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Plaine B

Dossier IA80005019 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Appellations plaine B
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

La plaine B se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions adossées au mur de clôture du cimetière sont acquises entre 1828 et 1911, 11 ont été agrandies. Plusieurs concessions semblent avoir été occupées avant 1828 (B 128, B 134, B 138, B 150).

Le plan de 1828 y figure 30 emplacements prévus le long de l'allée principale, qui la sépare de la plaine A, et 31 emplacements adossés au mur, dont 24 occupés (fig. 1). Un plan postérieur, réalisé après la première extension du cimetière (fig. 3), montre que les concessions les plus étendues sont adossées au mur extérieur du cimetière ; celles-ci se caractérisent par une absence d'alignement. Une rangée d'arbres de tige borde l'allée séparant les plaines A et B et le mur sud du cimetière. Dans cette plaine, le tombeau de la famille Potron (B 141) est le seul décrit par le commissaire Stéphane Comte (1847).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle

La plaine B, de forme triangulaire, occupe l'angle sud-est du cimetière (fig. 4). Elle se caractérise par un terrain en pente, desservi par une allée principale la séparant de la plaine A et par deux allées de desserte distribuant les concessions adossées au mur extérieur (fig. 6).

Les concessions sont regroupées le long de l'allée principale et du mur extérieur. Certaines, adossées aux concessions bordant l'allée, sont accessibles par des passages ménagés depuis l'allée.

Sur les 154 concessions figurant sur le plan le plus récent, 67 sépultures subsistent et 8 ont été détruites. Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 29 sépultures antérieures à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera la présence d'enclos funéraires (13/67), soit environ 16% des concessions subsistantes mais surtout de plusieurs tombeaux de la 1ère moitié du 19e siècle, qui sont pour certains parmi les plus anciens du cimetière (B 128 et B 138).

Seuls dix tombeaux sont signés par Mangot fils (B 141 et 145), Alexandre Dutry (B 49bis et 125 à 127), A. Sallé (B 124 et 125 à 127), Gadré (B 152), Lesot frères et Moriamé-Dermonne (B10 et 10bis), Lamolet-Tattegrain (B3), et Lamolet (B 137).

Typologie : les tombeaux présentent essentiellement la forme de stèles, souvent d'applique pour les plus anciennes ; il subsiste également quelques tombeaux en forme de croix monumentale (B 124, 132, 154), un tombeau en forme de colonne (B 125 à 127) et un tombeau en forme de chapelle (B 141).

Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1986/06/25
Précisions sur la protection

Les bordures de la plaine B comprenant les concessions B 1 à B 122, ainsi que les concessions bordant les murs (concessions B 123 à B 154) : inscription par arrêté du 25 juin 1986.

Annexes

  • Plaine B. Tombeaux détruits documentés

    B 58 : Concession acquise en juin 1855 par Marie Alexandre Victor Hesse, serrurier et son épouse Adeline Briet, domiciliés à Amiens, 11 rue des Wattelets et par Pauline Briet, repasseuse, domiciliée à Amiens, 22 rue de Beauvais. Cette concession, en bordure d'allée et envahie par la végétation, est délimitée par une grille en fonte ouvragée et fer forgé mais semble ne plus contenir de monument.

    B 131 : concession acquise en novembre 1847 par Lebrun de la Houssaye, domicilié à Pau (Basses-Pyrénées).

    B 142 : concession acquise en juillet 1831 par Marie Rose Sophie Dargent par Louise Henriette Dargent épouse d'Alexandre Joseph Lenfant, ancien avoué à la cours royale, par Marie Adélaïde Eugénie Elisabeth Langevin, épouse de Louis Quentin Gaspard Grandsire et par Marie Caroline Pauline Langevin, épouse de Louis Auguste François Roux de Gandil.

    B 147 : Concession acquise en août 1847 par Jules Hyacinthe Senée, domicilié rue Henry-IV, par Charles Clovis Senée domicilié rue du Chapeau-de-Violettes, par Edouard Hippolyte Senée, Henri Eugène Senée, Eugénie Adélaïde Senée et Elise Maria Senée, domiciliés rue des Sergents.

