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Enclos funéraire de la famille Massey l'Ainé et Massey-Anselin, Gensse-Massey et Demailly-Massey

Dossier IA80006488 inclus dans Plaine C réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellations famille Massey l'Ainé et Massey-Anselin, Gensse-Massey et Demailly-Massey
Parties constituantes non étudiées clôture
Dénominations enclos funéraire
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , 58 plaine C Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en août 1834, par Achille Gensse, receveur des hospices, domicilié à Amiens. Elle fut agrandie en septembre 1844 par Pierre Vast-Massey, propriétaire, domicilié à Amiens, rue Royale, puis en septembre 1848, par M. Gensse-Massey, receveur des hospices, domicilié à Amiens, rue Pierre-l'Ermite.

Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'un monument a été construit en 1819 et que l'entrepreneur amiénois G. Devauchelle a réalisé des travaux en 1884. La sépulture des familles Massey l'aîné, Gensse et Demailly est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence de plusieurs monuments : "un piédestal surmonté d'un ange en pierre", attribué à MM. Duthoit, "une croix en fer peinte en jaune et supportée par deux gradins en pierre", trois "pierres sépulcrales couchées", "un piédestal en forme de sarcophage" et "un monument en pierre de Senlis, à quatre compartiments", dont l'exécution est attribué à l'entrepreneur Sallé, sur les plans de l'architecte Cheussey (cf. annexe).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle, 2e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates 1819, daté par source
1884, daté par source
Auteur(s) Auteur : Cheussey François Auguste,
François Auguste Cheussey (1781 - 1857)

Architecte de la ville d'Amiens. Nomination provisoire le 26 août 1814. Nomination définitive le 8 septembre 1815, puis le 26 avril 1820.

Architecte du Département. Nomination 20 avril 1816, puis le 19 avril 1820.

Rapporteur au conseil des Bâtiments civils en 1819.

Fin d'activité le 1er août 1848.

http://viaf.org/viaf/95890648.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Massey, habitant célèbre, attribution par source
Auteur : Duthoit Louis, dit(e) dit Duthoit fils,
Louis Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1807 - 1874)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit.


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sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Duthoit Aimé, dit(e) dit Duthoit fils,
Aimé Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1803 - 1869)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit et père de l'architecte Edmond Duthoit.


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sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Devauchelle entreprise de monuments funèbres,
entreprise de monuments funèbres Devauchelle

Entreprise de monuments funèbres établie 205 rue Saint-Maurice.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Sallé entreprise de monuments funèbres, dit(e) Sallé père, Sallé fils,
entreprise de monuments funèbres Sallé , dit(e) Sallé père, Sallé fils

Entreprise de monuments funèbres, fondée par Achille Eugène Sallé-Joseph, né en 1799 ou 1802, constructeur de monuments funèbres, rue Saint-Maurice (listes électorales de 1843, recensement de 1856). L'annuaire de 1862 situe l'entreprise 137 Grande-rue Saint-Maurice, à côté de l'entreprise Lamolet.

Son fils Eugène Sallé-Barré (né en 1845), tailleur de pierre (1852), lui succède à la direction de l'entreprise avant 1881 (recensements de 1881 et 1906).

Les recensements de 1906-1911 donnent l'entreprise au 403 rue Saint-Maurice. Il y travaille avec Jean-Baptiste Sallé - sculpteur et constructeur de monuments et caveaux funéraires, spécialisés dans la réalisation d'autels pour églises.

Son fils Eugène Achille Désiré Sallé (1873-1905) est sculpteur.


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entrepreneur, attribution par travaux historiques

Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon à deux vantaux, fixée sur un mur-bahut en briques, appareillé de pierre de taille en calcaire. Le sol, en contrebas, est couvert d'un tapis de lierre. Elle contient vraisemblablement onze monuments qui sont inaccessibles.

A gauche se dresse une stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire, agrémentée de quatre tables en pierre d'Ecaussine et devant laquelle se trouvent deux porte-couronne mortuaires en fonte aux pieds torsadés (fig. 3). La base est également ornée de trois tablettes en pierre d'Ecaussine. A côté de celle-ci se trouve un tombeau-monument en calcaire, composé d´un bloc central quadrangulaire à fronton cintré à acrotères, qui est encadré par deux piliers carrés (fig. 7). Dans l'alignement se trouvent deux dalles funéraires rectangulaires juxtaposées, fixées horizontalement sur un soubassement en briques et agrémentées au centre d'une croix funéraire monumentale en fer forgé (fig. 9). Deux autres dalles funéraires rectangulaires juxtaposées, fixées horizontalement sur un soubassement en briques sont disposées au centre de la concession (fig. 5). Derrière celles-ci, s'élève une colonne funéraire bombée en pierre de Tournai, fixée sur un socle quadrangulaire également en pierre de Tournai (fig. 6), et à côté subsiste un socle quadrangulaire en calcaire (fig. 10). Au fond se trouve un tombeau en forme de sarcophage en calcaire, dont la tombale présente un léger devers antérieur (fig. 10). Une stèle néogothique en pierre de Tournai (fig. 4) s'élève dans l'angle antérieur droit de la sépulture et l'angle postérieur droit présente trois tombeaux également en forme de sarcophage en calcaire (fig. 8), dont la tombale présente un léger devers antérieur, en plus ou moins bon état.

