moteur 12 HP 110 V (« tour en l´air »).

    2 moteurs 3 HP 110 V (scies à ruban).

    1 moteur 15 HP 110 V (« métier à ficelle »).

    1 moteur 10 HP 110 V (modelage).

    1 moteur 25 HP 110 V (moulin à sable).

    2 moteurs 8 HP 110 V (levage).

    1 moteur 2 HP 110 V (« exposition brodeuse »).

    1 moteur 8 HP 110 V (pompage).

    Extrait de : AD Aisne. Série R : 15 R 1872. Dommages de Guerre. Dossier n°7612 - Ets Schmidt & Cie.

    Association des Propriétaires d'Appareils à Vapeur de la Somme de l'Aisne et de l'Oise - Constats des dégâts occasionnés par les allemands pendant l'occupation aux Etablissements de constructions mécaniques F. Schmidt & Cie. 08 octobre 1919.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Saint-Quentin. Série F ; 7 F 16 et 17. Conseil des Prudhommes - Listes électorales : Patrons, 1908 à 1927.

    années 1922 et 1924 (Frédéric Schmidt, né en 1864)
  • AC Saint-Quentin. Série G ; 1 G 24 à 93. Matrices des contributions personnelles et des patentes. 1864-1914.

    années 1907 (1 G 74-75), 1914 (1 G 89-90)
  • AC Saint-Quentin. Non coté. Copie de la matrice générale des contributions. 1961 - 1967.

  • AC Saint-Quentin. Non coté. Matrices cadastrales - 3e série - 1911/1926, [les mêmes matrices sont conservées aux archives départementales : AD Aisne. 4 P 691/2 à 9].

    cases 112, 4811 et 4812
  • AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire. 143 - Rue Claude-Debussy. Casier sanitaire - Etablissements Métallurgiques Boyer - 1932.

  • AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire. 330-1 - Rue Jacquard. Etablissements Métallurgiques Boyer. 1931, 1947 (permis n° 55).

  • AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire. 375-1 - Rue Lecat. Etablissements Métallurgiques Boyer - 1949 (permis n° 194), 1950 (permis n° 210).

  • AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt & Cie.

  • AD Aisne. Série U ; 289 U 129. Tribunal de Commerce de Saint-Quentin - Dépôt des actes de sociétés - Registres d'enregistrement.

    F. Schmidt et Cie - Augmentation de capital - 1907
  • AD Aisne. Série U ; 289 U 133. Tribunal de Commerce de Saint-Quentin - Dépôt des actes de sociétés - Registres d'enregistrement.

    F. Schmidt et Cie - Dépôt des actes anciens - 1921
  • AD Aisne. Série U ; 255 U 178. Justice de Paix de Saint-Quentin - Actes de sociétés - Constitutions - Statuts - Dissolutions.

    F. Schmidt et Cie - Procès-verbal d'assemblée générale - 25 Octobre 1921
  • AD Aisne. Série U ; 255 U 180. Justice de Paix de Saint-Quentin - Actes de sociétés - Constitutions - Statuts - Dissolutions.

    F. Schmidt et Cie - Modification des statuts - 20/03/1922
  • AD Aisne. Série U ; 255 U 187. Justice de Paix de Saint-Quentin - Actes de sociétés - Constitutions - Statuts - Dissolutions.

    Etablissements Métallurgiques Boyer - Dépôt des statuts - 22/11/1926
  • AD Aisne. Série U ; 255 U 190. Justice de Paix de Saint-Quentin - Actes de sociétés - Constitutions - Statuts - Dissolutions.

    Etablissements Métallurgiques Boyer - Augmentation de capital - 10/01/1929
  • AD Aisne. Série U ; 255 U 195. Justice de Paix de Saint-Quentin - Actes de sociétés - Constitutions - Statuts - Dissolutions.

    Etablissements Métallurgiques Boyer - Transfert de siège - 08/10/1934
  • AD Aisne. 9409. Industrie - Etudes du Comité d'Etudes et de Liaison Interprofessionnel du Département de l'Aisne - Recensement des industries pour 1960, 1964, 1966 et 1868.

  • BM Saint-Quentin. Fonds local : coll. Bernard Dion - Documents concernant les entreprises C.I.T.E.F., Burton'Steel, Demy, Boyer. Plans, photographies anciennes, etc.

  • IFA (Institut Français d'Architecture). Fonds Honegger.

    HONDE/B/47/06 : 1947-1967 - Usines Boyer, Saint-Quentin
Documents figurés
  • Ateliers de Construction de machines à broder à fil continu - F. Schmidt. Papier à en-tête, 03-03-1905 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Voirie. Dossier n° 28 - Arrêtés divers).