    De cette concession, adossée au mur d'enceinte, il ne subsiste que le caveau, dont l'accès est fermé par un portillon en fonte, qui devait initialement délimiter l'enclos.

    B148 : concession acquise en mars 1838 par Paul Jules Amédée Douchet et agrandie en juin 1848 par Laure Legenne, veuve Douchet, domiciliée rue Desprez.

    B 149 : concession acquise en avril 1828 par Frédéric Soyez, domicilié rue Basse-Saint-Martin.

    B 150 : concession acquise en septembre 1828 par Augustin Retourné et par Flore Sophie Leuillier, domiciliés rue des Sergents.

  • Plaine B. Tombeau disparu, décrit par Stéphane Comte, en 1847

    Tombeau (colonne funéraire) Delamorlière

    "Sous cette colonne, supportée par un double socle en pierre de Senlis, surmontée d´une urne cinéraire et entourée de six bornes carrées avec barres de fer et rosaces, repose M. DELAMORLIERE, Jean-Baptiste-Natalis, décédé à l´âge de 73 ans, le 3 décembre 1842.

    Lorsque Lille fut assiégée, en 1792, M. DELAMORLIERE se réunit à la milice citoyenne d´Amiens qui vola au secours de cette ville ; plus tard, il fut incorporé dans l´armée de Sambre-et-Meuse.

    Rentré dans son pays, il succéda à son père dans la direction de sa maison de teinture.

    En 1812, il fut couronné par l´académie d´Amiens qui lui ouvrit ses portes l´année suivante et dont il devint plus tard le secrétaire-perpétuel.

    En 1814, il fut élu membre de la chambre des représentants, et comme tel il ne recula devant aucune des charges de sa périlleuse mission. Obligé de quitter son pays après le désastre de Waterloo, il y rentra quelque temps après et continua la carrière commerciale.

    En 1830, il salua avec bonheur la Révolution de Juillet. C´est à cette époque qu´il fut nommé receveur des contributions directes de l´un des arrondissements de la ville, emploi qu´il occupait encore à sa mort.

    Il est l´auteur de la Translation des cendres de Gresset, d´une épitre à Dijon, d´un poème intitulé : le Soldat voyageur et de quelques ouvrages industriels.

    Peu d´hommes ont honoré leur carrière par de si utiles services et de si éminentes vertus. Il mourut victime du devoir qu´il voulut remplir en assistant aux obsèques d´un ami, lorsque ses forces, depuis longtemps altérées, lui conseillaient d´éviter de semblables impressions : il tomba mourant dans l´église où sa sensibilité l´avait conduit."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 89-90.

  • Plaine B. Monuments repérés

    Tombeau (stèle funéraire) Labesse-Laremuth et Labesse-Galet (B1A)

    Concession acquise en novembre 1846 par Noël Eléonore Labesse, maître-teinturier, domicilié à Amiens, 38 rue des Marissons, agrandie une première fois en juillet 1853 par l'acquéreur puis une seconde fois en avril 1874 par Charles Noël Labesse, représentant de commerce, domicilié à Amiens, 40 boulevard de Beauvais.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à barreaux croisés, fixée sur des poteaux en calcaire. Les parties de clôture antérieure et droite ont disparu. Elle contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont seule la base subsiste en élévation. La partie supérieure du monument, complètement recouverte par la végétation, est déposée en de nombreux fragments au pied de cette base.

    Tombeau (stèle funéraire) Decaix-Haraux (B1bis)

    Concession acquise en août 1894 par Louis Decaix, propriétaire, domicilié à Amiens, 5 rue de l'Abbaye par madame veuve Boullanger-Decaix Stéphanie, rentière, domiciliée à Etinehen et par Alphonse Decaix, propriétaire, domicilié à Amiens, 13 rue Debray.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, contient les vestiges d'une stèle en pierre de Tournai, déposée, probablement élevée vers 1894 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Mullier-Bois (B5)

    Concession acquise en février 1882 par Stéphanie Bois veuve Mullier, couturière, domicilié à Amiens, 50 rue des Capucins.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont seule la base subsiste en élévation. La partie supérieure du monument est déposée en de nombreux fragments au pied de la base, qui porte l´inscription : Etre ensemble sur la Terre / dans la tombe et au Ciel / fut notre unique vœu.

