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Ensemble de six anciens logements de contremaître de l'usine de construction mécanique Maguin

Dossier IA02010634 inclus dans Le village de Charmes réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maguin
Parties constituantes non étudiées jardin
Dénominations logement de contremaître
Aire d'étude et canton Chaunois - Coucy-le-Château-Auffrique
Adresse Commune : Charmes
Adresse : 1 à 11 rue Pierre-Semard
Cadastre : 2015 AD 21 à 26

En mai 1922, Alfred Maguin échange un terrain avec la commune de Charmes, en prolongement de l'avenue de la Manufacture. Le terrain, de 150 m de long sur 6 m de large doit permettre d'ouvrir une nouvelle rue et d'accéder à une autre bande de terre que possède Alfred Maguin, et sur laquelle l'industriel souhaite pouvoir y construire des maisons pour son personnel. Ces dispositions sont intégrées au nouveau plan d'alignement de la commune de Charmes, approuvé le 4 novembre 1922. Après les travaux de terrassement et d'aménagement de la nouvelle voie engagés dès la fin du mois de novembre, l'industriel fait construire une série de trois maisons à deux unités d'habitations. Le chantier est terminé avant 1925. Ces maisons de contremaîtres sont plutôt destinées aux employés qui, pour des raisons techniques et de fonctionnement avec l'usine de construction mécanique, avaient besoin d'être rapidement dans l'usine, en cas de besoin.

Ces maisons présentent des similitudes formelles avec les maisons de la cité-jardin de la Grande Pièce, construite entre 1924 et 1927. Elles sont contemporaines de cet ensemble architectural et être attribuées aux mêmes architectes Charles et Jean de Montarnal, qui interviennent justement à la reconstruction de l'usine de construction mécanique et à la réalisation de la cité jardin.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle
Dates 1924, daté par travaux historiques
1927, daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Maguin Alfred,
Alfred Maguin (1851 - 1935)

Alfred Louis Auguste Maguin nait le 18 août 1851. Ingénieur civil des mines, puis Industriel spécialisé dans la fabrication de couteaux et coupe-racines de l'industrie sucrière, il développe son entreprise à Charmes (Aisne). Homme politique.

Nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 3 janvier 1892, puis Officier de la Légion d'honneur le 14 août 1900, puis Commandeur de la Légion d'honneur le 9 mars 1908. Il décède le 21 mars 1935 dans sa 84e année.


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commanditaire, attribution par travaux historiques
Auteur : de Guirard de Montarnal Joseph Charles, dit(e) Charles de Montarnal,
Joseph Charles de Guirard de Montarnal , dit(e) Charles de Montarnal (1867 - 1947)

Architecte parisien, qui réalise notamment La maison Eymonaud (7 impasse Marie-Blanche à Paris), entre 1892 et 1897. Cette maison de style néogothique est inscrite MH par arrêté du14 septembre 1995.

Il réalise également

Il participe à la réalisation de la section française de l'exposition universelle d'Amsterdam (1895) de Bruxelle (1897) de Paris (1900) et d'Hanoï (1902). A la même époque, il réalise l'institut orthopédique de Berck (Pas-de-Calais) et des immeubles HMB à Levallois-Perret, pour Ernest Cognacs, directeur de la Samaritaine.

EN 1904, il reçoit le grand Prix du jury à l'exposition de Saint-Louis.


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architecte, (?), attribution par analyse stylistique
Auteur : de Guirard de Montarnal Jean, dit(e) Jean de Montarnal,
Jean de Guirard de Montarnal , dit(e) Jean de Montarnal

Architecte. Jean de Montarnal, dessine les plans d'une maternité, rue Eugène-Millon à Paris, en 1922, en collaboration avec son père, Joseph-Charles de Guirard de Montarnal. Il co-signe la plupart des plans de reconstruction des édifices de la commune de Charmes après la Première Guerre mondiale.


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architecte, (?), attribution par analyse stylistique

Face à l'usine de construction mécanique, les six logements sont implantés sur un côté, par groupe de deux, en alignement de la rue Pierre-Semard, vers la ligne de chemin de fer qui sépare la commune de Charmes de celle de La Fère. Chacune de ces maisons à deux unités d'habitation est séparée par un jardin accessible depuis la rue par un portail. L'entrée de chaque logement s'effectue latéralement depuis le passage latéral. Les maisons à étage de combles, sont construites en brique. Elles présentent deux travées en façade, flanquées de retours en pignon de façade, qui forment une légère saillie. L'étage de comble est couvert d'un toit en ardoise, à longs pans brisés avec toiture en bâtière sur les retours. Il est éclairé de baies verticales et de lucarnes pignons à fronton triangulaire.

Murs brique
Toit ardoise
Étages étage de comble
Couvertures toit à longs pans brisés
toit en bâtière pignon découvert
pignon couvert
Typologies maison à deux unités d'habitation

Ces maisons, par leur implantation même à proximité immédiate de l'usine, devaient être destinées à une catégorie de personnel qui possédait un lien fonctionnel avec l'espace industriel. Contemporaines des maisons de la cité-jardin, avec lesquelles elle présentent quelques similitudes par l'emploi des matériaux et par l'utilisation d'un vocabulaire formel relativement proche, elles s'en distinguent par une surface habitable plus importante. Toutefois, si elle étaient destinées à des contremaîtres ou des employés, elles possédaient un jardin beaucoup plus petit que celui des logements d'ouvriers. Cette caractéristique s'explique notamment par la nature des parcelles très étroites.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives privées de l'entreprise Maguin ; fonds non coté : plans, photographies, 1900-1939.

  • AC Charmes ; [non coté]. MORELLE (Henri). Charmes (Aisne), un village, une histoire. Manuscrit. [Histoire communale].

  • AC Charmes ; n.c. : Registre de délibérations du Conseil municipal, 1914-1937.

Bibliographie
  • SUDANT, Pierre. Évolution économique et sociale d'une commune rurale de l'Aisne, Charmes. XIXe & XXe siècles. Mémoire de maîtrise : Paris Sorbonne : 1975.

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