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Ferme de Brusle

Dossier IA80000821 réalisé en 2003

Fiche

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Parties constituantes non étudiées logis, hangar agricole, jardin d'agrément
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Santerre Haute-Somme - Péronne
Adresse Commune : Cartigny
Lieu-dit : Brusle
Adresse : 31, 33 rue de Tincourt

La ferme détruite pendant la première guerre mondiale appartient à Georges Franqueville (recensement 1911). Elle est construite au 19e siècle, à proximité d'une ancienne motte castrale, encore visible sur la cadastre napoléonien et sur le cadastre actuel.

Les sources conservées aux archives départementales (série 10R) indiquent que les dommages de guerre sont établis en 1922 par l'architecte expert Emile Guillot.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle

Le logis de la ferme comporte un rez-de-chaussée en brique, un étage en faux pan-de-bois. Débords de toits portés par des consoles en bois. Baies cintrées au rez-de-chaussée. Balustrade en béton. Cour pavée. Grille d'entrée sur mur-bahut.

Murs brique
béton armé
Toit tuile plate
Plans plan massé
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit en pavillon
toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Propriété de M. Georges Franqueville à Brusle-Cartigny (Somme)

    Propriété de M. Georges Franqueville à Brusle-Cartigny (Somme)

    Ferme du Bas

    Etat descriptif des travaux

    Cet ensemble qui était en très bon état est complètement détruit.

    Maison d’habitation. Cette maison était constituée par un rez-de-chaussée surélevé avec sous-sol et caves et une pièce mansardée avec lucarne.

    Les murs étaient en maçonnerie de briques apparentes, jointoyées en blanc, avec encastrements de baies, chaînes d’angle, cordons et corniche en pierre de taille. Une lucarne en pierre de taille moulurée éclairait les pièces mansardées à l’étage.

    Sous la petite salle à manger existait une buanderie.

    Des caves avec planchers en fer à I et voûtains de briques existaient suivant les indications du plan.

    Sous la chambre de droite existait un sous-sol et dans ce sous-sol, une descente de cave en briques et ciment aboutissant à une cave profonde sous le cabinet de toilette. Dans cette cave, sur les deux côtés extérieurs, il y avait des casiers à vin en maçonnerie de briques de 2 m de hauteur.

    Dans la buanderie dont il est parlé ci-dessus existait une cheminée en briques avec chaudière en fonte et conduit de fumée. Il y avait également une pompe à balancier en fonte.

    Le rez-de-chaussée comprenait les pièces indiquées sur le plan. On accédait au vestibule par un emmarchement en pierre de taille blanche.

    Le sol du vestibule était en mosaïque à dessins. Le sol du couloir, de la cuisine, et de la petite salle à manger était également en mosaïque mais d’un dessin plus simple.Les autres pièces étaient paquetées en chêne à l’Anglaise.

    Dans les pièces de réception et les chambres et cabinets, plinthes au bas des murs et cimaises moulurées.Au-dessus de la cimaise, papier de tenture. En dessous, le soubassement était peint à l’huile, trois couches, sauf dans le vestibule d’entrée où il n’y avait pas de tenture mais de la peinture jusqu’au plafond.

    Dans la grande salle à manger, la grande chambre, le salon, le bureau et le cabinet de toilette, il y avait des corniches moulurées au pourtour des plafonds et des rosaces au centre du plafond de la grande salle à manger et du plafond du salon.

    Dans toutes les pièces, tablettes en marbre en dessous des croisées (sauf dans la petite salle à manger, la cuisine et le salon).

    Les cheminées étaient en marbre :

    • Dans le salon, en marbre blanc mouluré Louis XVI
    • Dans la grande salle à manger, marbre rose mouluré
    • Dans la petite salle à manger, marbre gris
    • Dans la grande chambre, marbre noir mouluré
    • Dans le cabinet de toilette, marbre gris
    • Dans la deuxième chambre, marbre gris Ste Anne

    On accédait du dehors dans la cuisine par un perron de granit bleu belge avec emmanchements.

