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Église paroissiale Saint-Pierre et cimetière de Franqueville

Dossier IA80009669 inclus dans Le village de Franqueville réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Pierre
Parties constituantes non étudiées tombeau, mur de clôture, portail
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Franqueville
Adresse : rue Principale , ancienne place de Ville
Cadastre : 1835 B2 258, 259 ; 1983 AB 176

La nef a été construite au 12e ou au 13e siècle. Le chœur, plus élevé, a été reconstruit en 1576 (date portée), probablement à l'initiative de Jacqueline de Riencourt, dame de Franqueville, de Montgrey et de Wittrennes. À l'instar de nombreuses tours-clochers de style gothique du Nord de la France, le clocher-porche date probablement aussi de cette époque.

D'importants travaux ont été menés, durant le premier quart du 18e siècle, comme la construction de la sacristie, le décor sculpté du portail occidental, la reprise des baies de la nef ou la fausse voûte du chœur. Ces aménagements peuvent probablement être mis en rapport avec Jean-François Antoine Léonore de Gaude, seigneur de Martainneville, Franqueville et Houdencourt, époux de Marie-Anne de Malortie de Boudeville. Les deux époux sont peut-être aussi les titulaires des armoiries d'alliance, aujourd'hui bûchées, sculptées au sommet du pignon du chœur.

Selon R. de Guyencourt, à la pointe du pignon figurait encore en 1913 la date de 1784 (aujourd'hui disparue), millésime probable d'une autre intervention, peut-être sous l'égide de Jean-François Léonore Vogt de Hunolstein, seigneur de Franqueville et de Houdencourt. La date de 1792 peinte au-dessus de la tribune correspond à des travaux de restauration, liées probablement à un usage civil de l'église à la période révolutionnaire.

Sous l'Ancien Régime, la cure était à la présentation du prieur de Domart, qui partageait la dîme avec les jésuites d'Amiens et l'abbaye de Berteaucourt.

En 1872, la terrasse du clocher était bordée par un garde-corps ajouré, tandis que les arêtes de flèche de pierre, probablement contemporaine de la tour, portait un décor en très haut-relief. La flèche a été reconstruite en 1881 d'après le projet établi en 1876 par Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens. À cette occasion, le garde-corps ajouré a été remplacé par un simple muret plein.

Période(s) Principale : 12e siècle, 13e siècle, 4e quart 16e siècle
Secondaire : limite 17e siècle 18e siècle, 4e quart 18e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates 1576, porte la date
1792, porte la date
1881, daté par source
Auteur(s) Auteur : Antoine Louis Henry,
Louis Henry Antoine (1820 - 1900)

Architecte, président de la société régionale des architectes du nord de la France, président d'honneur de la société des Antiquaires de Picardie, membre du conseil départemental des constructions et bâtiments publics.

Arrive à Amiens en 1846 pour construire la gare.

Architecte de la ville jusqu'en 1856 (démission).

Architecte de l'arrondissement de Doullens (Somme).

Père de Georges Antoine et d'Antoine Joseph. Grand-père d'Henry.

1862 : domicilié 21 rue des Saintes-Maries (annuaire).

1881 : domicilié 10 rue des Saintes-Maries à Amiens avec son fils Joseph (19 ans) élève architecte.

chevalier de la légion d'honneur, capitaine commandant honoraire de la compagnie des sapeurs-pompiers, membre du conseil municipal,

Voir le site http://www.purl.org/inha/agorha/002/75226.


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architecte d'arrondissement, attribution par source
Personnalité : Riencourt Jacqueline de, commanditaire, (?), attribution par analyse stylistique
Personnalité : Gaude Jean-François Antoine Léonore de,
Jean-François Antoine Léonore de Gaude
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commanditaire, (?), attribution par analyse stylistique
Personnalité : Hunolstein Jean-François Léonor Vogt baron de,
Jean-François Léonor Vogt baron de Hunolstein
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commanditaire, attribution par analyse stylistique

