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École primaire de filles de Flixecourt

Dossier IA80010020 inclus dans La ville de Flixecourt réalisé en 2012

Fiche

Genrede filles
Parties constituantes non étudiéeslogement, cour
Dénominationsécole primaire
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois - Picquigny
AdresseCommune : Flixecourt
Adresse : place
Jeanne-d'Arc
Cadastre : 1998 AK 623, 624
Précisions

Face au nombre croissant d'élèves, la municipalité envisage d'agrandir l'école des filles existante, dès 1893. Plusieurs fois reporté, le projet est abandonné au profit de la construction d'une nouvelle école, sur une partie de l'ancien cimetière, laissé à l'état de terrain vague depuis sa fermeture, en 1875.

Le projet de construction d'une nouvelle école, confié à l'architecte amiénois Alfred Cuvillier et comprenant quatre classes avec préau et trois logements destinés aux institutrices, est approuvé par le Conseil municipal en novembre 1906. La construction est autorisée par la préfecture le 2 mars 1907. Les travaux sont adjugés à Emile Dupont, entrepreneur de maçonnerie à Amiens et à Ducrotoy, couvreur à Vignacourt, pour un montant de 85227 francs.

Le décor sculpté est réalisé par le sculpteur Georges Legrand. Il comprend un haut-relief, représentant une allégorie de la Paix, et deux cartouches, l'un donnant la date de 1907, le second indiquant la destination de l'édifice.

Le chantier est terminé à la fin de l'année 1908 et la réception définitive des travaux a lieu le 15 juin 1909.

Les deux cartes postales antérieures à 1910, qui figurent en illustration du dossier, montrent cependant que le cartouche portant l'inscription "école communale de filles" n'était pas encore placé dans le mur ouest.

Cet ajout postérieur est également confirmé par la déclaration faite en conseil municipal du 2 juillet 1909, "le conseil municipal déclare faire toutes les réserves en ce qui concerne le motif allégorique posé par l'ancienne municipalité sur la nouvelle école communale de filles, dans le pan coupé faisant face à la rue de l'Hôtel-de Ville, dépense dont il n'est fait mention dans aucun compte des entrepreneurs, et demande que justification lui soit fournie relativement au paiement des dépenses du sculpteur et autre occasionné par ce motif, de manière qu'aucun recours ultérieur ne puisse être exercé contre la commune à ce sujet par qui que ce soit."

En 1911, les quatre classes de l'école de filles sont à nouveau insuffisantes pour le nombre d'enfants, elles accueillent 34, 44 et 52 élèves, enfin 96, dans la classe enfantine. Le recensement de population de 1911 signale la présence d'une institutrice, logée dans l'école.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Cuvillier Irénée Alfred
Cuvillier Irénée Alfred (1867 - )

Architecte établi chaussée Périgord à Amiens (recensement de population de 1911).


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architecte attribution par source
Auteur : Legrand Georges
Legrand Georges (1873 - 1934)

Sculpteur. Lié au groupement de Notre-Dame des Arts, fondé par Pierre Ansart au lendemain de la première guerre mondiale. Père du sculpteur Max Legrand. Installé à Amiens 70 boulevard Thiers en 1930.


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sculpteur signature
Auteur : Dupont Emile , dit(e)
Dupont Emile , dit(e)

entrepreneur.

436 quai de la Somme (1908).


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entrepreneur attribution par source

L'école occupe une vaste parcelle d'angle de forme irrégulière, délimitée au nord et à l'est par un long bâtiment de plan en L (classes), implanté sur rue et fermant la cour des élèves. Des dépendances se situent au sud de la cour ; le logement, à droite de l'entrée principale, est implanté à l'alignement de la place Jeanne-d'Arc. La parcelle présente un fort dénivelé, racheté par un étage de soubassement, sous le bâtiment des classes.

L'ensemble des bâtiments est construit en briques rouges, à l'exception du sommet des piédroits, des linteaux de fenêtres et de la corniche, où l'usage de brique silico-calcaire grise souligne quelques éléments de modénature, et couvert d'ardoises.