    Tombeau Morel (B5bis)

    Concession acquise en juin 1911 par Emile Fulgence Morel, facteur, domicilié à Caix (80) par Oswald Morel, coupeur de velours, domicilié à Ferrières (80) et par Jeanne Morel veuve Thuillier, sans profession, domiciliée à Maisnil-les-Ruitz (62).

    Ce tombeau individuel en granite gris dépoli a sans doute été réalisé vers 1911 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Jérôme (B6)

    Concession acquise en juillet 1867 par Honorine Fleury veuve Leboeuffle, domiciliée à Amiens, rue Duméril.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, complètement recouverte par la végétation et déposée en plusieurs fragments.

    Tombeau (stèle funéraire) Gricourt-Lamouche (B6 bis)

    Concession acquise en mai 1905 par Anthime Gricourt, retraité militaire, domicilié à Amiens, 67 rue Rembault.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée et contient les vestiges d'une stèle en pierre, inaccessible et complètement recouverte par la végétation.

    Tombeau (stèle funéraire) Lequien-Delapierre (B7)

    Concession acquise en décembre 1866 par François Lequien, domicilié à Amiens, 310 Grande rue Saint-Maurice.

    Cette concession, délimitée par deux poteaux en calcaire, contient une stèle néogothique en calcaire, en très mauvais état, probablement élevée vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Tattegrain-Canaple (B7bis)

    Concession acquise en août 1904 par Euphrosine Canaple veuve Tattegrain, sans profession, domiciliée à Amiens, 10 bis rue des Marissons. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Gadré a réalisé des travaux en 1905.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte ouvragée et matérialisée par un sol rehaussé recouvert de dalles en pierre de Tournai, contient une stèle néogothique à acrotères stylisés en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Gadré et sans doute réalisée vers 1904 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) ou vers 1905 (autorisations de construction et date de la dernière inhumation).

    Tombeau (dalle funéraire) Jérôme (B8)

    Concession acquise en octobre 1866 par Jérôme Damas, domicilié à Amiens, 17 rue Neuve des Capucins.

    Cette concession, non délimitée, contient une tombale en grès, complètement recouverte par la végétation, sans doute réalisée vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation). Ce tombeau individuel est assez semblable à celui de la concession Leboeuffle-Fleur ( B14).

    Tombeau (sarcophage) Emérelle (B9)

    Concession acquise en septembre 1866 par Jean-Baptiste Emérelle, domicilié à Amiens, 39 rue Martin Bleu Dieu.

    Cette concession, non délimitée, contient un tombeau en forme de sarcophage en pierre de Tournai, en très mauvais état, sans doute réalisé vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau de la famille Mouy-Chrétien (B9bis)

    Concession acquise en août 1904 par Clémentine Joséphine Mouy, institutrice, domiciliée à Amiens, 153 rue du Faubourg de Hem. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lesot frères a réalisé des travaux en 1904.

    Cette concession, délimitée par des poteaux, contient une stèle à croix en granite belge, en partie tombée sur la concession voisine et probablement élevée vers 1904 (date d´acquisition de la concession), date à laquelle les entrepreneurs Lesot-frères ont réalisé des travaux (autorisation de construction).

    Tombeau (sarcophage) Million-Duvauchel (B12bis)

    Concession acquise en mai 1884, par Emélie Sylvie Duvauchel veuve Million, sans profession, domiciliée à Amiens, 46-48 rue de Metz.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est pas délimitée et contient un tombeau en grès en forme de sarcophage, dont la tombale plate est très difficile à lire.

    Tombeau (stèle funéraire) Gobled (B13)

    Concession acquise en septembre 1875, par Jules Eugène Claude, huissier, domicilié à Paris, 5 rue Grenier Saint-Lazare.

    Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que le marbrier A. Dutry a réalisé le monument et des accessoires funéraires en 1875.