L'église est construite en calcaire, appareillé en pierre de taille, avec certaines parties de soubassement en parement de silex. Les soubassements, ainsi que certains contreforts du chœur, ont été repris en brique. L'édifice est divisé en trois parties distinctes. La tour-clocher occidentale, dans laquelle ouvre la porte principale, est épaulée de six contreforts d'angle en équerre. Trois larmiers chanfreinés sont étagés sur les trois murs extérieurs. L'espace intérieur de la tour est divisé en deux niveaux. Le premier niveau est formé du porche voûté d'ogives, et le second de la chambre des cloches, partagée en hauteur par le beffroi. Celui-ci est éclairé par quatre larges baies en arc brisé ouvertes dans chacun des murs, et couvertes d'une archivolte. Le clocher est couvert en partie d'une terrasse bordée d'un garde-corps, sur laquelle est érigée la flèche polygonale dont l'intrados forme le couvrement de la chambre des cloches. La nef, épaulée de deux contreforts de chaque côté, est percée de trois baies en anse de panier et d'une petite porte sur le flanc sud, et d'une baie seulement sur le flanc nord. Une grande arcade marque la séparation entre le clocher-porche et la nef. Le chœur à abside polygonale à trois pans est plus large et plus élevé que la nef, dont il est séparé par un mur-pignon à rampant découvert. Deux blocs de grès, insérés dans la maçonnerie des soubassements extérieures de ce mur, portent la date gravée de 1576. Sept larges baies éclairent le chœur. Couvertes en arc brisé, elles sont soulignées d'archivoltes et encadrées de huit contreforts. La nef et le chœur sont chacun couverts d'une charpente apparente complétée d'une fausse voûte en plâtre sur lattis qui a remplacé (ou masqué) à une période récente les voliges de lambris de la charpente lambrissée. Un escalier suspendu en charpente permet d'accéder à la tribune de la nef depuis le porche. Comme la plupart des églises de la région construites en craie (Bouchon, Fransu, Pernois, Ribeaucourt, Surcamps), l'église de Franqueville porte des graffitis tracés sur les murs extérieurs, dont certains, datant du 18e siècles, sont probablement des épitaphes ou inscriptions funéraires liées aux sépultures du cimetière qui l'entoure. Un bandeau peint en noir sur le mur extérieur, sous le larmier, est le vestige probable d'une litre funéraire du 18e siècle.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise, calcaire en couverture
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
fausse voûte en berceau brisé
fausse voûte de type complexe
Couvertures flèche en maçonnerie
terrasse flèche polygonale
toit à longs pans croupe polygonale
pignon découvert
Typologies choeur à abside polygonale, clocher-porche, cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
Techniques sculpture
Précision représentations

La pointe du pignon du choeur porte des armoiries buchées, donc impossibles à identifier, mais dans lesquelles on reconnaît deux écus ovales accolés sous une couronne. La fausse voûte de l'abside est ornée de plusieurs motifs ornementaux rapportés en plâtre peint : deux têtes d'angelot, une croix de Malte, la colombe du Saint Esprit dans une gloire avec nuée, et le symbole IHS dans une gloire avec une croix et un Sacré Cœur.

Édifice remarquable présentant des caractères intéressants de l'architecture religieuse picarde du 16e siècle : un chœur polygonal daté de 1576, semblable à celui de l'église de Fransu, et une tour-clocher à flèche de pierre, comparable à celui de l'église de Bouchon et de l'ancienne église de Beauval. Ces deux éléments se retrouvent également dans les églises proches de Cocquerel et de Moyenneville (cette dernière ayant perdu sa flèche). La tour-clocher à flèche polygonale en pierre, avec portail classique à fronton brisé par un édicule à niche, est comparable à celle des églises de La Chaussée-Tirancourt et de Bourdon.

Les réaménagements des 17e et 18e siècles ont laissé de beaux éléments de décor et de mobilier.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables clocher, choeur, portail

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 1817. Franqueville. Administration communale, 1870-1939.

    reconstruction de la flèche de l'église, 1875-1881
Documents figurés
  • Eglise de Franqueville, aquarelle sur papier par Oswald Macqueron, 27 mars 1872 (BM Abbeville, collection Macqueron ; Dom. 41).

  • Commune de Franqueville. Restauration de la flèche de l'église, dessin à l'encre at à l'aquarelle sur calque par Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens, 29 avril 1875 (AD Somme ; 99 O 1817).

  • Franqueville. Eglise, héliogravure de P. Dujardin. In : La Picardie historique et monumentale, t. V, vol. 2, pl. h.t.

  • Eglise de Franqueville (Somme). XVIe siècle, carte postale, début du 20e siècle (coll. part.).

Bibliographie
  • DURAND, Georges. Clochers picards avec flèches en maçonnerie des XVIIe & XVIIIe siècles. Congrès archéologique de France, Beauvais, 1905, ICe session, 1906.

    p. 623-636
  • GUYENCOURT, R. de. Franqueville. L'église. In : La Picardie historique et monumentale. Tome V : Arrondissement de Doullens, volume n° 2 : canton de Domart-en-Ponthieu. Amiens : Yvert et Tellier / Paris : Auguste Picard, 1913.

    p. 58-60
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 38
  • THIEBAUT, Jacques. Nord gothique. Picardie, Artois, Flandre, Hainaut. Les édifices religieux. Paris : Picard, 2006.

Liens web

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