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Anciens établissements Mouret (teinturerie et tissage) et Dupetit, devenue usine de teinturerie et d'apprêts Dupetit, Cocquel & Dupetit, puis Doulet (détruite)

Dossier IA80002478 réalisé en 1985

Fiche

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  • Parties constituantes

    • conciergerie
    • cour
    • bureau
    • remise
    • chaufferie
    • atelier de fabrication
    • pièce de séchage
    • atelier de réparation
    • magasin industriel

Á rapprocher de

L'usine Dupetit est une des plus anciennes teintureries établies à Saint-Maurice ; elle appartient toujours aux mêmes propriétaires jusqu'à la fin du 19e siècle, où elle devient l'usine Cocquel et Dupetit, attestée en 1897. L'extension sur une parcelle voisine est visible sur le plan de 1903 qui montre que l'usine comprend alors deux entités indépendantes séparées par un mur de clôture mais reliées par un passage couvert. Comme le montre la comparaison entre la représentation de 1893 et le plan de 1903, plusieurs transformations et agrandissements ont été réalisés entre ces deux dates : le bâtiment à usage de bureaux a été agrandi d'un pavillon. Les ateliers de coupe, visibles sur le plan de 1903, sont construits avant 1897, comme l'indiquerait leur mention dans la déclaration de 1897.

Avant sa destruction, l'édifice conservait la presque totalité des bâtiments visibles sur le plan de 1903. Les ateliers de teinture ont été reconstruits dans la première moitié du 20e siècle, dont datent également les extensions réalisées par rapport au plan de 1903.

Appellations établissements Mouret et Dupetit, usine de teinturerie et d'apprêts Dupetit, Cocquel & Dupetit, puis Doulet
Parties constituantes non étudiées conciergerie, cour, bureau, remise, chaufferie, atelier de fabrication, pièce de séchage, atelier de réparation, magasin industriel
Dénominations usine de teinturerie
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Hydrographies Teinturiers bras des
Adresse Commune : Amiens
Lieu-dit : faubourg Saint-Maurice
Adresse : rue Octave-Tierce , ancienne rue de la Citadelle
Cadastre : 1813 F 290 à 295 ; 1852 F14 101 à 115 ; 1984 BM 143

Sources :

Les sources conservées aux archives départementales renseignent sur les évolutions du site, occupé au milieu du 19e siècle par les teintureries.

La teinturerie et le tissage appartiennent à Pierre Jean-Baptiste Mouret (F 102-103), qui procède à une reconstruction d'un tissage mécanique (1865) et de la teinturerie (1866), puis à des agrandissements en 1869 et en 1879, date à laquelle est également construit un nouveau bâtiment pour l'apprêt. L'entreprise est réunie à l'usine voisine.

Une entête de papier à lettre (M 96852) indique que la teinturerie Dupetit est fondée en 1840. Elle est agrandie en 1876 (atelier d'apprêt, conciergerie), en 1880, en 1883 (teinturerie et apprêt, et machine à vapeur). En février 1897, une première déclaration (M 96852) indique que l'usine de teinture et apprêts A. Cocquel et F. Dupetit (5 et 7 rue de la Citadelle) dispose d'ateliers de coupe mécanique de velours.

Adéodat Cocquel et Fernand Dupetit sont imposés pour la construction d'une maison (1898) et d'un magasin (1903).

Equipements

Une déclaration de février 1893 (M 96848) indique que les frères Dupetit, viennent d'installer dans leur usine (3 et 5 rue de la Citadelle), 9 cylindres sécheurs François et Rolland en tôle de fer pour la teinturerie.

Une déclaration faite en décembre 1897 (M 96852) signale que l'usine (3 et 5 rue de la Citadelle) est équipée d'un déboullisseur Carlas (Paris) de 4,415 m3, pour la teinture de velours de coton.

Une déclaration de février 1905 (M 96860) signale que l'usine de teinturerie sur velours Cocquel et Dupetit possède 2 récipients cylindriques tubulaires.

Documents figurés :

Deux teintureries sont représentées à cet emplacement sur les cadastres de 1813 et 1852.

Le plan monumental d'Amiens de 1893 (ill.) en donne une première représentation. L'édifice est construit en parcelle traversante entre la rue de la Citadelle (actuelle rue Octave-Tiercé) et le canal des Teinturiers. Un corps de bâtiment à étage carré (6 travées en façade sud) couvert d'un toit en pavillon, flanqué à l'est par un pavillon à étage carré (4 travées en façade sud) et à l'est par un corps en rez-de-chaussée, ferme la parcelle au nord sur la rue. Des ateliers occupent la moitié ouest de la parcelle. Au sud, deux corps de bâtiment à étage carré sont ceinturés par des ateliers implantés en bordure du canal des Teinturiers. Une cheminée est visible dans l'angle sud-ouest. Enfin un corps de bâtiment allongé en rez-de-chaussée occupe le centre de la cour. Un pont enjambe le canal des Teinturiers dans l'axe d'une porte cochère, dans l'angle sud-est de la parcelle.

