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Sucrerie de betteraves Bullot et Cie, puis Hervaux et Cie, puis Boisseau et Cie, puis Duchêne et Cie, devenue sucrerie et distillerie Say, actuellement sucrerie de betteraves Tereos

Dossier IA60001075 réalisé en 1990

Fiche

  • Vue générale de l'usine, flanc est.
    Vue générale de l'usine, flanc est.
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  • Parties constituantes

    • conciergerie
    • pont bascule
    • bureau
    • atelier de fabrication
    • chaufferie
    • four à chaux
    • aire de lavage
    • réservoir industriel
    • magasin industriel
    • cheminée d'usine
    • aire des matières premières
    • hangar industriel
    • remise
    • logement patronal
    • jardin
    • écurie
    • cantine
    • logement
    • entrepôt industriel
    • voie ferrée

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Précision dénomination sucrerie de betteraves
distillerie d'alcool de betteraves
Appellations Bullot et Cie, Hervaux et Cie, Boisseau et Cie, Duchêne et Cie, Sucrerie et Distillerie de Chevrières, Froyère Duchêne et Cie, Béghin-Say
Parties constituantes non étudiées conciergerie, pont bascule, bureau, atelier de fabrication, chaufferie, four à chaux, aire de lavage, réservoir industriel, magasin industriel, cheminée d'usine, aire des matières premières, hangar industriel, remise, logement patronal, jardin, écurie, cantine, logement, entrepôt industriel, voie ferrée
Dénominations sucrerie, distillerie
Aire d'étude et canton Compiégnois - Estrées-Saint-Denis
Adresse Commune : Chevrières
Lieu-dit : près du Haut-de-la-Justice
Adresse : R.D. 155
Cadastre : 1984 ZA 110 ; 1984 ZB 42, 43
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Grandfresnoy

Louis Eugène Bullot, notaire au Meux (Oise), souhaite investir dans l'industrie sucrière qui génère de nombreux bénéfices depuis le milieu du 19e siècle. Il fonde alors les sucreries d'Hattencourt (Somme), de Neuville-Vitasse (Nord) et de Chevrières en 1876. L'usine comporte dès l'origine un four à chaux, des appareils destinés à la production de sucre, un four à revivifier le noir animal et un gazomètre pour l'éclairage de l'usine. A la fin du 19e siècle siècle, Eugène Bullot se retire progressivement de l'entreprise pour la confier à son fils, notaire également et surtout à son cousin, Félix Hervaux. Ce dernier devient actionnaire principal en 1902. L'entreprise porte alors la raison sociale Hervaux et Cie. Après la Première Guerre mondiale, elle prend le nom de Boisseau et Cie (1924). A partir de 1928, la direction est assurée par Michel Duchêne, auparavant ingénieur à la sucrerie Say de Bordeaux. Progressivement, il va s'imposer comme le grand rénovateur de la sucrerie. En 1937, il devient l'actionnaire principal de la sucrerie et fait ajouter une distillerie d'alcool afin de diversifier la production et les débouchés. Et en 1946, il rachète la sucrerie voisine de Froyères, dont il assure la poursuite de l'activité jusqu'en 1957. Son décès en 1962 provoque le rachat de la sucrerie par le groupe Say au cours de l'année suivante. L'activité de distillation d'alcool est arrêtée en 1970 et permet de reconcentrer les investissements sur l'unité de production sucrière. La partie centrale des ateliers de fabrication et le logement patronal sont les bâtiments les plus anciens du site et remontent à la fondation de l'établissement. L'ancien entrepôt à sucre, les ateliers contigus avec sheds et la chaufferie datent du 2e quart du 20e siècle. La plus grande partie des autres bâtiments date de 1974 et de 1985, correspondant aux dernières grandes phases de modernisation. En 1990, l'unité de conditionnement est arrêtée. A la fermeture de l'usine de Vauciennes, en 1999, la sucrerie de Chevrières récupère l'activité des sucres liquides et mélanges. En 2003, comme toutes les unités de production dépendant de Beghin-Say, l'usine de Chevrières intègre Union SDA, puis le groupe Tereos l'année suivante. L'usine, dont l'atelier de production de fructo-oligosaccharides a été doublé en 2008, est aujourd'hui la dernière sucrerie en activité dans le département de l'Oise. L'usine s'étend également sur la commune de Grandfresnoy (cadastre 1982 ZK 0) et dispose d' une station de pompage dans le bourg de Chevrières. En 1877, la sucrerie est équipée de 3 chaudières à vapeur. En 1926, la sucrerie possède une capacité de traitement de 400 t. de betteraves par jour. Elle atteint 500 t de betteraves à partir de 1957. La distillerie annexe (betteraves et mélasse) produit 180 hl d'alcool par jour. En 1956, l'usine possède toujours une capacité de traitement journalier de 500 t. de betteraves. En 2010, l'usine possède une capacité de traitement journalier de 12000 t de betteraves. Elle a produit 135000 t de sucre au cours de cette campagne, 100000 t. de sirops et 50000 t de sirops de basse pureté. En 1931, l'usine emploie 165 personnes. En 1962, l'établissement est classé parmi les entreprises qui emploient plus de 100 salariés. En 1983, la sucrerie fonctionne en saison avec 205 salariés. En 2010, l'usine emploie 118 salariés permanents et 80 saisonniers.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle
Dates 1876, daté par source, daté par tradition orale
Auteur(s) Personnalité : Bullot Louis Eugène, propriétaire, commanditaire
Personnalité : Herveaux Félix, propriétaire, commanditaire