  • [Ateliers de] Construction de machines à broder à fil continu - F. Schmidt. Papier à en-tête, 05-09-1911 (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Etablissements de constructions mécaniques F. Schmidt et Cie. Papier à en-tête, 27-01-1921 (AD Aisne. Série R ; 15 R 1147. Dossier n° 5046 - Jules Grécourt).

  • Etablissements Métallurgiques F. Schmidt et Cie. Papier à en-tête, 05-03-1925 (AC Saint-Quentin. Série O ; 1 O 113. Voirie - Prestations diverses - 1903 à 1934).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer. Papier à en-tête, 21-08-1947 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire. 330-1 - rue Jacquard).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer. Papier à en-tête, 28-08-1950 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire. 375-1 - rue Lecat - Permis n°194).

  • Métiers à broder F. Schmidt et Cie. Publicité imprimée, 1908. In Annuaire Paul Douai du département de l'Aisne 1908 : répertoire des adresses. Saint-Quentin : P. Douai, p. 756 (BM Saint-Quentin ; ML 2570).

  • Constructions mécaniques F. Schmidt et Cie à Saint-Quentin. Publicité imprimée, 1909. In Annuaire Paul Douai du département de l'Aisne 1909 : répertoire des adresses. Saint-Quentin : P. Douai, p. 812 (BM Saint-Quentin ; ML 2571).

  • [Document de présentation de la production de machines-outils]. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Tour parallèle type Marine. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Machines à percer américaines n° 5. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Machines à meuler doubles. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Tour à centrer les arbres. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Marteaux-pilons à courroie n° 1. Document imprimé, 21 x 27 cm, [1910-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Etablissements de constructions mécaniques F. Schmidt et Cie - Saint-Quentin (Aisne) - Types d'appareils transporteurs, élévateurs - Appareils de levage. Document imprimé, 50 x 33 cm, [1905-1914] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Denis Honegger (à gauche), photographié dans les années 1950] . Photogr. pos., n. et b., 17x 23 cm, [années 1950] (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/15).

  • Société Schmidt et Cie constructeurs à Saint-Quentin. Tirage de plan, 1 : 400, 68 x 50 cm, 03-02-1917, par Grisel Adolphe (architecte). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Société Schmidt et Cie constructeurs - Grand atelier. Tirage de plan, 1 : 50, 70 x 30 cm, 06-01-1917, par Grisel Adolphe (architecte). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Société Schmidt et Cie constructeurs - Façade du petit atelier. Tirage de plan, 1 : 100, 76 x 30 cm, 14-01-1917, par Grisel Adolphe (architecte). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Société Schmidt et Cie constructeurs - Coupe longitudinale du petit atelier. Tirage de plan, 1 : 100, 74 x 30 cm, 12-01-1917, par Grisel Adolphe (architecte). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Usines F. Schmidt & Cie - Constructeurs à St Quentin (Aisne) - Fonderie et modelage. Tirage de plan, 1 : 100, 110 x 46 cm, [n.d.], par Boyer Fernand (ingénieur). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Usines F. Schmidt & Cie - Constructeurs à St Quentin (Aisne) - Fonderie et modelage. Tirage de plan, 1 : 100, 110 x 46 cm, [n.d.], par Boyer Fernand (ingénieur). (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • EM Boyer - St-Quentin - Plan général de l'usine - rue Lecat. Tirage de plan, F 30 P - n° 201, 1 : 200, 110 x 83 cm, 23-11-1949, par Honneger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 375-1 - rue Lecat - Permis n° 194).

  • Etablissements F. Schmidt & Cie - Maisons d'habitation. Tirage de plan, 1 : 100, 103 x 55 cm, [1931] (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard).

  • Société F. Schmidt & Cie - Construction de bureaux rue Claude Debussy - Plan d'ensemble, façade sur cour, coupe sur garage. Tirage de plan, n° 2422, 1 : 100 et 1 : 50, 105 x 34 cm, 25-04-1932 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire n° 143 - rue Claude-Debussy).

  • Société F. Schmidt & Cie - Construction de bureaux rue Claude Debussy - Façades et coupes. Tirage de plan, n° 2421, 1 : 50, 105 x 35 cm, 25-04-1932 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 143 - rue Claude-Debussy).

  • Société F. Schmidt & Cie - Construction de bureaux rue Claude Debussy - Rez-de-chaussée. Tirage de plan, n° 2420, 1 : 50, 105 x 39 cm, 25-04-1932 (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 143 - rue Claude-Debussy).