    Cette concession, partiellement délimitée, contient une stèle néogothique en pierre de Tournai (voir illustration dans dossier de synthèse), réalisée en 1875 par le marbrier A. Dutry tout comme les accessoires funéraires disparus (autorisations de construction). Il s´agit ici d´un tombeau individuel élevé à la mémoire de M. Henri Gobled, chef d´escadron d´artillerie et chevalier de la Légion d´Honneur. La croix de la Légion d´Honneur est d´ailleurs gravée sur la partie supérieure de la stèle.

    Epitaphe : Ici repose / Henri / GOBLED / Chef d'escadron d'artillerie / Chevalier / de la Légion d'Honneur / décédé le 7 août 1875 / à l'âge de 67 ans.

    Tombeau de la famille Flament (B19)

    Concession acquise en mars 1901 par Clémence Flament, sans profession, domiciliée à Amiens, 15 rue Saint-Fuscien.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte, contient une stèle à croix en granite belge, signée par l'entrepreneur Lesot, et probablement élevée entre 1881 (date de la première inhumation) et 1928 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (cippe) Caille (B34)

    Concession acquise en avril 1860, par monsieur Firmin-Caille Pierre, fabricant, domicilié à Amiens, 4 place des Huchers.

    Cette concession, qui n'est plus délimitée, contient un monument très original en calcaire, présentant une forme remarquable et assez peu fréquente, sans doute réalisé vers 1825-1826 (dates des deux premières inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) des familles Leclerc-Gricourt et Jérôme-Leclerc (B35bis)

    Concession acquise en novembre 1880 par madame veuve Leclercq-Gricourt Flore, domiciliée à Amiens, 54 rue des Capucins.

    Cette concession de type couloir, conservant sa clôture, contient une stèle de forme ogivale à acrotères stylisés en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1880 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Thuillier (vestiges) (B48)

    Concession acquise en octobre 1857, par monsieur Thuillier Victor Joseph, aumônier à Saint-Charles, domicilié à Amiens et par monsieur Thuillier Jules Auguste, domicilié à Amiens, 2 rue des Sergents.

    Cette concession contient les vestiges d'une stèle en calcaire, déposée et probablement élevée vers 1837 (date de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Chartier de la Touche (B52)

    Concession acquise en juillet 1863 par M. Chartier de la Touche, domicilié à Amiens, 1er rue Debray.

    Cette concession, partiellement délimitée, contient une stèle trapézoïdale en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), déposée et signée par l'entrepreneur Galampoix. Ce tombeau individuel a sans doute été réalisé vers 1863 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation).

    Tombeau Brandicourt (B56)

    Concession accordée à titre gratuit par délibération du Conseil municipal en date du 5 avril 1856 à Rosalie Brandicourt afin d'y être inhumée.

    Cette concession, en bordure d'allée et envahie par la végétation, est délimitée par une grille en fonte ouvragée et fer forgé mais semble ne plus contenir de monument.

    Tombeau Deloyen-Godebert (B62)

    Concession acquise en mars 1901 par François Deloyen, officier supérieur en retraite, chevalier de la Légion d'Honneur, domicilié à Amiens, 40 rue Boucher de Perthes.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle à croix en pierre de Tournai, déposée et signée par l'entrepreneur Gevers, qui a probablement été élevée entre 1874 (date de la première inhumation) et 1909 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Spéry (B85)

    Concession acquise en janvier 1873 par Georges Spéry, chef de gare, domicilié à Arras (62). Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent cependant que l'entrepreneur Cavillon-Galampoix a réalisé des travaux en 1905.

    Cette concession, partiellement délimitée par des poteaux en calcaire, contient une stèle cintrée (déposée) en calcaire, signée par l'entrepreneur Galampoix. Bien qu´aucune inhumation n´ait été enregistrée, deux dates de décès sont gravées sur le monument, probablement élevé vers 1872 (date de la première inhumation mentionnée) pour le professeur d´Université Adolphe Henri Spéry, ou vers 1873 (date d´acquisition de la concession).

    Épitaphe : Dans l'attente de la résurrection / Ici / repose le corps de / Monsieur Adolphe Henri / SPERY / Veuf de Madame Mary / BROADWOOD / ancien professeur de l'Université / Né à Courcelles (Somme) / le 15 août 1792 / décédé à Paris / le 17 décembre 1872.

