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Les usines liées au travail du bois (scieries, usines de menuiserie, brosseries, papeteries et cartonneries) dans l'arrondissement de Compiègne

Dossier IA60003000 réalisé en 2005

Fiche

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Les recherches documentaires préalables au repérage ont mis en évidence l'importance de ce secteur d'activité dans l'arrondissement de Compiègne. L'industrie liée au travail du bois regroupe 47 usines, dont 11 ont été sélectionnées pour étude. La présence de la forêt domaniale de Compiègne (Compiègne, Ourscamp et La Laigue) et de plusieurs bois existants sur la rive gauche de l'Oise expliquent la raison essentielle de la représentation de ce secteur sur le territoire. C'est d'ailleurs généralement dans les communes qui bordent la forêt que sont implantées la plupart des établissements industriels liés au travail du bois : Saint-Sauveur (12 usines), Lacroix-Saint-Ouen (8 usines), Tracy-le-Mont (6 usines), Villers-sur-Coudun (5 usines) concentrent l'essentiel de l'activité.

Celle-ci est dominée par les scieries (19 établissements), parfois combinées à des ateliers de menuiserie intégrés. Neuf ateliers de ce type ont été répertoriés, indépendamment de leur caractère intégré ou non.

L'industrie du bois a aussi permis le développement de la brosserie, et spécifiquement, celles des manches de brosses en bois destinés au ménage (brosses à frotter, à cirer, ou brosses de cavalerie) . Sur les 10 brosseries identifiées, quatre ont fait l'objet d'un dossier d'étude, dont une dans la commune de Saint-Sauveur (brosserie Gourdelier), où cette activité prend naissance ver 1765. Parmi les sept ateliers identifiés qui employaient une centaine d'ouvriers au milieu du 19e siècle, trois étaient particulièrement importants (brosserie Harmand, Bombart et Lefebvre). Chaque année, 480 stères de bois y étaient employés. A Tracy-le-Mont, la brosserie Loonen devint rapidement l'une des plus imporantes du département.

D'autres communes étaient également spécialisées dans une activité spécifique, comme Lacroix-Saint-Ouen, qui, à partir de 1784 acquît une certaine réputation dans le domaine de la fabrication des boîtes et coffres en hêtre, appelée layetterie. Graves souligne qu'au début du 19e siècle, une grande partie de la population du village travaille dans ce domaine. 130.000 coffres ou boîtes de toutes dimensions sortaient chaque année de ces ateliers, pour alimenter un marché essentiellement parisien.

Si beaucoup d'ateliers existent sur le territoire de l'arrondissement, la plupart ont la structure quasi individuelle des ateliers à domicile. Avant 1880, seuls cinq peuvent prétendre recevoir l'appelation d'usines. Parmi elles, trois ont fait l´objet d´un dossier d'étude : la scierie et caisserie Harmand-Fercot à Lacroix-Saint-Ouen, fondée en 1848, la brosserie Gourdelier à Saint-Sauveur, fondée vers 1865, et la scierie et fabrique de caisses en bois Clouet à Lacroix-Saint-Ouen, mentionnée en 1869. L'essor de ce secteur intervient plus tardivement vers la fin du 19e siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, la plasturgie tend à remplacer une partie de la production traditionnelle, mais les deux tiers des ateliers existent toujours à cette époque.

Le travail du papier et le cartonnage sont également en lien direct avec la présence de bois, même si, en l'occurrence, une partie importante du bois utilisé est importée. L'usine de pâte à papier Mayen, installé en 1923 de l´autre côté de l´Oise, en face de Compiègne, dans la commune de Venette en 1923, devait permettre de réduire les importations depuis l´étranger. La paille et l´alfa, plante utilisée pour ses fibres, y sont broyés, blanchis, et la pâte obtenue est étalée et séchée en feuilles minces. L´usine fait l´objet d´un dossier d'étude. Le secteur de la papeterie est également représenté par cinq usines d´emballage et conditionnement, dont deux à Margny-lès-Compiègne et une à Compiègne.