  • EM Boyer St Quentin - F 13 P - Chaufferie - garage - magasins - Façade sur la rue Jacquart. Plan, encre et mine de plomb sur calque, 1 : 100, 57 x 35 cm, 2-10-1947, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 330/2).

  • EM Boyer - St-Quentin - Bâtiment de la chaufferie - Plan de situation. Tirage de plan, n° 100, 1 : 100, 48 x 64 cm, 21-10-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer - St-Quentin - F13P - Chaufferie - Magasins - Plan au niveau + 2,85 m. Tirage de plan, n° 503, 1 : 50, 65 x 49 cm, 27-09-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer - St-Quentin - F13P - Chaufferie - Magasins - Plan au niveau + 6,00 m. Tirage de plan, n° 504, 1 : 50, 65 x 49 cm, 27-09-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer - St-Quentin - F13P - Chaufferie - Magasins - Façade sur la rue Jacquard. Tirage de plan, n° 509, 1 : 50, 70 x 55 cm, 14-10-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer - St-Quentin - F13R - Chaufferie - Magasins - Façade sur la cour. Tirage de plan, n° 510, 1 : 50, 50 x 55 cm, 20-10-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer - St-Quentin - F13P - Chaufferie - Magasins - Coupes transversales.Tirage de plan, n° 507, 1 : 50, 70 x 55 cm, 10-10-1947, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements métallurgiques Boyer St Quentin (Aisne) - Nouveau bâtiment des services généraux - Façade sur la cour de l´usine. Plan, encre sur calque, 1 : 100, 89 x 59 cm, 14-01-1947, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 330/9).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Façade Ouest (côté cour d'entrée). Tirage de plan, n° 521, 1 : 50, 103 x 67 cm, 13-02-1950 et 24-07-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements métallurgiques Boyer St Quentin (Aisne) - Nouveau bâtiment des services généraux - Façade sur la cour de l´usine. Plan, encre sur calque, 1 : 50, 105 x 69 cm, 10-02-1950, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 337/1).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Façade Est (côté jardin). Tirage de plan, n° 524, 1 : 50, 103 x 67 cm, 13-02-1950 et 27-03-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Façade Nord (côté rue Cl. Debussy). Tirage de plan, n° 523, 1 : 50, 103 x 67 cm, 13-02-1950 et 27-03-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Façade Sud (côté usine). Tirage de plan, n° 522, 1 : 50, 103 x 67 cm, 13-02-1950 et 27-03-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Coupe selon l'axe X-X'. Tirage de plan, n° 520, 1 : 50, 103 x 67 cm, 21-02-1950 et 27-03-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Travée de façade - Entrée escalier - Parie haute - F 26 P - 2015 A. Plan, encre sur calque, 1 : 50, 67 x 61 cm, 25-04-1950, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 337/1).

  • Etablissements Métallurgiques Boyer - Services généraux - Détail des sheds - F 26 P - 539. Plan, encre sur calque, 1 : 20, 104 x 66 cm, 02-12-1952, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 337/1).

  • F 42P - Etudes d´escalier : vue en perspective d'un projet pour les services sociaux. Plan, mine de plomb sur calque, croquis, [1947], par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 332/9).

  • EMB - Services sociaux - coupe longitudinale - F 42P/B - 112. Plan, encre sur calque, 1 : 100, 52 x 35 cm, 19-01-1950, par Honegger Denis (architecte). (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 332/9).

  • EM Boyer à St-Quentin - Bâtiment des services sociaux - Façade principale. Tirage de plan, n° 518, 1 : 50, 76,5 x 54 cm, 21-07-1950 et 23-11-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • EM Boyer à St-Quentin - Bâtiment des services sociaux - Coupe et façade. Tirage de plan, n° 517, 1 : 50, 76,5 x 54 cm, 13-07-1950 et 17-11-1950, par Honegger Denis (architecte). (AC Saint-Quentin. Service de l'Urbanisme ; Permis de construire 330-1 - rue Jacquard - Permis n° 55).

  • Vue aérienne. Photogr. pos., n. et b., altitude 6000 m, focale 50, format 178 x 238 mm, 18-06-1918 (AD Aisne. 28 Fi Saint-Quentin 2).

  • Usine Schmidt & Cie [Entrée principale et bureaux]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Atelier dévasté, 1919, n° 1]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Atelier dévasté, 1919, n° 2]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Atelier dévasté, 1919, n° 3]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Atelier dévasté, 1919, n° 4]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • [Le grand atelier de construction mécanique, vers 1919]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Les décombres de la fonderie en 1918. Impr. photoméc., 15 x 7,5 cm, 1918. Le Monde Illustré - La reconstitution des régions dévastées : L'Aisne 1918-1922. Tome 6, 65ème année, 1922. p. 92.