    Tombeau Plée-Pigou (B89)

    Concession acquise en mai 1850 par madame veuve Plée, née Pigou, domiciliée à Amiens, 6 Place Saint-Firmin.

    Cette concession, délimitée par une grille en fer forgé, contient les vestiges d'un monument non identifié, sans doute réalisé vers 1850 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (croix funéraire) Binet-Devauchelle (B93)

    Concession acquise en juin 1850 par Charles Binet, domicilié à Amiens, 19 Place de l'Hôtel de Ville.

    Cette concession, partiellement délimitée, contient une croix funéraire en fer forgé, caractéristique du milieu du 19e siècle et probablement élevée vers 1850 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Brazier-Devalois (B95)

    Concession acquise en avril 1850, par Juste Edouard Brazier, domicilié à Amiens, rue des Coches.

    Cette concession, ne conservant plus sa clôture, contient une stèle rectangulaire en calcaire sans doute réalisée vers 1850 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Debry-Bailly (B96)

    Concession acquise en février 1877 par Flore Bailly veuve Debry, rentière, domiciliée à Amiens, 35 rue des Jacobins.

    Cette concession, ne conservant plus sa clôture, contient la base d'une stèle en calcaire, signée par l'entrepreneur H. Lamolet et probablement élevée entre 1862 et 1879 (dates des première et dernière inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Bellée-Guichard (B98)

    Concession acquise en juin 1875 par Julie Binet veuve Guichard, domiciliée à Amiens, 73 rue Verte.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, sans doute réalisée vers 1875 (date de l´acquisition de la concession et de la dernière inhumation).

    Tombeau (croix funéraire) Fallières (B109)

    Concession acquise en mai 1874 par l'Abbé Pierre François Fallières, Grand Vicaire du Diocèse d'Amiens, domicilié à Amiens, 1 place de l'Evêché.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, contient une croix funéraire en fonte et fer forgé déposée, probablement élevée au cours du 3e quart du 19e siècle, entre 1858 (date de l´unique inhumation enregistrée) et 1874 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) Lecointe-Delamorlière (B110)

    Concession acquise en décembre 1849 par madame veuve Lecointe-Delamorlière, domiciliée à Amiens, 13 rue Saint-Leu et agrandie en août 1862 par Alphonse Lecointe, domicilié à Mailly-Rainneval (80).

    Cette concession est délimitée par une grille en fonte et fer forgé et contient une stèle architecturée de style néogothique en calcaire, sans doute été réalisée entre 1849 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et 1861 (date de l´une des inhumations) ou 1862 (date d´agrandissement de la concession). Un tombeau comparable, quoique plus ancien et bien plus ouvragé (oeuvre des frères Duthoit) a été recensé en plaine H (n° 71). On signalera la présence d´un auvent à usage de porte-couronne, dont il ne reste plus que l'armature métallique en très mauvais état au centre de la concession.

    Tombeau (sarcophage) Leboeuffle (B111)

    Concession acquise en décembre 1849, par Paul Georges Alfred Leboeuffle, domicilié à Amiens, 58 rue Saint-Jacques.

    Cette concession, qui n'est pas délimitée, contient un sarcophage à tombale cintrée en calcaire, remanié en 2006. Ce tombeau, assez semblable à celui situé en plaine B (n° 106), a sans doute été réalisé vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Dubos (B110bis)

    Concession acquise en janvier 1908 par Jean Sauvenay, sans profession, domicilié à Amiens, 3 rue d'Alger.

    Cette concession, qui ne conserve que partiellement sa clôture, contient une stèle néogothique en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1908 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation).

    Tombeau (colonne funéraire) Delamorlière (B117)

    Concession acquise en mars 1844, par Théophile Delamorlière, domicilié à Camps-en-Amiénois (80), représenté par Jean-Baptiste Lecointe, domicilié à Mailly-Rainneval (80).

    Une note en marge indique que cette sépulture est à conserver par décision de monsieur le Maire en date du 28 octobre 1938, en raison de l'importance du défunt dans l'Histoire locale. Jean-Baptiste Noël Delamorlière, décédé le 3 décembre 1842, était receveur des Contributions directes, membre de l'Académie des Sciences, Arts et Lettres d'Amiens et surtout ancien député.

