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Église paroissiale Saint-Ouen et ancien cimetière de Saint-Ouen

Dossier IA80009824 inclus dans La ville de Saint-Ouen réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Vocables Saint-Ouen
Parties constituantes non étudiées presbytère
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Saint-Ouen
Adresse : rue de la République , chaussée de Brunehaut
Cadastre : 1832 A2 425-429 ; 2008 AB 29A, 34

Les sources conservées aux archives départementales mentionnent la réparation du chœur de l'église en 1782 (série D) et renseignent sur les transformations de l'église et du presbytère effectuées au 19e siècle (série O). Dès l'an 11, l'état de l'église nécessite des réparations urgentes (piliers, "montée du clocher" et comble) pour lesquelles la commune fait dresser des devis. La reconstruction de l'église et de la sacristie est projetée dès 1818. Le poids de la tour voûtée du clocher, qui surmonte le chœur de l'église en interdit l'usage et il est même devenu trop risqué de sonner les cloches. Les habitants ont contribué à la remise en état de la nef, "trop peu spacieuse pour contenir la population". La reconstruction du chœur est autorisée en 1824, date des plans et devis de l'architecte de Doullens, Charles Demoulins.

Dans sa séance du 10 mai 1825, le conseil municipal juge "indispensable et très convenable de rallonger le-dit chœur de 3,20 m pour changer de place le clocher et le placer sur le pignon, à l'extrémité, afin que les cordes des cloches ne soient plus apparentes dans le chœur, ce qui est une gène incroyable". Le conseil souhaite également élever une flèche plus haute et propose la reconstruction totale du chœur. Cette décision est soutenue par l'architecte Cheussey, rapporteur auprès du Conseil des Bâtiments civils en juillet 1825, car les "parties des murs du chœur qui devaient être conservées étaient en mauvais état et peu capables de supporter le comble qui doit être refait à neuf, de sorte qu'il y a nécessité absolue de procéder à leur restauration". L'architecte Cheussey approuve également le dispositif spatial proposé : "on remarque par ce plan qu'on profite de la nécessité dans laquelle on se trouve de reconstruire les murs du chœur, pour placer la sacristie tout à fait à son chevet et faire porter le clocher immédiatement au-dessus de la sacristie". Les travaux sont réalisés par les entrepreneurs Jean-Baptiste Victor Lognon et Jean-Baptiste Legris.

L'édifice orienté, visible sur le cadastre napoléonien, présente un plan allongé à vaisseau unique.

En 1844, il s'avère nécessaire de reconstruire la nef, au motif que "l'ancienne nef qui pouvait être réparée était trop petite et qu'on a voulu avoir plus grand afin de pouvoir procurer les places nécessaires aux habitants". Le maire se heurte aux velléités du conseil de fabrique, qui veut faire placer deux autels secondaires dans la nef.

Le dépassement du budget incite le maire à demander au préfet l'autorisation de modifier le projet de l'architecte "l'église de Saint-Ouen n'a rien d'antique, d'historique, ni de monumental. Le conseil municipal, à l'unanimité et la totalité des habitants sollicitent avec insistance la modification du portail devenue nécessaire par l'imprévoyance des prévisions de l'architecte".

L'église est restaurée en 1900, date à laquelle la construction des escaliers et le réaménagement de la place, sont réalisés par l'entrepreneur Léon Boitelle.

Le presbytère

Les travaux effectués au presbytère doivent permettre l'installation d'un curé desservant, afin que Saint-Ouen ne soit plus une annexe de Bettencourt. En l'an 11, le presbytère est couvert de chaume. Le cadastre de 1832 figure un bâtiment de plan allongé, entre cour et jardin. En 1832, la commune fait donc construire deux étables pour le presbytère, dans le but de faciliter l'installation d'un curé desservant. En 1839, elle vote la reconstruction du presbytère, réalisée en 1840, par le maçon Daullé, sur les plans de l'architecte Demoulins. Des latrines seront aménagées en 1844, ainsi que la séparation entre la cour du presbytère et le cimetière. Ces travaux sont contemporains de la reconstruction de la nef par l'entrepreneur Dupont-Leblond, sur les plans de l'architecte Demoulins. Le cimetière Les murs du cimetière qui entoure l'église, nécessitent de constantes réparations, en 1811, en 1818, en 1846. Le cimetière doit être agrandi en prélevant une partie du terrain de la cour du presbytère. Il sera déplacé à la sortie du village, en 1876. Les murs seront démolis en 1900 et le terrain nivelé, dans le cadre du réaménagement des abords de l'église.

Période(s) Principale : 18e siècle, 2e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1825, porte la date
1844, daté par source
1900, daté par source
Auteur(s) Auteur : Demoulins Charles, architecte, attribution par source
Auteur : Daullé,
Daullé

Maçon à Domart en 1851 (Saint-Léger-lès-Domart).


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maçon, attribution par source
Auteur : Boitelle Léon, entrepreneur, attribution par source

L'édifice orienté au nord-est occupe une parcelle d'angle. De plan allongé, à vaisseau unique, il est construit en calcaire, appareillé en pierre de taille, couvert d'ardoises et présente un choeur plus étroit que la nef, surmonté d'un clocher en charpente.

La façade nord-ouest est précédée d'un emmarchement et d'une terrasse.

Date portée sur le mur est du choeur : 1825.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Typologies cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série D ; D 15. Administration du collège après la suppression des Jésuites (1782-1787).

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3402. Saint-Ouen. Administration communale.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3403. Saint-Ouen. Administration communale.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3405. Saint-Ouen. Administration communale.

Documents figurés
  • Saint-Ouen. Plan cadastral : section A2, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Delgove géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1470/3).

Bibliographie
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 40
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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- Fournier Bertrand