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Tombeau (stèle funéraire) Vasseur

Dossier IA80005356 inclus dans Plaine L réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

AppellationsVasseur
Parties constituantes non étudiéesclôture
Dénominationstombeau
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , 137 plaine L
Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en octobre 1835, par Vincent, Bruno, Joseph Vasseur, propriétaire, domicilié à Amiens, 20 rue des Capucins.

La sépulture Vasseur est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'un monument "de forme méplate, surmonté d'une fort belle pyramide [...] flanqué de chaque côté par un pilastre [...] couronné par un chapiteau formé par deux consoles en volutes", attribué à l'entrepreneur Mangot fils, sur les plans de MM. Duthoit qui ont également sculpté le décor (cf. annexe).

Le rapport de l'architecte communal du 20 avril 1925 préconise la conservation de ce monument qui présente "un intérêt d'art".

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e)
Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e) (1800 - )

Maître-maçon. Fils de Pierre Louis Mangot (1777-1841).


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entrepreneur signature
Auteur : Duthoit Louis , dit(e)
Duthoit Louis , dit(e) (1807 - 1874)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit.


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sculpteur attribution par travaux historiques
Auteur : Duthoit Aimé , dit(e)
Duthoit Aimé , dit(e) (1803 - 1869)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit et père de l'architecte Edmond Duthoit.


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sculpteur attribution par travaux historiques

Cette concession, adossée au second mur d'enceinte, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé (déposée) à portillon central (disparu), subsistant à l'état de vestiges et fixée sur une bordure en calcaire. Elle contient une stèle architecturée en calcaire, agrémentée de trois tables en marbre. La partie supérieure est ornée à gauche et à droite d'un petit fronton à volutes et acrotères et un grand élément vertical et trapézoïdal (?), aujourd'hui déposé, surmontait la partie centrale. De part et d'autre du tombeau sont disposées deux statues (étudiées) et les vestiges de deux anges (?) en plâtre posés sur un socle en calcaire (celui de droite est déposé).

Inscriptions :

Dates des décès : [illisible] / 1835 ; 1818 / 1870 ; 1886.

Épitaphe : Mr. Jean-Baptiste Joseph Bruno VASSEUR / propriétaire en cette ville, décédé le 28 septembre 1835 / âgé de 46 ans.

Murscalcaire
marbre
plâtre
fonte
fer
Typologiesstèle funéraire architecturée
État de conservationmauvais état, envahi par la végétation
Techniquesferronnerie
fonderie
sculpture
Précision représentations

La grille est ornée de fleurons et d'urnes voilées.

Les deux frontons à volutes sont sculptés d'un décor végétal (feuillage, fleurs, palmettes) et les acrotères sont gravés d'une fleur.

Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé (en très mauvais état), contient un monument en calcaire, dont la partie supérieure est brisée. Ce tombeau a sans doute réalisée vers 1835, date d´acquisition de la concession et du décès de Jean-Baptiste Joseph Bruno Vasseur. Il est décrit par S. Comte (1847), qui en attribue l'exécution à l'entrepreneur Mangot fils et la conception et le décor sculpté aux frères Duthoit (cf. annexe). Le rapport de l'architecte communal du 20 avril 1925 préconise la conservation de ce monument qui présente "un intérêt d'art".

Les deux statues (étudiées), placées au devant de la stèle, sont vraisemblablement postérieures à la visite de S. Comte, qui n'en fait pas mention.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1986/06/25

Annexes

  • Extrait de : Promenades au cimetière de la Madeleine [Vasseur]

    "Ce n'est pas sans quelque peu d'émotion que nous nous arrêtons devant le second monument à la suite du précédent : nous voulons parler de celui de M. VASSEUR, fils de Bruno VASSEUR, dont nous nous sommes occupés lors de notre visite dans la plaine F.

    Ne semble-t-il pas que cette famille soit prédestinée à de funestes accidents, quand on pense au père, mort d'une chute faite du haut en bas du clocher de la cathédrale, et au fils, victime d'un évènement tragique, conçu et exécuté par une pensée criminelle. Il ne nous appartient point, et nous ne voulons, à aucun prix, réveiller des haines éteintes, souffler sur les passions pour les rallumer, nous nous bornons à relater un fait qui appartient à l'histoire de la cité.

    Le 10 septembre 1835, M. BRUNO, propriétaire, se rendait à la campagne pour visiter une propriété ; il était en cabriolet, et son fils l'accompagnait à cheval. Arrivés à une certaine distance, dans la campagne, ils furent rejoints par M. [...], également monté à cheval, et qui, parvenu un peu au-delà du cabriolet dans lequel était M. BRUNO, se retourna, et tira subitement sur celui-ci un coup de pistolet dont il fut mortellement blessé. Le fils, qui n'avait pu prévoir ni prévenir une pareille tentative, transporta son père à Boves où les plus grands soins lui furent prodigués. Nous croyons devoir nous abstenir de relater les causes attribuées à l'exécution de ce crime. M. BRUNO mourut des suites de sa blessure le 28 septembre de la même année, c'est-à-dire dix-huit jours après l'événement dont il fut victime. Il était âgé de 47 ans.

    Son monument, de forme méplate, est surmonté d'une fort belle pyramide. Sur la face est appliquée une belle table de marbre noir, sur laquelle est l'épitaphe du sieur BRUNO et celle de son épouse, Émilie-Christine LESUEUR, décédé le 13 novembre 1838, à l'âge de 25 ans. Il est flanqué de chaque côté par un pilastre dont la face est recouverte d'une table de marbre destinée à recevoir d'autres inscriptions ; ces pilastres sont couronnés chacun par un chapiteau formé par deux consoles en volutes, tant sur les faces que sur les côtés latéraux, et supportant une urne en marbre noir. A l'élévation postérieure de la pyramide, est sculptée une urne lacrymatoire entrelacée de feuilles et de fleurs de pavots et de cyprès, et à l'élévation supérieure, une couronne d'olivier entourant un clepsydre ailé. Entre ces deux ornements, est gravée en relief l'indication de la famille à laquelle est affectée cette sépulture. Elle est entourée d'une grille en fer.

    L'exécution de ce monument, en tout remarquable, est de M. Mangot fils, sur les plans de MM. Duthoit, desquels sont les ornements."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 209-211.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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