Enfin, la présence de ressources forestières a également favorisé l'implantation de quelques usines d'allumettes, comme l'usine Mélin à Saint-Sauveur, classées dans la catégorie des usines de produits chimiques.

Aires d'études Sources et Vallées, Compiégnois
Dénominations scierie, usine de menuiserie, brosserie, usine de pâte à papier, cartonnerie
Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 47
étudiées 11

Annexes

  • Annexe 1 : Liste complémentaire des scieries et usines de menuiserie, documentées ou identifiées lors de l'enquête de 1990

    CHOISY-AU-BAC

    - Caisserie Perry (55, rue Léo Delibes), repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962, où elle emploie plus de 20 salariés. Cette usine est convertie avant 1983 en usine de transformation de matières plastiques par injection et soufflage Stenplast.

    COMPIEGNE

    - Scierie A. Baudouin : (73-75, rue Carnot ; chantiers et bureaux : rue des Réséervoirs). Usine, fondée vraisemblablement par Guillaume Boudouin à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle pour le débit de bois de menuiserie et de wagons. Une construction neuve de 19 ouvertures est imposée à cette adresse en 1896, complétée par la mention de bureaux et d´écurie, imposés également comme constructions neuves en 1898. En 1908-1911, l´ensemble est agrandi et modernisé, avec notamment l´équipement d´une machine à vapeur de 100 chevaux, d´outils actionnés électriquement et de séchoirs mécaniques à air chaud. Ces travaux sont confirmés par la mention d´une maison de 7 ouvertures imposées en 1909 comme construction neuve et la mention d´une scierie mécanique imposée également comme construction neuve en 1911 (AD Oise ; Pp 3708 à 3710). Au cours de la Première Guerre mondiale, la scierie est endommagée et réparée dans les années 1920 (Le Monde illustré, 1921, p. 79 ; Annuaire de l'Oise, 1927). Elle n´apparaît plus dans la base INSEE des édifices industriels et n´a pas été repérée in situ.

    - Scierie mécanique Ach Mosnier (faubourg Saint-Lazare). Mentionnée en 1893 dans le bulletin des adhérents Apave, p. 65 (AD Somme ; Z 927).

    - Usine de meubles Frédéric Duterne (1, rue de Strasbourg), spécialisée dans l´ébénisterie industrielle. L´entreprise est repérée dans la base INSEE des édifices industriels de 1962. Elle emploie plus de 20 salariés à cette époque, puis 15 en 1983. L´entreprise dispose d´une autre usine à Tracy-le-Mont (Panorama des industries, 1983, p 137).

    GRANDFRESNOY

    - Usine de meubles Corée et Pierson, repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962, où elle emploie plus de 20 salariés. Elle est spécialisée dans la fabrication de chaises et articles meublants.

    HOUDANCOURT

    - Scierie Decourbe, repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962, où elle emploie plus de 20 salariés. En 1983, elle emploie plus de 25 salariés.

    LACROIX-SAINT-OUEN

    - Scierie mécanique Schott-Crinon. Entreprise fondée vers 1880 par la famille Schott arrivée en Picardie, après avoir émigré d´Alsace en 1870. Leur scierie est connue par un en-tête de lettre commercial de 1890, encore en usage vers 1930 : "scierie mécanique - SCHOTT-CRINON - ancienne maison Crinon père, fils et Arsène". Elle cesse son activité le 31 mars 1958, avant d´être reprise en 1960 par Lecuru. Les bâtiments, incendiés après 1975 (source orale), ont laissé place à un supermarché.