    Ce perron était fermé par une véranda avec soubassement en tôle et au-dessous fer à I et vitrage ; il était couvert et fermé sur trois côtés, une porte vitrée s’ouvrait en haut de l’emmarchement et donnait accès à ce perron.

    Dans la cuisine, sur les murs, plinthe en carreaux de faïence brune et revêtement sur 2, 25 m de hauteur en carreaux de faïence blancs à fleurs brunes. Peinture au-dessus.

    Dans ce rez-de-chaussée, 9 placards existaient avec tablettes, portes pleines, ferrures, etc…

    Toutes les menuiseries intérieures étaient en sapin, la porte du vestibule sur salon était pleine à deux vantaux, celle de salle à manger sur couloir était à un vantail pleine dans la partie basse avec deux grandes glaces au-dessus.

    Les menuiseries extérieures étaient en chêne. Il y avait des persiennes à toutes les fenêtres. Toutes les menuiseries (intérieures et extérieures) étaient peintes à l’huile trois couches.

    Un grenier avec plancher en sapin sur solivage en chêne existait sous le corps principal de l’habitation et il communiquait en descendant quatre marches avec un autre grenier (au-dessus de la salle à manger et de la cuisine).

    Un autre grenier existait au-dessus de la salle à manger et du cabinet de toilette.Dans le grenier, sous le corps principal de l’habitation, étaient construites deux mansardes de 3 x 3 m avec murs blanchis à la chaux et plafonds enduits en plâtre.

    La maison était couverte en ardoises, à crochets sur charpente en chêne et sapin.

    Au pourtour du bâtiment, grands chêneaux en zinc dans lesquels on pouvait circuler. Descentes en zinc avec dauphins en fonte.

    Une marquise en fer forgé sur consoles en fer existait au-dessus de la porte d’entrée de la maison d’habitation.Tout cet immeuble était chauffé au moyen d’un calorifère à air chaud avec conduits en maçonnerie et neuf bouches de chaleur.

    Serre : Un appentis de la maison d’habitation du côté du perron donnant accès à la cuisine existait une serre entièrement vitrée sur murs en briques.

    Jet d’eau : Devant la maison d’habitation existait un jet d’eau avec ceinture en pierre de taille moulurée sur fondations, vasque enduite en ciment. Au centre, une pierre de taille surmontée d’une vasque en fonte avec au-dessus un sujet en fonte avec jet d’eau de 3 m de hauteur.

    Chenil : A gauche de la petite porte d’entrée sur route, existait un chenil avec murs en maçonnerie de briques de 0,50 m de hauteur avec treillage en fer au-dessus. Sol en briques à plat, couverture ardoises. Porte d’entrée en treillage de fer.

    W.C. : A côté du chenil, WC avec murs en maçonnerie de briques, couverture ardoises, sol en mosaïque et fosse en maçonnerie.

    Remises : Derrière la maison d’habitation, deux remises avec murs en maçonnerie enduites à l’extérieur en ciment jointoyées à l’intérieur. Couverture en pannes.

    Ecuries – garage : Contre le mur séparatif de la maison d’habitation et de la ferme, bâtiment formant écuries et garage avec murs en maçonnerie de briques, aire en ciment, couverture en ardoises sur charpente sapin, grenier avec plancher non jointif, deux lucarnes, gouttières et tuyaux de descente, anges en briques et ciment avec râteliers en fer dans les écuries.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série R ; 10 R 286. Cartigny. Dommages de guerre.

Documents figurés
  • [Cartigny]. Propriété de M. Georges Franqueville. Relevé de la sape sous la maison d'habitation, par Emile Guillot, 1921 (AD Somme ; 10R 286).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Bailly Gilles-Henri - Caulliez Stéphanie - Laurent Philippe - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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