Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Usine de serrurerie Maquennehem et Imbert, puis Imbert Ricquier, puis Bricard

Dossier IA00076618 réalisé en 1985

Fiche

  • Atelier de fabrication principal.
    Atelier de fabrication principal.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • conciergerie
    • cour
    • atelier de fabrication
    • entrepôt industriel
    • jardin
    • bureau
    • magasin industriel
Appellations Maquennehem et Imbert , Imbert Ricquier , Bricard , Sterlin
Parties constituantes non étudiées conciergerie, cour, atelier de fabrication, entrepôt industriel, jardin, bureau, magasin industriel
Dénominations usine de serrurerie
Aire d'étude et canton Trois Vallées - Friville-Escarbotin
Adresse Commune : Friville-Escarbotin
Adresse : 38 rue Henri-Barbusse
Cadastre : 2014 AD 143, 156, 158, 161, 163, 230, 285, 369, 370

La trace la plus ancienne de la famille Maquennehen remonte à entre 1706 et 1772 ou Jacques Maquennehen est recensé comme maître-horloger à Escarbotin. Les descendants seront tour à tour maître horloger, fabricant mécanicien de fer , marchand de serrures, fabricants de serrures et manufacturier industriel de serrures.

Le cadastre napoléonien de 1825 dévoile que les parcelles aujourd’hui occupées ne comportaient pas de construction au moment de son établissement.

Un article de presse indique qu'un important incendie a lieu au sein de la manufacture en 1872. L'usine est particulièrement touchée et les principaux bâtiments doivent être reconstruits.

Un en-tête de facture d'entreprise de la fin du 19e siècle (ill.) dévoile que l'usine comprenait l'atelier de fabrication principal avec le clocheton en façade ainsi que les bureaux et autres ateliers de fabrication au sein de deux bâtiments successifs construits en briques perpendiculairement à la rue. Des écuries, aujourd'hui disparues, étaient également édifiées en fond de parcelle. Le logement patronal, aujourd'hui détruit, prenait place au sein d'une parcelle close de murs en briques qui séparait l'ensemble de l'usine et de la rue. Des dépendances et des jardins furent édifiés à l'arrière de la demeure.

Le second en-tête de facture d'entreprise du tout début du 20e siècle (ill.) montre les mêmes bâtiments auxquels ont été ajoutés la conciergerie en 1899 (selon les matrices cadastrales) et un nouveau logement patronal, muni de dépendances, construit entre la toute fin du 19e siècle et le début du 20e siècle. Les dépendances du premier logement patronal ont été détruites pour laisser place à un plus grand jardin attenant à la propriété.

La troisième lithographie (ill.), issue d'un catalogue de vente datant des années 1910, reste le témoin d'un changement majeure dans la disposition de l'usine. Le premier logement patronal a été détruit afin de construire une véritable demeure d'industriel en fond de parcelle et quelque peu éloignée de la rue et de l'usine. Elle est accessible depuis la rue via une grande allée bordée d'arbres. L'ensemble des demeures est séparé de l'usine par un mur bahut surmonté d'une grille en fer forgé. Une cheminée industrielle a été construite à l'est de l'atelier de fabrication principal.

Les matrices cadastrales indiquent que l'usine à la fin du 19e et au début du 20e siècle était composé d'une fonderie, d'écuries et de remises, d'un hangar à coke, d'une fabrique de serrurerie, d'un atelier des machines, de bureaux et de magasins ainsi que d'une maison de concierge (1899).

En 1920, l'usine est rachetée par Émile Chauvat, qui implante également une partie de la société à Moulins. Il ajoute à l'ensemble des constructions un atelier d'outillage et un atelier d'usinage situés à l'ouest de l'atelier principal.

En 1946, Émile Chauvat, tout en conservant la marque J.P.M vend l'usine de Friville-Escarbotin à Bricard. Cette dernière construit de nouveaux bâtiments dont un entrepôt situé à l'arrière de l'atelier principal en 1950, une fonderie de laiton en 1955, une fonderie de zamack en 1963, un atelier d'usinage et des vestiaires en 1965. A l'est de l'ensemble est également construit un atelier de fabrication en 1953 qui est agrandi en 1973. Un magasin et un entrepôt ainsi qu'une aire de stockage pour camion sont construits en 1987 et 1988 à l'est des dernières constructions.