    - Usine de meubles Dugros-Prez (41 puis 79 rue Jean Jaurès). Usine spécialisée dans la fabrication de meubles massifs, fondée probablement à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Elle est connue durant l´entre-deux-guerres sous les raisons sociales de Dugros Prez, puis de Robert Lecuru. D´abord agrandie de bâtiments sur la rue rue Ferdinand Meunier, l´usine est transférée un peu plus loin dans la même rue et s´installe dans de nouveaux bâtiments. En 1962, elle comprend plus de 50 salariés (base INSEE des édifices industriels). L´activité est maintenue jusqu´en 1992. Les bâtiments sont utilisés par l´atelier de réparation Botha ou Noirot (Panorama des industries, 1983, p. 133). Parties constituantes en 1993 : atelier de fabrication, logement patronal, cour, transformateur, remise.

    - Usine de meubles Roger Mercier, (104, rue Nationale) repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962, où elle emploie plus de 20 salariés.

    LE PLESSIS-BRION

    - Scierie Foucou, repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962.

    MARGNY-LES-COMPIEGNE

    - Scierie et usine liée au travail du bois Sis : fondée en 1923 par Fernand Sis sous le nom d´"entreprise générale de bâtiments et d´usines". Elle devient l´entreprise de construction Sis père et fils en 1934. En 1962, elle apparaît dan la catégorie des usines de bâtiments et travaux publics. En 1923 : mention d´un appareil à gaz acétylène ; 1935 : mention de moteurs à travailler le bois. Partie constituante présente en 1993 : Atelier de fabrication.

    -Scierie Delaplace : La scierie est fondée en 1876 pour l´architecte Charles Delaplace. L´édifice est imposé comme construction neuve à cette date. L´usine, qui comprend d´abord un atelier et un hangar pour le stockage est agrandie en 1895 et 1896 avec l´adjonction d´un séchoir et d´un nouveau hangar. En 1899, elle devient la propriété de Thomas Moore, originaire de Danton (Angleterre) qui la transforme en usine de chapeaux. Un magasin est construit en 1902, rue de la Gare et l´ancien séchoir à bois est démoli pour faire place à un nouvel atelier, imposé comme construction neuve en 1903. A partir de 1908, l´usine est gérée par les négociants James Henri Moores et Thomas Edouard Moores (AD Oise ; Pp 4121, 4122).

    PIMPREZ

    - Scierie mécanique Cleret : scierie « volante » mentionnée en 1924 (AD Oise ; Mp 2529).

    RIBECOURT-DRESLINCOURT,

    - Usine de menuiserie Bo Té Mo (2, route de Pimpez) repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962 et employant plus de 20 salariés.

    SAINT-SAUVEUR

    - Scierie mécanique Darte (Grande Rue). Scierie mentionnée en 1882 et appartenant alors à Prosper Joseph Darte, mécanicien à Saint-Sauveur (AD Oise ; Pp 4511). L´établissement est vendu à Devert et Legrand qui apparaissent entre 1896 et 1923. Une partie des bâtiments existants sont détruit au cours de la Première Guerre mondiale. Un nouvel atelier est attesté en 1918 et imposé pour 9 ouvertures comme nouvelle construction à cette date (AD Oise, matrices cadastrales des propriétés bâties 1911-1935). L´un des ateliers de scierie devient la propriété d´Edmond Gruyer, caporal au 6e génie à Angers, puis de Duchauffour-Bombars, en 1923, enfin de sa veuve, en 1929. L´autre atelier devient la propriété d´Henri Henequeville, domicilié à Paris, à partir de 1918, puis est rachetée par Duchauffour-Bombard en 1929. (AD Oise ; Pp 4512).

    - Scierie de la société industrielle du Bois (lieu-dit Les Saules de Maître Calais, rue de Courcelles). Atelier secondaire d´une société installée à Verberie et exploitée durant l´entre-deux-guerres par Désiré Dumont-Chopin. L´établissement est mentionné en 1928 pour l´installation d´un réservoir d´eau, et en 1930, pour la construction d´un nouvel atelier (AD Oise ; Pp 4512 ; Mp 2549 : un plan schématique, s.d.).