Un plan de l'usine (M 81740) daté du 14 mars 1903 montre qu'elle est située entre la teinturerie Guénin à l'ouest et la teinturerie Hagimont à l'est. Ce plan (ill.) figure l'ensemble des bâtiments représentés sur le plan de 1893 mais également des ateliers (coupe, apprêts et apprêts finis) situés sur une parcelle voisine où figurent également une remise et une conciergerie. Une cour occupe la partie sud de la parcelle. Ce plan indique la localisation des différents ateliers et des salles des machines et générateurs. Il figure également au nord, un magasin de plan massé prolongé à l'ouest par un corps de bâtiment de plan en L à usage de bureaux. Un magasin occupe l'espace séparant initialement les ateliers et le bâtiment fermant la parcelle au nord. Un passage traversant est aménagé dans la dernière halle visible sur le plan de 1893, permettant d'accéder à la parcelle voisine et servant de vestiaire pour le personnel.

Travaux historiques : Selon le dossier établi lors de l'enquête de 1985, la teinturerie Dupetit, Le Chevalier et Cie, attestée en 1921, fusionne avec l'usine voisine Hagimont, dans le cadre du rachat par le groupe Frémaux, en 1963.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle

L'édifice est occupe une parcelle traversante, bordé au sud par le canal des Teinturiers et au nord par la rue Octave-Tiercé. Une passerelle permet l'accès depuis la rue des Teinturiers, au sud (fig. 15). Le fond est formé de deux parties séparées par un mur de clôture.

A l´est de cette séparation, une terrasse distribue le corps de bâtiment de plan en L aligné sur rue et une galerie donnant accès à la partie occidentale du site, tous deux situés en surplomb du niveau de la cour de l´usine. Le bâtiment à étage carré présente 4 travées en façade sud ; celle de l´est plus étroite permet de raccorder le pavillon en retour d´équerre à 2 travées en façade ouest et 1 travée en façade sud (fig. 5). La façade nord, sur la rue présente 5 travées et 2 accès. Un petit bâtiment en rez-de-chaussée le prolonge à l´ouest (fig. 4). Le vaste bâtiment de plan massé à étage carré, qui le prolonge à l´est, est doté d´un étage de soubassement accessible depuis le niveau de la cour. La façade sud présente 3 travées, avec des portes hautes ; une ouverture est remaniée à l´ouest (fig. 5). La façade nord est percée d´une porte cochère et d´une fenêtre à linteaux de fer.

Au niveau de la cour, des ateliers en briques occupent la partie ouest de la parcelle. Six vaisseaux à fronton semi circulaire sont partiellement occultés par des constructions adventices, dont l´ossature en pan de fer est hourdie de briques et de parpaings de béton (fig. 8). Bien que privé de sa toiture, un bâtiment de plan massé en briques occupe le centre des ateliers (fig. 9).

Au sud, des ateliers présentant trois étapes de construction sont constitués de huit vaisseaux perpendiculaires au canal construits en briques avec une ossature en pan de fer. Au sud-ouest, deux bâtiments se distinguent par leur gabarit plus élevé (fig. 10, 13 et 14). Celui du sud, couvert d'un toit en pavillon, est construit en briques et couvert d´ardoises ; la trace d´une ancienne ouverture est visible sur le mur sud (fig. 12). Celui du nord est construit en brique avec une ossature en pan de fer et couvert d´un toit en bâtière de tôle ondulée. Il présente une façade pignon à l'est.

Les ateliers ouvrant sur la cour sont prolongés à l´ouest sur la parcelle voisine par des ateliers couverts de sheds présentant six frontons à pas de moineau. Ces ateliers s'étendent jusqu´à la limite de la parcelle presque totalement construite.

Au nord-ouest, un bâtiment de plan massé à 2 étages carrés et couvert d´un toit en pavillon est construit à l´alignement de la rue ; il présente également 1 étage de soubassement (fig. 6 et 7).

Murs brique
fer
enduit partiel
pan de fer
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, ardoise
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
États conservations détruit après inventaire

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1985 par Benoit Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Isabelle Barbedor, en 2002, dans le cadre de l’inventaire topographique d'Amiens métropole.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série M ; M 96848. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96852. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96860. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 21/120. Section F. Quartier Saint-Maurice. Matrices des propriétés bâties 1856-1913.

Documents figurés
  • Amiens. Plan cadastral. Section F, dite de Saint-Maurice, dessin, Grevin géomètre, 1813 (AD Somme ; 3 P 1162).

  • Plan cadastral. Section F, dite de Saint-Maurice, 14e feuille, dessin par Leblanc géomètre, 1852 (DGI).

  • Etablissements Dupetit. Teinture et apprêts. In : Nouveau plan d'Amiens monumental, industriel et commercial, vers 1893 (BM Amiens).

  • Plan de la teinturerie Cocquel et Dupetit, dessin, 14 mars 1903 (AD Somme ; M 81740).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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- Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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