En 1989, le groupe Rosario achète Bricard. Le site fermera tout de même ses portes en 2001 et fut racheté par la suite par la commune dans le but de réhabiliter l'ensemble présent aujourd'hui en plein cœur de ville.

Au niveau des effectifs, l'usine employait 128 personnes en 1914 et 50 personnes en 1918. Durant ce conflit elle produira de nombreuses serrures pour la marine et des gaines relais. Le panorama de l'industrie indique que l'usine employait plus de 100 salariés en 1962 et plus de 205 en 1983.

Les archives (série 5M) atteste la présence de chaudières à vapeur en 1897 et 1907.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 20e siècle
Dates 1920, daté par tradition orale
1937, daté par tradition orale
1953, daté par tradition orale
1955, daté par tradition orale
1963, daté par tradition orale
1973, daté par tradition orale
1988, daté par tradition orale

L'ancienne usine de serrurerie est composée d'un atelier principal construit en briques. Son toit, couvert de tuiles, est à longs pans et comble à surcroît avec pignon à redent surmonté d'un clocheton. Une horloge prend place au-dessus de l'entrée centrale et principale. Plusieurs inscriptions ont été repérées dont "Atelier" inscrit sur la porte principale, "Maquennehen et Imbert" et "J.P.M" sur deux cartouches situés de part et d'autre de l'horloge ainsi que "Manufacture de serrurerie" sur un cartouche entre l'entrée principale et l'horloge. La façade antérieure présente trois séries de verrières dans des baies à arc en plein-cintre.

Les anciens bureaux et magasins, situés à l'ouest sont également construits en briques et couverts d'ardoises. Ils présentent une façade ordonnancée de quinze travées. Un pignon a redent sépare les deux bâtiments successifs construits perpendiculairement à la rue.

La conciergerie construite sur rue, est en briques. Elle possède un étage carré ainsi qu'une travée en retour d'équerre et un toit à croupes, couvert d'ardoises.

Les plus récents bâtiments de fabrication en rez-de-chaussée sont édifiés en briques, en ciment et possèdent un toit-terrasse. Des verrières prennent place sur la partie supérieure des murs. Un cartouche portant l'inscription "Bricard" est situé sur la partie supérieure de la façade sur rue.

Murs brique
pierre
Toit ardoise, tuile mécanique, verre en couverture
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
Couvrements charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation à travées, élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
croupe
pignon couvert
pignon découvert
shed
Escaliers
Énergies énergie thermique
énergie électrique

En 1902, l'usine Imbert-Maquennehen construit une fonderie de cuivre, bronze et nickel à Béthencourt-sur-Mer (étudiée).

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1988 par Benoît Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Frédéric-Nicolas Kocourek en 2014, dans le cadre de l’inventaire topographique du Vimeu industriel.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série P ; 3 P 368/9. Friville-Escarbotin. Matrices des propriétés bâties, 1882-1911.

Documents figurés
  • Friville-Escarbotin. Usine Maquennehen-Imbert, en-tête de papier imprimé, début du 20e siècle (coll. part.).

  • Friville-Escarbotin, en-tête de facture d'entreprise, [fin du 19e siècle] (coll. part.).

  • Friville-Escarbotin, en-tête de facture d'entreprise, 1932 (coll. part.).

  • Friville-Escarbotin. Vue des bureaux de l'usine et de l'ancien logement patronal, carte postale, [début du 20e siècle] (coll. part.).

  • Friville-Escarbotin. Une usine de serrurerie, carte postale, [début du 20e siècle] (coll. part.).

  • Nouveau plan d'Abbeville monumental, industriel et commercial, 1885 (BM Abbeville).

Bibliographie
  • MUSEE BRICARD. Musée de la serrure. Paris : Musée de la serrure, 1976.

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Kocourek Frédéric-Nicolas
Frédéric-Nicolas Kocourek

Enquêteur externe, chargé de l'inventaire du patrimoine du Vimeu industriel de 2014 à 2016.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.