    - Atelier de fabrication de jouets Leconte. Usine créée vers 1880 par Nicolas Alexandre Leconte, et exploitée en 1894 par Alexandre Camille Leconte (ou Lecomte). En 1901, ce dernier fait équiper l'usine d'une machine à vapeur et agrandit les ateliers vers 1908 et 1909 (AD Oise, Pp 4512).

    - Atelier de fabrication de jouets Caron (La Marbonnerie). Atelier attesté en 1882 et appartenant à l'époque à Noël Augustin Caron, ouvrier en jouets d'enfant. Le site est complété de nouveaux bâtiments, soumis à l'imposition des constructions neuves en 1889 et 1894. L'activité cesse avant 1900 (AD Oise ; Pp 4511).

    THOUROTTE

    - Scierie Jean Rochet (84, rue de la République) repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962 et employant 9 salariés.

    TRACY-LE-MONT

    - Scierie mécanique et usine de construction et de menuiserie Usine Hauët et Hongre (hameau d´Ollencourt) autorisée par arrêté préfectoral du 31 mars 1926. Plan non daté (AD Oise ; Mp 2560).

    TROSLY-BREUIL

    - Scierie Robert Billon, repérée sur la base INSEE des édifices industriels de 1962 et employant plus de 20 salariés.

    VILLERS-SUR-COUDUN

    - Scierie à vapeur Jacob fondée en 1892 par Camille Jacob, domicilié à Paris. L´établissement est autorisé par arrêté préfectoral du 12 octobre 1893 (AD Oise ; Mp 2573).

    - Usine liée au travail du bois Delahaye (6, rue de la Gare). Repérée et datée du milieu 20e siècle. Le site comprend un atelier de fabrication, une conciergerie et un bureau.

    - Scierie de la Société coopérative des anciens établissements Simonet et Parmentier (siège social : 12, rue Philippe de Champagne à Bruxelles) mentionnée lors d´une demande de reconstruction d´août 1928, à la suite d´un incendie qui a touché les bâtiments de l´usine le 31 juillet 1928. Il est précisé que les bâtiments construits en tôle galvanisée seront "destinée au sciage des bois en grume, sans menuiserie, parqueterie, ni séchoir à bois, utilisant 8 machines à débiter les bois, dont 3 scies à rubans et 5 scies circulaires. Ces diverses scies seront mues par une machine à vapeur de marque Wolf, d´une force de 100 à 125 ch. séparée des outils à bois par des murs en briques". La scierie est autorisée par arrêté préfectoral du 19 septembre 1928 (AD Oise ; Mp 2573 - 5 plans).

  • Annexe 2 : Liste complémentaire des brosseries et usines de manches de brosses, documentées ou identifiées lors de l'enquête de 1990

    SAINT-SAUVEUR

    - Brosserie Bontemps (rue Pierre Lacaille) : fabrique de manches de brosses en bois fondée après la Première Guerre mondiale par Léon Bontemps. Les bâtiments qui se composent d´une maison, d´un atelier et d´une buanderie sont imposés comme construction neuve en 1920. (AD Oise ; Pp 4512). L´entreprise apparaît en 1933 sous la raison sociale Bontemps Frère (AD Oise ; Mp 2449). La société industrielle d´accessoires métalliques (découpeurs et piqueurs de cuir pour chaussures, sise rue de la Mabonnerie) aurait pris la suite. Elle est mentionnée en 1962 (Base INSEE des entreprises industrielles) et en 1983 sous la rubrique articles métalliques pour chaussures et cambrions. L´usine compte plus de 11 salariés et 1962 (INSEE) et 55 salariés en 1983.

    - Brosserie Petit, puis Patart, fondée à la fin du 19e siècle par Louis Alexis Petit, courtier en produits chimiques à Nery (Oise). L´atelier est racheté vers 1890 par Auguste Patart (ou Patard), fabricant de brosses à Paris (68, rue Saint-Denis). Ce dernier procède à des agrandissements de la maison et de l´atelier, imposés pour 11 ouvertures en 1893 (AD Oise ; Pp 4511). Elle passe ensuite à Eugène Vala, négociant à Saintines, vers 1902.