    La sépulture de M. Delamorlière est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'une "colonne, supportée par un double socle en pierre de Senlis" ; (cf. annexe 2).

    Cette concession, délimitée par des poteaux en calcaire, contient une colonne funéraire en calcaire (déposée) et probablement élevée vers 1842 (date de la première inhumation) ou 1844 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Dupuis-Cateigne (B122) ILLUSTRATION

    Concession fut acquise en novembre 1863, par Charles Dupuis, domicilié à Amiens, 63 Chaussée d'Albert. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Tattegrain-Lamolet a réalisé des travaux en 1884.

    Cette concession, partiellement délimitée, contient une stèle cintrée, qui a sans doute été remaniée et porte la signature de l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain. La base en calcaire semble être l´élément le plus ancien du tombeau et peut avoir été réalisée entre 1835 (date de la première inhumation) et 1863 (date d´acquisition de la concession). La partie supérieure en granito a probablement été élevée vers 1884 (date de l´une des inhumations) et date à laquelle l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain a réalisé des travaux (autorisations de construction) ou 1892 (date de la dernière inhumation) comme semblerait l´attester la calligraphie des épitaphes (analyse stylistique).

    Épitaphe : Charles Louis Joseph / DUPUIS / ancien directeur de l'Ecole Mutuelle / officier d'Académie / - / Bienfaiteur / de la Caisse des Ecoles / Né à Amiens le 24 juillet 1824 / décédé en cette ville le 11 février 1892.

    Enclos funéraire de la famille Becquerelle-Guichard (B125-126-127)

    Concession acquise en décembre 1866 par François Guichard, domicilié rue de Metz, et agrandie par Mme Guichard veuve Becquerelle, rentière domiciliée rue de la Hotoie, en octobre 1866, en octobre 1872 et en mai 1879. Les archives conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que le caveau est construit en 1879 par l´entrepreneur de monuments funèbres A. Sallé fils et que la colonne en marbre et un porte-couronne en granit sont placés dans la concession en 1880 par le marbrier A. Dutry.

    Cet enclos funéraire, réunissant trois concessions acquises entre 1866 et 1890, comprend deux tombeaux.

    L'un est un tombeau individuel, qui présente la forme d'une colonne (ILLUSTRATION), signé par le marbrier A. Dutry et réalisée en 1880. Ornée d'une guirlande de fleurs et surmontée d'une petite croix (manquante), la colonne est dédiée à la mémoire d'un soldat mort au combat, comme c'est souvent le cas de ce type de monument funéraire. On remarquera ici que le monument est placé dix ans après le décès du défunt auquel il est dédié.

    Il pourrait s´agir du marbrier signalé par Stéphane Comte (1847) ou d´une seconde génération de fabricant, dont plusieurs tombeaux ont été identifiés (cimetière du Vieux Saint-Acheul).

    Le second, signé A. Sallé, présente la forme d'une stèle, sans doute érigée vers 1880 (date de la construction du caveau) ou vers 1890, date du décès du négociant Alphonse Becquerelle, dont l'épitaphe occupe la table centrale. Cette datation tardive est accréditée par la forme de la stèle, proche de celle de la famille Bonvallet (O 154) et par l'emploi de la pierre de Tournai pour le tombeau, comme pour le mobilier (porte-couronne et jardinières). Cette stèle remplace peut-être un tombeau plus ancien, bien qu'aucune date de décès ne coïncide avec les dates d'acquisition et d'agrandissement de la concession. Elle illustre une variante stylisée de la stèle à entablement et fronton à acrotères, dont on trouve un modèle identique en calcaire, légèrement postérieur, à Boves (cimetière Notre-Dame).

    Épitaphe (table centrale de la stèle) : Alphonse Becquerelle / négociant / époux de Berthe Vaquette / décédé le 17 8bre 1890 / âgé de 32 ans.

    Épitaphe (colonne) : A la mémoire de Alexandre Becquerelle / sous-officier du 10e de ligne / décédé au combat de Sainte-Barbe / le 1er 7bre1870 / à l'âge de 25 ans.

    Enclos funéraire Guichard-Binet (B130)

    Concession acquise en décembre 1865 par Julie Guichard née Binet, domiciliée rue des Capucins.

