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Eglise paroissiale Saint-Thomas de Warfusée et ancien cimetière (détruit)

Dossier IA80002899 réalisé en 2020

Fiche

Œuvres contenues

  • Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Thomas de Warfusée
VocablesSaint-Thomas
Parties constituantes non étudiéespresbytère
Dénominationséglise paroissiale, cimetière
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Val de Somme
AdresseCommune : Lamotte-Warfusée
Lieu-dit : ancien village Warfusée-Abancourt
Adresse : rue
de Péronne
Cadastre : 1827 B 129, 130 Presbytère : 1827 B 131, 132.

D'après le dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), l'église construite à cet emplacement à la fin du 18e siècle, succède à l'église de la paroisse d'Abancourt fondée en 1221, dans le village détruit avant 1757. Il n'y a plus d'église au début du 18e siècle et les habitants d'Abancourt suivent les offices religieux à Lamotte-en-Santerre jusqu'à la construction d'un église vers 1770. L'église est décrite "en pierre à 3 nefs séparées par des colonnes en bois ; le clocher en ardoise sur la façade porte quatre cartouches dont trois datés 1772".

L'ancienne église de Warfusée est représentée sur le cadastre napoléonien de 1827. L'édifice de plan allongé à chevet semi-circulaire orienté est implanté, en léger retrait, à l'angle des routes de Péronne et de Corbie. Deux contreforts adossés au chevet sont visibles sur ce plan, qui figure également le cimetière, au nord de l'église.

Le dessin d'O. Macqueron conservé à la bibliothèque municipale d'Abbeville et réalisé en 1867, en donne une représentation en élévation. Le mur sud de la nef est éclairé par trois baies et conserve la trace d'une porte murée. Le chevet circulaire est également éclairé de baies. Sur la façade occidentale, le portail est flanqué de pilastres et surmonté d'un fronton à enroulements ; deux niches à statues dont le culot est soutenu par une colonnette. Le clocher, sur le pignon, est couvert d'une flèche polygonale.

Une carte postale du début du 20e siècle montre que l'édifice est construit en calcaire appareillé en pierre de taille et couvert d'ardoises.

Détruite durant la première guerre mondiale, l'église est reconstruite sur les plans et devis de l'architecte A. Guilbert, proposés en 1924 (AD ; 99 O 3824). La réception des travaux a lieu en 1927. Les peintures du choeur sont exécutées par l'artiste parisien A. Bourgeois (signature).

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle , (détruit)
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1924, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bourgeois A.
Bourgeois A.

Peintre parisien qui a travaillé à Fort-Mahon (80) et Albert (80).


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peintre signature
Auteur : Guilbert Albert, Désiré
Guilbert Albert, Désiré (1866 - 1949)

Architecte installé à Paris, 2 rue Pierre-Ducreux, qui possède une agence à Villers-Bretonneux (80), attestée en 1924.


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architecte attribution par source

L'édifice orienté nord-sud est implanté sur une parcelle d'angle, en retrait et en surplomb de la route.

De plan allongé, à vaisseau unique précédé d'un clocher-porche, l'église est construite en briques et couverte d'ardoises sur une charpente en béton. Elle dispose d'un accès unique depuis un clocher-porche. La sacristie, adossée au choeur, au nord, dispose d'un accès indépendant.

A l'intérieur, la nef est précédée d'un "nartex" surmonté de la tribune dont les piliers forment la délimitation. S'y trouvent les fonts baptismaux (à droite de l'entrée) et un confessionnal (à gauche de l'entrée), devant lequel un dallage signale l'emplacement d'origine des fonts baptismaux.

La nef est éclairée par trois travées de triplets de baies munies de verrières à décor géométrique. Le choeur à pan coupés est délimité par un emmarchement. Une porte située derrière le maître-autel permet l'accès à la sacristie. La voute du choeur est ornée d'un décor peint signé A. Bourgeois.

La sacristie est composée d'une pièce planchéiée éclairée sur ses trois côtés et de deux cagibis dallés.

Mursbrique
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Typologiesreconstruite au même emplacement ; réorientée
Techniquespeinture
Précision représentations

Décor peint de la voûte du choeur :

Pan 1 : représentation : main armée d'un bâton frappant le rocher d'où jaillit de l'eau. Inscription : PETRA / AUTEM / ERAT / CHRISTUS. signature : A. BOURGEOIS / Paris.

Pan 2 : représentation : pélican. Inscription : PIE PELLICANE / JESU DOMINE / ME IMMUNDUM MUNDA / TUO SANGVINE.

Pan 3 : représentation : agneau, cloche, rameau d'olivier. Inscription : QUI BIBIT / MEUM / SANGUINE IN ME / MANET ET EGO IN EO.

Pan 4 : représentation : colombes picorant dans une coupe. Inscription : HIC EST CALIX / SANGUINI / MEI.

Pan 5 : représentation : pressoir. Inscription : TORCULAR / CALCAVI / SOLUS.

L'église reconstruite au carrefour des mêmes voies, elle est cependant réorientée et implantée en retrait des voies. L'architecte A. Guilbert, qui en dessine les plans en 1924, est également actif à Villers-Bretonneux où il est chargé de la reconstruction de la ville. Le peintre parisien A. Bourgeois réalise également les peintures murales du choeur de l'église paroissiale de l'Assomption de la Vierge à Fort-Mahon (80), en 1938.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99O 3824. Warfusée-Abancourt. Bâtiments communaux.

Documents figurés
  • Warfusée-Abancourt. Plan cadastral, section B, dite du chef-lieu, avant 1827 (AD Somme ; 3 P 1513/4).

  • Eglise de Warfusée-Abancourt. Aquarelle d'Oswald Macqueron, d'après nature, 1867 (BM Abbeville ; Cor. 57).

Bibliographie
  • SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie. Tome II. Arrondissement d'Amiens : cantons de Corbie, Hornoy et Molliens-Vidame. Amiens : Yvert et Tellier, 1909.

    p. 70 ; 102-103.

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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