Dossier d’aire d’étude IA02002043 | Réalisé par
  • patrimoine de la Reconstruction, Chemin des Dames
La Reconstruction sur le Chemin des Dames : le territoire de la commune d'Aizy-Jouy
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Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Communauté de communes du Val de l'Aisne
  • Adresse
    • Commune : Aizy-Jouy

La découverte d´objets gallo-romains non loin des deux villages (dans la carrière Bourry) permet d´émettre l´hypothèse d´une présence humaine à cette période. D'ailleurs, Aizy tire son nom du dieu gaulois de la guerre Esus (Esiacum, Aziacus ou dérivé de Aizes ou Aizis signifiant « maison entourée de jardin »). A la suite de la Première Guerre mondiale, les deux communes perdirent 2 à 5 % de leur population. La commune de Jouy fut rattachée à celle d´Aizy afin de former la nouvelle commune d´Aizy-Jouy par arrêté préfectoral du 24 février 1971. Le village comprend aujourd'hui 61 maisons et 142 habitants. Les châteaux dépendant du territoire d'Aizy-Jouy et dont nous pouvons observer un aperçu en illustration n'ont pas été reconstruits (Volvreux, Vauxcelles, La Mivoie). Le château de Vauxcelles occupait l'emplacement d'un ancien couvent. Le logis abbatial, seul bâtiment ayant survécu aux destructions, est converti en maison d'habitation. Une maison a été reconstruite à l'ouest de l'ancien château, totalement détruit. Le château d'Aizy était situé entre Aizy et Jouy, dans l'actuelle rue du château. Le château de la Mivoie avait été construit à la Renaissance. Vendu comme bien national à la Révolution, il servait d´auberge avant la guerre. Les bâtiments agricoles, également cédés à cette époque, avaient été convertis en logement. Les huit carrières situées sur le territoire (dont la carrière de Boulancourt ouverte en 1886, les deux carrières du Mont Bertnon, dont une à ciel ouvert, exploitées dès 1890, et la creute du Caïd) permettaient de fournir la pierre nécessaire à la construction des habitations des environs ainsi que des bâtiments religieux de toute la France. Un four à chaux construit en 1887 ainsi qu'une fabrique d'aggloméré permettait de compléter la fourniture de matériaux de construction. Les deux villages possédaient des ressources importantes puisque la culture de la vigne y était florissante. Les trois calvaires (dommages de guerre dressés par Moreaux et Tonin) étaient situés au lieu-dit le Bois Marcon, sur la Place Publique et au lieu-dit la Croix du Berceau ; ils ont tous les trois été détruits.

Bibliographie

  • Bulletin Archéologique, Historique et Scientifique de Soissons. Soissons : 1861, t. 15.

    p. 64
  • ECK, Francis. Il était une fois dans l'Aisne. Coll. Châteaux construits ou reconstruits au 19e siècle et détruits au 20e siècle. Laon : Graines d'histoire, 2001, t. 2.

    p. 26
  • GAILLIARD, Emile. Le fief de la Mivoie. Bulletin de la Société Historique de Haute-Picardie. Soissons, tome 6, 1928.

    p. 87-93
  • SARS, Maxime de. Aizy et Jouy. Laon : Imprimerie de Laon, 1937.

Documents figurés

  • Sancy, près Vailly (Aisne) - Le château de Volvreux, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (AP).

  • Carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (AP).

  • Environs de Vailly - Château de Vauxcelles, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (AP).

Date d'enquête 2003 ; Date(s) de rédaction 2003
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