Dossier d’œuvre architecture IA59001625 | Réalisé par
Ramette Jean-Marc (Contributeur)
Ramette Jean-Marc

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.

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Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • enquête thématique départementale, Patrimoine XXe Maubeuge et Val de Sambre
  • patrimoine industriel
Usine de construction électrique dite Électricité & Hydraulique, puis Société Parisienne pour l'Industrie des chemins de fer et des tramways électriques, puis Jeumont-Schneider Industrie, actuellement Framatome et Naval
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Maubeuge Val-de-Sambre - Maubeuge
  • Commune Jeumont
  • Adresse 27 rue de L' Industrie
  • Cadastre 2003 AE 373 à 378
  • Dénominations
    usine de construction électrique
  • Appellations
    Electricité et Hydraulique, Jeumont-Schneider , Jeumont Industrie, Ateliers de Constructions Électriques de Jeumont, FACEJ, Société Anonyme des Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l'Est , Société parisienne pour l'Industrie des chemins de fer et des tramways électriques , ACENE, SPIE, Framatome, Forges et Ateliers de Constructions Électriques de Jeumont, Jeumont Electric
  • Parties constituantes non étudiées
    bâtiment administratif d'entreprise

L'usine Électricité et hydraulique, spécialisée dans la fabrication et le montage de moteurs électriques destinés à la traction sur les canaux, est fondée en 1898 par Julien Dulait. L'usine se développe et étend son activité aux moteurs de tramway.

En 1904, Édouard Empain (1852-1929) rachète l'usine qui devient la Société Parisienne pour l'Industrie des chemins de fer et des tramways Électriques (SPIE), laquelle participera à la construction du métro parisien. C'est à cette période que sont construites une câblerie et une centrale électrique.

En 1906, l'usine devient la Société Anonyme des Ateliers de constructions électriques du nord et de l'est (ACENE) et se spécialise dans la construction de gros matériel électrique.

La construction des grands bureaux est entreprise en 1908.

En 1911, l'usine occupe un terrain de douze hectares et est divisée en quatre départements : le matériel électrique, la fonderie (de fer, de cuivre puis d'acier en 1911), la câblerie (1907) et la centrale électrique (1909, désaffectée en 1930 et détruite en 1998). La Première Guerre mondiale interrompt l'expansion. Les dommages de guerre permettent de reconstituer et de moderniser le matériel. En 1921, les ACENE fusionnent avec les Forges de La Longueville, entreprise de chaudronnerie et construction de charpente métallique, devenant les Forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont (FACEJ). L'adoption généralisée de l'énergie électrique pendant l'entre-deux-guerres fait de cette société une entreprise florissante et permet le développement de l'usine : construction d'une dizaine de halles (en 1925, puis entre 1933 et 1935), d'une école d'apprentissage, d'un laboratoire et de logements de cadre (IA59001626).

La Seconde Guerre mondiale n’affecte que peu l'activité. Après la Libération, le site se développe par la construction de halles, le rachat de bâtiments industriels, l'achat de machines (tour Schiess en 1963) et la construction d'un immeuble à logements en 1952 (IA59001627). En 1964, l'usine fusionne avec Schneider Westinghouse, devenant Jeumont-Schneider.

À partir de 1973, l'usine réoriente une partie de son activité vers la propulsion électrique des sous-marins puis, progressivement, vers le nucléaire.

L'usine fait partie du groupe Framatome depuis 1993.

En 2021, l'entreprise Jeumont Electric, filiale du groupe Altawest, produit des machines synchrones (alternateurs, moteurs, excitatrices...) et asynchrones, des variateurs de vitesse et des dispositifs de régulation et de protection.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle

L'usine est implantée entre la Sambre et la voie de chemin de fer, en partie sur le site de l'ancienne usine Sambre & Meuse détruite. Les halles sont disposées parallèlement les unes aux autres, selon un axe nord-sud. Au milieu, un couloir est-ouest permet de traverser l'usine.

Des ateliers récents sont disposés à l'ouest. La tour d'essais des mécanismes de commande de barres, construite en 1975, est située au nord.

Les halles n°0 à n°11 sont construites sur le même type : voûte "Polonceau" reposant sur des piliers métalliques, toit à deux pans en verre, isolé par du bois, pignons en brique.

Les six halles les plus anciennes (n°2 à n°7) , situées au centre, ont des murs-pignon en brique moulurés, percés d'ouvertures en plein cintre. Ces halles sont occupées par les ateliers pour différentes activités de mécanique et de bobinage de haute technologie.

Les halles n°20 à n°22, construites entre 1925 et 1935, ont une structure en béton et abritent les ateliers d'enrubannage et de bobinage des moteurs.

La halle n°13, construite en béton en 1962, s'élève sur une hauteur d'environ 24 m afin d'accueillir le tour vertical Schiess.

Certains bâtiments, parmi lesquels figure la câblerie, ne font plus partie de l'usine actuelle.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    verre en couverture, bois en couverture
  • Étages
    10 vaisseaux
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit bombé
    • toit à deux pans
  • Énergies
    • énergie électrique
    • convertisseur
  • Statut de la propriété
    propriété d'une société privée