    - Atelier de brosserie S.A. Balais et Brosses (lieu-dit L´aune), construit vers 1930 (date d´imposition) pour la S.A. des Balais et Brosses, dont le siège est à Paris (25 rue d´Hauteville). (AD Oise ; Pp 4512).

    - Brosserie industrielle Schaubroek et Fils (16 rue Aristide Briand), créée en 1951 et présente dans la base INSEE des édifices industriels de 1962. Elle emploie à l´époque plus de 50 salariés. En 1987, l´usine, qui s´étend sur 4000 m² de surface couverte, emploie 130 personnes (Brancotte, 1989, p. 19 et 92).

    - Brosserie Bompart (rue de la Scierie) : atelier de fabrication de bois de brosses exploité par Athanase Denis Bompart, qui agrandit son atelier avant 1891. Il est imposé pour agrandissements (14 ouvertures) à cette date. Le site est repris par Théodore Bombart-Lavoisier, brossier, à partir de 1909 (AD Oise ; Pp 4512).

    - Fabrique de manches de brosses Gruyer, dirigée en 1882 par Denis Charles Léonard Gruyer et démoli partiellement en 1895. L´atelier est visiblement reconstruit et exploité par sa veuve Gruyer-Niquet (usufruitière) à partir de 1906 (AD Oise ; Pp 4511).

    - Usine de manches de brosses Gruyer (rue de Courcelles), fondée vers 1882 par Remy Alexis Gruyer, brossier à Saint-Sauveur. Son atelier est imposé comme construction neuve en 1884 (AD Oise ; Pp 4511). Il est racheté vers 1890 par François René Crinon, fabricant de boîtes à Béthisy-Saint-Martin. Ce dernier procède à plusieurs agrandissements et extensions en 1898 et 1899, notamment en faisant l´acquisition de la fabrique de meubles voisine de Léon Mainguet. L´usine est reprise en 1926 par Danne Cabois (AD Oise ; Pp 4512).

    TRACY-LE-MONT

    - Brosserie Loonen (Siège social à Paris, 8 rue du Bourg l´Abbé). Autorisée par arrêté préfectoral du 7 mars 1823, la brosserie fondée par Charles Loonen devient rapidement l´une des plus importantes du département. Elle emploie plus de 350 salariés en 1864. En 1872, elle occupe la seconde place derrière La Brosse et Dupont, et rivalise même avec elle en 1882. A cette date, l´entreprise compte plus de 1000 salariés. Incendiée une première fois en 1880, l´usine est surtout détruite au cours de la Première Guerre mondiale. Sa reconstruction est engagée rapidement, et achevée visiblement en 1921. Le 4 février, G. Redelix, président du Conseil d´administration de l´entreprise, demande à rouvrir son "usine destinée à la fabrication de brosses et de tous autres articles de toilette" (AD Oise ; Mp 2560 : lettre à en-tête et plans ; Brancotte, 1989, p. 45, 46, 49 et 58).

    - Brosserie, dite Européenne de brosserie (route de Nervaise) spécialisée dans la brosserie de toilette. Elle figure dans la base INSEE des édifices industriels de 1962. Elle emploie à l´époque plus de 20 salariés. En 1970, l´effectif est réduit de moitié. Dotée d´un outillage devenu inadapté, l´entreprise cesse son activité en 1975 (Brancotte, 1989, p. 94).

    - Brosserie de toilette R. Carré. Petite brosserie semi artisanale, employant 8 salariés, et mentionnée en 1970. Elle cesse son activité en 1974 (Brancotte, 1989, p. 92).