    Cette sépulture comprend deux tombeaux élevés au 20e siècle, l'un présente la forme peu fréquente du sarcophage, ici en béton aggloméré, l'autre celle d'une stèle de style Art-Déco. Cette dernière, destinée à une famille dont il n'est pas fait mention dans le registre, pourrait provenir d'une autre concession.

    Enclos funéraire des familles Tellier-Asselin-Andrieux (B132)

    Concession acquise en juin 1844 par Louis Joseph Assellin-Tellier, domicilié rue de Noyon, et par Auguste Tellier, domicilié à Condé-sur-Noireau (Calvados).

    Cet enclos funéraire comprend trois tombeaux, une stèle et deux croix monumentales identiques, formant une composition symétrique.

    La stèle, qui présente une forme identique à celle de l´enclos funéraire de la famille Leprince (L 28), peut avoir été réalisée vers 1844 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Un nettoyage est nécessaire pour confirmer la datation.

    Les deux croix monumentales en fer sont postérieures. Elles constituent des exemples relativement bien conservés d'un type traditionnel de la région, généralement polychrome.

    Tombeau (stèle funéraire) Dourlens (B136)

    Concession acquise en août 1857 par Pierre Nicolas Bernardin Dourlens, propriétaire, domicilié rue Mazagran.

    Cette stèle, a sans doute été érigé vers 1857, date de la première inhumation. Le concessionnaire est lié à la famille Degand, dont la concession voisine (B 134) est acquise au même moment.

    Enclos funéraire Deflers et Deflers-Canda (B 139-140)

    Concessions acquises, en mai 1850 et novembre 1868, par Marie Adélaïde Michelle Deflers, domiciliée rue des Trois-Cailloux et par Pierre Louis Marie Ernest Deflers, domicilié à Nancy.

    Cet enclos funéraire est formé de deux concessions acquises en 1850 et 1868 par deux membres d'une même famille. Elle contient deux stèles funéraires identiques, élevées côte à côte, l'une entre 1850 et 1855 (dates d'acquisition de la concession et du premier décès mentionné sur la stèle), l'autre entre 1868 et 1877 (dates d'acquisition de la concession et du décès du concessionnaire, ancien conseiller à la cour d'Appel de Nancy).

    Tombeau (stèle funéraire) de Narcisse Retourné (B151)

    Concession acquise en juin 1835 par Narcisse Retourné, domicilié rue des Sergents.

    Cette stèle en marbre a sans doute été réalisé vers 1853, date du décès du concessionnaire Narcisse Retourné, ancien négociant. Il constitue un des plus anciens tombeaux de style néogothique, dont Stéphane Comte (1847) mentionne quelques exemples réalisés dans les années 1840.

    Une stèle identique, réalisée vers 1869, a été recensée dans une concession (L 27) également acquise par un négociant. On signalera également le lien familial établi avec les acquéreurs de la concession voisine (B 150), dont le tombeau est actuellement détruit (cf. annexe).

    Épitaphe : Narcisse Retourné / prop[riétai]re en cette ville / ancien négociant / décédé à Paris le 23 février 1853.

    Tombeau (croix funéraire) Fauquelle-Herbet (B154)

    Concession acquise en décembre 1834 par la veuve Fauquelle-Herbet, domiciliée rue des Prêtres.

    Cette concession, adossée au mur d'enceinte, n'a pas ou plus de délimitation. Elle contient une croix monumentale en fer, en mauvais état, fichée en pleine terre.

    Ce tombeau en forme de croix monumentale, ici en fer, peut dater de la 2e moitié du 19e siècle. Il illustre une forme traditionnelle de la région, généralement polychrome.

Références documentaires

Documents d'archives
  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/8. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1900-1904).

  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

Documents figurés
  • Plan du cimetière général de la Maladrerie, dessin par Cheussey architecte communal, 1828 (BM Amiens ; PA 65).

  • Amiens. Plan cadastral. Section F, dite de Saint-Maurice, dessin, par Leblanc géomètre, 1852 (DGI).

  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 3, [s.d.] (AC Amiens).

    AC Amiens
Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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- Vincent Caroline