Dossier d’aire d’étude IA59001863 | Réalisé par
Grembert Lucie (Rédacteur)
Grembert Lucie

Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • enquête thématique départementale, Patrimoine XXe Maubeuge et Val de Sambre
Présentation de la commune de Louvroil
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Communauté d'agglomération Maubeuge Val-de-Sambre
  • Adresse
    • Commune : Louvroil

Le développement urbain et économique de la ville de Louvroil est influencé par la proximité de Maubeuge. Depuis le milieu du XIXe siècle, l'implantation des usines se fait de manière complémentaire entre les deux villes, le long de la voie ferrée et de la Sambre et plus particulièrement dans le quartier de Sous-le-Bois situé à la fois sur les communes de Maubeuge et Louvroil. Au début du XXe siècle, la salle des fêtes est alors le seul édifice public construit.

Le bombardement de la ville de Maubeuge le 9 septembre 1914 fait de nombreux dégâts : l'église paroissiale et 150 maisons sont détruites, 300 maisons et des usines sont endommagées.

La reconstitution industrielle est mise en œuvre en 1920 et la plupart des entreprises reprennent leur activité en 1924. Celles-ci construisent des maisons pour leurs ouvriers dans le centre et le long du chemin Basse. Un besoin de construction de nouveaux quartiers et d'extension de la ville se fait sentir.

Un plan d'aménagement et d'embellissement est mis en œuvre par l'ingénieur du service vicinal subdivisionnaire Hellebois en 1929, de manière simultanée pour les villes de Maubeuge et Louvroil. Le plan situe les nouvelles voies de circulation et les édifices publics à construire : une maternité, un jardin public, des bains-douches, un dispensaire, des jardins ouvriers, un établissement de sports et de natation, une école maternelle, une école de garçons, une église. La municipalité entreprend des travaux avant l'accord du Ministère de l'Intérieur qui n'intervient qu'en 1935.

L'architecte Michel Vilain et son associé Serex sont les maîtres d'œuvre de tous les édifices publics : l'église paroissiale construite en 1929 (IA59001860), la chapelle Notre-Dame de Lourdes construite en 1932 (IA59001857), la poste (IA59001859) et une salle de gymnastique en 1934. Parmi les autres projets, seul le jardin public (IA59001858) est partiellement réalisé en 1948. En 1951, le local des sapeurs-pompiers est adossé à la salle de gymnastique. Une piscine "Tournesol" est construite dans les années 1970-1980, puis détruite en 2019.

La ville est traversée par deux axes de circulation majeurs, autour desquels elle s'est développée depuis le milieu du XIXe siècle, formant un triangle. Les édifices publics construits vers 1930 sont regroupés dans ce qui constituait le bourg ancien.

Date d'enquête 2001 ; Date(s) de rédaction 2002, 2023
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Grembert Lucie
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Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Luchier Sophie
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