Le bâtiment principal en rez-de-chaussée, qui abrite quatre classes, prend appui sur le tracé de l'ancien mur de clôture du cimetière qui entourait l'église vers la route qui passe en contrebas ainsi que vers la place (actuelle place Jeanne-d'Arc). Chaque classe est éclairée, au nord et au sud, par six fenêtres et dispose d'un accès indépendant depuis la cour.

La classe située à l'est de la cour dispose de baies plus larges qui indiquent la présence d'une ancienne classe maternelle.

Le bâtiment comporte des éléments de décor porté. Sur le pan coupé, il s'agit d'un haut-relief représentant une allégorie de la Paix, signé verticalement en bas à droite G. Legrand ; au-dessus est placé un cartouche de style Art Nouveau donnant la date de 1907. Sur le mur ouest, un autre cartouche de style Art Nouveau porte l'inscription "école communale des filles".

Le logement des institutrices est un bâtiment à étage carré, aligné sur la place Jeanne-d'Arc et disposant d'un accès indépendant depuis cette place. Il présente une façade antérieure à trois travées et conserve ses volets en bois.

Mursbrique
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Typologieslogement indépendant
Techniquessculpture
Précision représentations

Trois tableaux de pierre sont installés sur le pan coupé et sur l'élévation aveugle du pignon de l'école. Le premier tableau sculpté porte la date de 1907. Le second accueille l'inscription "école communale / des / filles" dans un ensemble végétal de style art nouveau, avec en guise de trophée des rameaux d'olivier, un compas, un livre représenté sur la tranche et un cylindre (rouleau ?) qui forment autant de symboles de la paix et de la connaissance.

Le dernier tableau, composé d'un groupe sculpté en haut-relief, représente une allégorie de la Paix ; thème donné par le titre "Pax" figuré au bas de l’œuvre. Le groupe à trois personnages réunit une femme adulte vêtue à l'antique. Elle porte une couronne de blé, symbole de prospérité, dans les cheveux. Elle a près d'elle deux enfants, à qui elle enseigne la lecture. A droite, dans la partie inférieure, un canon fait écho à un obus dressé qui occupe l'angle opposé. L'arrière plan est occupé par une charrue creusant ses sillons de labours dans la terre, au-dessus de laquelle se lève le soleil. L'ensemble alimente un discours pacifique et moral, où la paix permet l'éducation et apporte la prospérité, symbolisée ici par l'agriculture.

Construite en 1907, sur les plans de l'architecte amiénois Alfred Cuvillier, la nouvelle école de filles de Flixecourt est l'une des plus vastes du Val de Nièvre. Elle compte quatre classes et dispose de trois logements d'institutrices.

Pour ce projet, Alfred Cuvillier propose un dispositif assez proche de celui qu'il dessine au même moment pour l'agrandissement de l'ancienne école de filles Canaples. Ici, la forme de la parcelle et la topographie du terrain en très forte pente imposaient un accès depuis le parvis de l'église, à l'est, ou depuis la place Jeanne-d'Arc, à l'ouest. Cette forte contrainte a conduit l'architecte à disposer le bâtiment des classes en rez-de-chaussée sur un fort remblai au nord et à placer le logement des institutrices au sud de la parcelle.

Ouverte en 1909, la nouvelle école de filles de Flixecourt est à nouveau insuffisante deux ans plus tard. Sa capacité d'accueil est moins importante qu'à Saint-Ouen, où l'architecte Bienaimé dessine, au même moment, les plans d'une nouvelle école comprenant six classes et cinq logements.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 1708. Flixecourt. Administration communale, 1870-1939.

  • AC Flixecourt. Registre des délibérations du Conseil municipal, 1896-1918.

Documents figurés
  • Flixecourt (Somme) - Ecole communale des filles, carte postale, édition P. Candeille Fixecourt, avant 1910 (coll. part.).

  • Flixecourt. Nouvelle école des filles, carte postale, Vve Leclerc éditeur, avant 1910 (coll. part.).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Fournier Bertrand - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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