Église paroissiale Saint-Nicolas de Mortagne-du-Nord
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  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut - Saint-Amand-les-Eaux
  • Commune Mortagne-du-Nord
  • Cadastre 2008 U 672
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Nicolas

En 1820, la commune projette la construction d´une église ; l´architecte Simon présente un projet, ainsi que l´architecte Voisin (AD Nord 2O421/72), qui modifie son plan suite au rapport du Conseil des bâtiments civils. En 1888 (AD Nord 2O421/83), l´architecte roubaisien Paul Destombes, qui est également membre de la société des architectes du nord de la France et se présente comme architecte valenciennois, fait un projet d´exhaussement ou de consolidation du clocher, qui est très vite suivi d´un projet d´agrandissement. Il est probable que l´ouragan de mars 1876 ayant causé des dommages à l´hospice Saint-Michel ait également endommagé l´église. Cette église a été détruite pendant la Première Guerre mondiale. Un projet de reconstruction est envisagé en 1927 avec les dommages de guerre. Le projet de l'architecte parisien Fernand Baud, associé à l'architecte de la commune, Marcel Coquet, s´inscrit dans le projet urbain. Le mobilier a été dessiné par Fernand Baud en 1931 : les travaux de mosaïque des autels sont réalisés par la maison Lamarque de Croix, les motifs en sgraffito des autels latéraux par Maurice Ringot, statuaire de Malo-les-Bains, le grès rouge de la chaire et des fonts baptismaux (grès rouge dur de Saverne) est fourni par M. René Philippe, de Saverne. Cette église conserve un tableau de Mathias Stomer représentant le repas d'Emmaüs, classé au titre objet le 29/02/2000 (PM59001762).

Les élévations et coupes du projet de 1820 montrent un édifice de plan basilical couvert d´un plafond et d´une toiture à deux pans. La façade du premier projet est de style néoclassique à fronton et couronnée d´une tour-clocher assez massive à deux niveaux coiffée d´une coupole ceinturée de frontons. La façade réalisée était certainement plus sobre et coiffée d´une simple toiture à quatre pans. Le style de cette église s´apparente à celle de Marchiennes, construite au début du XIXe siècle par l´architecte Benjamin-Joseph Dewarlez (1767-1819). L'agrandissement proposé par Paul Destombes consistait en l'ajout de deux travées et la transformation de l´abside en chevet plat, le tout éclairé par des rosaces et décoré de moulurations de style néo-Renaissance. La tour-clocher coiffée d´une flèche octogonale entourée de clochetons réalisée en 1900 semblait monumentale. La réalisation de 1927 mêle des influences diverses : le volume est celui d´une église-halle, rappelant les églises de la France septentrionale, élevée en brique et pierre pour les colonnes, rappelant ainsi les églises du XVIIIe siècle de la région et des communes voisines. Le mobilier, composé d´un maître-autel, des autels latéraux, d'une chaire sans abat-voix, de fonts baptismaux et d'un chemin de croix, est de facture plus moderne, de style Art-Déco, en pierre reconstituée, grès rouge et mosaïque et des motifs décoratifs en sgraffito. Ce programme architectural est à rapprocher de celui de la commune voisine de Bléharies (Belgique) où l´église Saint-Aybert, achevée en 1926, a été conçue par l´architecte belge Henri Lacoste, formé à l´Ecole des Beaux-Arts de Paris où il a pu rencontrer Fernand Baud.

  • Murs
    • brique
    • pierre
    • béton
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
    • voûte en demi-berceau
    • coupole en pendentifs
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée (incertitude)
Date d'enquête 2008 ; Dernière mise à jour en 2008
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
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