Site desservi par un embranchement ferroviaire. L'usine est dotée de 3 cheminées d'usine à fûts métalliques, datant du 4e quart du 20e siècle. Le logement patronal en brique et pierre comporte une élévation ordonnancée, à un étage carré et un étage de comble. Il est couvert d'un toit en ardoise, à longs pans et croupe. L'atelier de fabrication est en brique, construit sur un sous-sol, avec deux étages carrés. Les autres ateliers de fabrication en sont également en brique, mais à sheds et pan de fer. L'entrepôt industriel est en brique, à charpente métallique apparente. La chaufferie est en brique avec comble à surcroît. Les logements ouvriers sont en brique à un étage carré et étage de comble, ardoise en couverture. Les parties récentes sont en parpaings de béton ou béton armé, recouverts d' un essentage de tôles avec un toit généralement en terrasse en tôle ondulée.

Murs brique
fer
béton
essentage de tôle
brique et pierre
pan de fer
parpaing de béton
béton armé
Toit ardoise, tuile mécanique, tôle ondulée, verre en couverture
Étages sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble, comble à surcroît
Couvrements charpente métallique apparente
Couvertures toit à longs pans
shed
pignon couvert
croupe
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Oise. Série M. Mp 2563 : Etablissements insalubres, incommodes et dangereux, commune de Trosly-Breuil (1832-1938)

    Mp 2440 : Commune de Chevrières (1835-1937)
  • AD Somme ; Z 927. Bulletin de l'Apave, 1893.

    p. 65
Documents figurés
  • Chevrières. La Sucrerie, carte postale, vers 1905 (Paris, CEDUS).

  • 573. Chevrières. La Sucrerie. Arrondissement de Compiègne (Oise), carte postale, par collection M.B., vers 1910 (Paris, CEDUS).

  • Chevrières. La sucrerie, carte postale, [s.d.] (AP).

  • Grand-Fresnoy. La fabrique de sucre, carte postale, Decelle Compiègne, s.d. [vers 1905], (Paris, CEDUS).

  • Vue aérienne, photographie, 1967 (AP).

Bibliographie
  • Chambre Régionale du Commerce et de l'Industrie de Picardie. Panorama des industries de l'Oise, 1983.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Colzy-Frichet Hélène - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Fournier Bertrand