  • Annexe 3 : Liste complémentaire des usines de papeterie et de cartonnage documentées ou identifiés lors de l´enquête de 1990

    COMPIEGNE

    - Usine de papeterie Allard (avenue Louis Barbillon). Usine spécialisée dans la fabrication d´emballages de cartons ondulés, construite après la Seconde Guerre mondiale. L´entreprise est mentionnée en 1962, où elle emploie 190 salariés (Base INSEE) et en 1983 (Panorama des Industries, 1983).

    MARGNY-LES-COMPIEGNE

    - Usine de conditionnement et d´emballage Cogny (109 avenue Raymond Poincaré). L´entreprise spécialisée dans la fabrication de sacs en papier est repérée sur la base INSEE de 1962 des établissements industriels, où elle apparait parmi les établissements employant plus de 20 salariés. L´usine occupe des bâtiments (bureau, cour, atelier de fabrication, transformateur électrique) datant du milieu du 20e siècle.

    - Usine d´emballage et conditionnement Etudes Exploitation Techniques (53, avenue Raymond Poincaré). L´usine, installée dans les bâtiments du milieu du 20e siècle, est spécialisée dans la fabrication de papier transformé par couchage, imprégnation ou travail mécanique. Elle est mentionnée dans la base INSEE des établissements industriels de 1962, où elle apparaît parmi les établissements qui emploient plus de 100 salariés.

    TRACY-LE-MONT

    - Usine d´emballage et de conditionnement en carton René Hilaire (rue des Marais de Nervaise). Repérée dans la base INSEE des établissements industriels de 1962, où elle apparaît parmi les établissements employant plus de 10 salariés.

    - Usine d´emballage et de conditionnement en carton Penguen (rue du Point-du-Jour), repérée dans la base INSEE des établissements industriels de 1962, où elle apparaît parmi les établissements employant plus de 10 salariés. En 1983, l´entreprise emploie 20 salariés (Panorama des industries, 1983, p 141).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Oise. Série M ; Mp 2404, 2440, 2447, 2479, 2481, 2509, 2538, 2567, 2573, 2561. Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes.

    Mp 2449, 2526, 2549, 2560, 2573.
  • AD Oise. Série P ; 3 P EDT 221. Matrice des propriétés bâties. 1911-1934.

    Pp 4512.
  • AD Oise. Série P ; 3 P Pp 3376, 3536, 3732, 3935, 4009, 4121, 4122, 4145, 4152, 4417, 4636, EDT 96, 99, 99/ IG16. Matrice des propriétés bâties. 1882-1911.

    Pp 3708, 3709, 3710, 4121, 4122, 4511.
  • AD Somme ; Z 927. Bulletin de l'Apave, 1893.

Documents figurés
  • [COMPIEGNE. Scierie Baudoin ? ], imprimé, [s.d.].

  • [TRACY-LE-MONT. Plan détaillé de la brosserie Ch. Loonen. Tracy-le-Mont], dessin, 22 décembre 1892 (AD Oise ; Mp 2560).

  • [TRACY-LE-MONT]. Etablissements Ch. Loonen. Usine de Tracy-le-Mont, dessin, [s.d.] (AD Oise ; Mp 2560).

Bibliographie
  • Annuaire de l'Oise. Paul Douai, 1927.

  • BRANCOTTE, Didier. L'industrie brossière dans l'Oise. [s.l.] : association pour le musée des brosseries de l'Oise : 1989. Mémoire de maîtrise, 1989.

    p. 19, 92
  • Chambre Régionale du Commerce et de l'Industrie de Picardie. Panorama des industries de l'Oise, 1983.

    p. 133, 137, 141.
  • La reconstitution des régions dévastées : La Somme et l'Oise, 1918-1921. Le Monde illustré, octobre 1921, tome 5, hors-série du 25.

    p. 79
  • Site Mémoire Vivante de Picardie. L'activité de la brosserie en Picardie. http://www.memoirevivante.picardie.fr/4DCGI/X_Web_RechercheLieuxThemes/OISE/TRACY%20LE%20MONT////1/1/1/.

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