Inscriptions :

Dates des décès (stèle à entablement et fronton) : 1865 ; [non lu] / 1859 ; 1874 / 1847 ; [non lu] ; 1911 ; [non lu] / 1844 ; 1860 (?). Dates des décès (stèle néogothique) : 1903 ; 1911 / 1890 ; 1898. Date du décès (colonne funéraire monumentale) : 1847.

Épitaphe (stèle à entablement et fronton) : Guillain Joseph Auguste / BREUIL / ancien magistrat / membre / de l'académie d'Amiens / et de la Société des / Antiquaires de Picardie / décédé le 6 août 1865 / à l'âge de 54 ans / - / Adolphe Pierre Marie / BAZOT / Notaire honoraire / membre de la Société des Antiquaires de Picardie / décédé le 26 août 1874 / dans sa 69e année / - / Octave HENRIOT / manufacturier / décédé le 4 décembre 1847 / à l'âge de 41 ans et [...] mois.

Épitaphe (stèle néogothique) : Louis / Eugène Joseph / FERRAND / ancien Préfet / Correspondant de [...] / de France / officier de la Légion / d'Honneur / décédé le 13 mai 1903 / à l'âge de 76 ans / - / Dame Claire / GREGORY / Veuve de Mr Gil[...] / FERRAND / Conseiller à la Cour de Lyon / née à Bastia / le 12 août 1802 / décédée à Amiens / le 20 juillet 1890.

Inscription concernant le destinataire (stèle à entablement et fronton, en relief) : Sépulture de la famille / Massey l'Aîné.

Murs calcaire
pierre
brique
marbre
fer
Typologies composition hétérogène à tombeau principal, stèle funéraire architecturée (pilastres), stèle funéraire, style néogothique, dalle funéraire sur soubassement maçonné, croix funéraire (fer), colonne funéraire, dalle funéraire sur soubassement en palis, tombeau-monument
États conservations état moyen
Techniques fonderie
ferronnerie
sculpture
Précision représentations

La grille est ornée de fleurons dont la partie supérieure est en forme de coeur et de pommes de pin. La stèle à entablement et fronton est surmontée d'une croix latine. La partie supérieure de la stèle néogothique, gravée d'un quadrilobe, est surmontée d'une croix fleuronnée encadrée par deux pinacles. Le tombeau-monument était initialement surmonté d'un élément (aujourd'hui disparu). La croix rayonnante en fonte ouvragée, située entre les deux dalles funéraires rectangulaires de droite, est ornée d'un Christ et ses extrémités sont agrémentées de palmettes. Les deux dalles funéraires rectangulaires juxtaposées sont également gravées d'une petite croix rayonnante. La colonne funéraire est surmontée d'une croix latine en marbre blanc.

Cette concession d'une superficie de près de 60 m2, a été acquise en 1834 et agrandie en 1844 puis en 1848. C'est l'une des plus grandes concessions recensées au cimetière de la Madeleine. Située en contrebas de l'allée, elle conserve sa clôture d'origine et contient onze monuments dont la disposition d'origine, connue par un dessin des Duthoit, réalisé dans les années 1850, semble conservée.

La stèle funéraire de la famille Massey l'Aîné (fig. 5), décrite par S. Comte (1847), qui en attribue l'exécution à l'entrepreneur Sallé, sur les plans de l'architecte Cheussey, a été élevée vers 1844, date du décès de l'épouse du commanditaire.

La stèle funéraire des époux Massey (fig. 7), visible sur les dessins des Duthoit et décrit par S. Comte, a également été élevée au début des années 1840. Le monument est en mauvais état et les urnes funéraires qui surmontaient les piliers ont disparu.

Les dalles funéraires fixées sur des soubassements en palis (fig. 4 et 10) et les deux dalles funéraires (fig. 7), décrites par S. Comte et partiellement représentées sur le dessin des Duthoit, sont également conservées.

