Dossier d’œuvre architecture IA02002893 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, la communauté d'agglomération de Saint-Quentin
Ancienne Grande Tonnellerie Saint-Quentinoise, puis fonderie de la Société Industrielle des Fontes (SIF), puis CITEF
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Communauté d'agglomération et ville de Saint-Quentin

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Quentinois - Saint-Quentin
  • Commune Saint-Quentin
  • Lieu-dit faubourg d' Isle
  • Adresse chemin Clastrois , 5 allée Saint-Lazare
  • Cadastre 2004 CH 499, 500
  • Dénominations
    tonnellerie, fonderie
  • Appellations
    Grande Tonnellerie Saint-Quentinoise, Société Industrielle des Fontes
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, bureau, entrepôt industriel, salle des machines, logement patronal, logement de contremaître, conciergerie, laboratoire

En 1923, la société Allard et Cie fait édifier sur ce site la Grande Tonnellerie Saint-Quentinoise, dans la proximité de la tonnellerie implantée en 1920, par Gustave Allard, en bordure de l'actuel boulevard Roosevelt (à l'emplacement du centre des impôts). La tonnelerie de Gustave Allard (décédé en 1920), avait été construite grâce aux dommages de guerre perçus en dédommagement de la destruction de la Brasserie de la Glacière dont il était propriétaire depuis 1897, rue de Bellevue.

La Grande Tonnelerie Saint-Quentinoise, construite sur les plans de l'architecte René Viard, entre en activité en 1924, tandis que celle du Gustave Allard (boulevard Roosevelt) est louée au fabricant de meubles Georges Mariage en 1927. Cette usine, implantée en zone non urbanisée, dispose alors de plus vastes locaux et aires de stockage pour le bois, mais aussi d'un embranchement ferroviaire indispensable pour l'alimentation en bois et l'expédition des futailles. Des logements sont construits sur le site : deux logements de contremaître (dont un détruit), une conciergerie, et un "pied-à-terre" pour le directeur selon l'indication des plans. En 1927, la société en commandite est transformée en société anonyme, la Société Fermière des Etablissements Allard. Mais la tonnellerie périclite rapidement, et ferme en 1930.

En 1931, l'usine est saisie, et adjugée en 1932 à la Société Industrielle des Fontes (SIF), société anonyme d'origine ardennaise créée par Maurice Staub (directeur), Louis Journel (banquier saint-quentinois) et Joseph Moulec (représentant). Rapidement la production est orientée vers les pièces en fonte spéciale. L'usine est agrandie en 1967 (par l'entreprise de construction métallique CITEF). A partir de 1975 la fonderie s'oriente vers le secteur ferroviaire et la production de fonte malléable et à graphite lamellaire. En 1982, la fonderie développe la production de fonte à graphite sphéroïdal. Cette entreprise est toujours en activité. Actuellement, 70 % de la production est destinée au secteur ferroviaire (SNCF, Alstom, RATP, etc.) : pièces de voie et de caténaires, de rames. La fonderie actuelle est équipée de deux chaînes automatiques pour le moulage par impact et de trois fours de fusion (d'une capacité de 25 tonnes par jour) installés successivement en 1982 et 1987-1988.

La fonderie emploie 125 salariés en 1960, 180 en 1970, 170 à 175 dans les années 1970-1980, 68 ouvriers en 2000.

Les ateliers sont constitués de trois halles principales accolées. Leurs façades antérieures et structures porteuses sont en béton armé à remplissage de briques peintes ; les charpentes sont métalliques. Les bureaux sont accolés à la façade antérieure de la halle centrale, formant ainsi une saillie, couverte en terrasse. Se sont greffées plusieurs extensions, essentiellement constituées de structures métalliques, parpaings de béton et essentage de tôles. L'ancienne salle des machines et l'ancien séchoir, reconvertis en atelier d'entretien et en laboratoire d'analyse, sont en rez-de-chaussée, en béton armé et brique. Tous ces ateliers sont couverts de toits à longs pans, en fibro-ciment et tôles ondulées, percés de lanterneaux pour les bâtiments les plus anciens. A l'entrée du site est implantée l'ancienne conciergerie, à laquelle sont accolés les anciens garages et pied à terre du directeur. Ces bâtiments, constitués de caves, d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré (conciergerie) ou d'un étage en surcroît (pied à terre), sont construits en brique, enduite à l'étage (et faux pan de bois). Ils sont couverts de toits à longs pans en tuile mécanique et à un pan (garages) en tôles nervurées. Le logement de contremaître, dont le plan est en L, situé de l'autre côté de la cour, est construit suivant les mêmes matériaux, avec un étage carré couvert d'un toit à un pan et d'un toit à longs pans en tuile mécanique. La façade sur cour est percée d'un bow-window au rez-de-chaussée.

  • Murs
    • béton
    • métal
    • brique
    • enduit
    • faux pan de bois
    • essentage de tôle
    • parpaing de béton
    • béton armé
  • Toits
    tuile mécanique, tôle nervurée, tôle ondulée, béton en couverture, ciment amiante en couverture
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • toit à un pan
    • lanterneau
  • Statut de la propriété
    propriété privée