  • Usine Schmidt & Cie - Salle de montage des tours. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Usine Schmidt & Cie - Bâtiment de montage des tours. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Usine Schmidt & Cie - Menuiserie. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1919] (AD Aisne. Série R ; 15 R 1872. Dommages de guerre. Dossier n° 7612 - Ets Schmidt et Cie).

  • Les ateliers d'usinage au moment de l'armistice. Impr. photoméc., 15 x 7,5 cm, 1918. Le Monde Illustré - La reconstitution des régions dévastées : L'Aisne 1918-1922. Tome 6, 65ème année, 1922. p. 92.

  • La fonderie avec moulage mécanique pouvant couler des pièces jusqu'à 12 tonnes. Impr. photoméc., 15 x 11,5 cm, [1921-1922]. Le Monde Illustré - La reconstitution des régions dévastées : L'Aisne 1918-1922. Tome 6, 65ème année, 1922. p. 92.

  • Grand hall d'usinage de 100 mètres ; au premier plan, carcasses d'alternateurs, bâtis de machines, fontes de bâtiments, etc. Impr. photoméc., 15 x 10,5 cm, [1921-1922]. Le Monde Illustré - La reconstitution des régions dévastées : L'Aisne 1918-1922. Tome 6, 65ème année, 1922. p. 92.

  • [La chaufferie en cours de construction, septembre 1948]. Photogr. pos., n. et b., 6 x 8 cm, 30-09-1948. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 153/14).

  • [La chaufferie achevée, vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 16).

  • [Les services sociaux vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 2).

  • [Le réfectoire (services sociaux), vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 10).

  • [Détail de la façade des services sociaux, vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 4).

  • [Les services généraux en construction : façade antérieure (vers 1950)]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 20).

  • [Les services généraux en construction : façade antérieure (vers 1950)]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 21).

  • [Les services généraux en construction (vers 1950)]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 23).

  • [Les services généraux en construction, vus depuis la rue Lecat (vers 1950)]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 26).

  • [Les services généraux en cours d'achèvement (vers 1950)]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 32).

  • [Les sheds des services généraux, vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 27).

  • [Les sheds des services généraux, vers 1950]. Photogr. neg., n. et b., 5,5 x 5,5 cm, [n.d.]. (Institut Français d'Architecture ; HONDE/B/47/06 : 230 IFA 154/12 - Négatif n° 30).

  • [Quartier de la Basilique vu depuis l'ouest]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1950-1964], par Lapie (AD Aisne ; 10 Fi Saint-Quentin 57).

  • [Quartier de la gare]. Photogr. pos., n. et b., 18 x 13 cm, [1950-1964], par Lapie (AD Aisne ; 10 Fi Saint-Quentin 64).

  • [Vue aérienne de l'usine vers 1989]. Photogr. pos., coul., n° 131, 17,5 x 24,5 cm, [1989] (BM Saint-Quentin. Fonds local : photographies aériennes).

Bibliographie
  • CELEDA. L´industrie du département de l´Aisne au 1er janvier 1977. Saint-Quentin, [1977].

  • CHAMBRE REGIONALE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE PICARDIE. Panorama des industries de Picardie : 1983. C.R.C.I., [1983].

  • CHAMBRE REGIONALE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE PICARDIE. Panorama des industries de Picardie : 1988. C.R.C.I., 1988.

  • COHEN Jean-Louis, ABRAM Joseph, LAMBERT Guy (dir). Encyclopédie Perret. Paris, Monum, 2002.

    p. 338-339. (notice sur Denis Honneger)
  • D'HONT, Anne Sophie. La reconstruction des industries textiles dans l'arrondissement de Saint-Quentin après la Première Guerre mondiale. Mémoire de maîtrise d´histoire, Mme Masson (dir.), FLSH Lille, 2002.

    p. 20, 47,124
  • MACAIGNE, Jean. L'industrie de la broderie mécanique à Saint-Quentin et dans les environs. Saint-Quentin : imp. Gén., 1908.

    p. 26, 84, 85
  • Qui fabrique Quoi ? Répertoire des industriels et producteurs de l'Aisne. Saint-Quentin : CCI de l'Aisne, [1972].

  • La reconstitution des régions dévastées. Tome 6 : L'Aisne 1918-1922. Le monde Illustré, 65ème année, 1922 (Imprimerie E. Defossés, 1922).

    p. 92
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Communauté d'agglomération et ville de Saint-Quentin (c) Communauté d'agglomération et ville de Saint-Quentin - Pillet Frédéric - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.