La croix funéraire en fer, représentée sur le dessin des Duthoit, est conservée, contrairement à celle qui s'élevait à droite de la colonne funéraire (fig. 8) et dont il ne subsiste que la base (fig. 10). Comme le signale S. Comte, cette croix était peinte en jaune.

Ces monuments difficiles d'accès sont difficiles à dater. Les monuments les plus anciens semblent dater de 1819 (autorisation de construction). Il s'agit de la dalle funéraire du négociant Demailly et de celle de Massey fils (fig. 7).

La stèle funéraire des époux Massey a sans doute été exécutée au début des années 1840, avant celle de la famille Massey l'Aîné, qui date de 1844. La colonne funéraire a été élevée en 1847. Les dalles funéraires et la croix funéraire en fer sont également antérieures à 1847.

En revanche, le tombeau de Marie-Léonie Sautai, ange en pierre attribué aux Duthoit, a disparu.

Enfin, la stèle de la famille Henriot-Ferrand (fig. 4), qui fait face à celle de la famille Massey l'Aîné, peut avoir été élevée entre 1884, date de l'intervention de l´entrepreneur amiénois G. Devauchelle (autorisations de construction) et 1890, date du décès de Claire Gregory, veuve du conseiller à la Cour de Lyon, G. Ferrand.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1986/06/25

Annexes

  • Extrait de : Promemades au cimetière de la Madeleine

    "En redescendant par l´allée n°1, bordant le carré C, nous remarquons les sépultures des familles MASSEY l´aîné, GENSSE et DEMAILLY, réunies et fermées par une unique grille en fer que supporte un mur d´appui de 80 centimètres de hauteur.

    Sur le premier plan, est un piédestal surmonté d´un ange en pierre dont le doigt désigne le ciel. On lit au-dessous cette parole de l´Écriture :

    Nolite flere : non est mortua puella sed dormit.

    (Ne pleurez pas : cette jeune enfant n´est pas morte, mais elle dort.)

    C´est là que dort effectivement du sommeil éternel Melle Marie-Léonie SAUTAI.

    L´ange est dû à l´habile ciseau de MM. Duthoit frères. On doit regretter, toutefois, que ces artistes n´aient pas choisi une pierre plus propre à l´exécution de ce travail ; elle est persillée, et cette défectuosité rend l´œuvre de MM. Duthoit moins parfaite.

    [...]

    "Immédiatement derrière est plantée une croix en fer peinte en jaune et supportée par deux gradins en pierre : c´est le tombeau de M. GENSSE fils, décédé à l´âge de 19 ans.

    Derrière cette croix est une pierre sépulcrale couchée, indiquant par son inscription la sépulture de M. DEMAILLY, ancien négociant en cette ville.

    Au deuxième plan, parallèlement à la croix, on remarque deux autres pierres également couchées et supportées chacune par un soubassement en briques : elles recouvrent les dépouilles mortelles des frères de M. MASSEY.

    Derrière, s´élève un piédestal en forme de sarcophage, à chapiteau orné d´oreillons et de chaque côté duquel sont placés deux cippes surmontés d´urnes, sur lesquelles on lit les noms des père et mère de M. MASSEY. Au milieu du piédestal est gravée cette inscription :

    La mort qui seule put les séparer, les réunit bientôt.

    M. MASSEY père et son épouse sont effectivement morts à quatre jours de distance l´un de l´autre. Mme MASSEY a succombé à la suite d´un bien cruel accident ; le feu ayant pris à ses vêtements pendant qu´elle était seule, elle fut victime de cet événement, malgré les prompts secours qu´on lui prodigua.

    Enfin au troisième plan et joignant le chemin n°3, est érigé un monument en pierres de Senlis, à quatre compartiments, et surmonté d´un fronton de forme moderne au-dessus duquel est une croix romaine. Dans le tympan du fronton on lit cette inscription en relief :

    Sépulture de la famille MASSEY l´aîné

    Un caveau y est construit pour recevoir les membres de la famille. L´épouse de M. MASSEY, ancien député de la Somme et 1er adjoint au maire d´Amiens, y a été inhumée le 1er mars 1844.

    La construction de ce monument a été, sur le plan de M. Cheussey, exécuté par M. Sallé, entrepreneur de cette ville."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 90-93.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/1. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1807-1828).

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/4. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1874-1884).

Documents figurés
  • [Les tombes de Massey et de Gensse au cimetière de la Madeleine], dessin (encre sur papier) des frères Duthoit, 3e quart 19e siècle (Musée de Picardie, Amiens ; MP Duthoit VI-98).

  • [La tombe de Massey au cimetière de la Madeleine], dessin (encre sur papier) des frères Duthoit, 3e quart 19e siècle (Musée de Picardie, Amiens ; MP Duthoit VI-119).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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