Dossier d’œuvre architecture IA59005873 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
Maison, anciennement presbytère
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Noordpeene
  • Adresse 123 rue de la Mairie
  • Cadastre 2025 AA 41
  • Précisions

Le premier presbytère de Noordpeene est construit en 1740, comme l’indique la date portée en brique jaune sur le pignon ouest du bâtiment. Dès l’origine, l’édifice s’inscrit dans un dispositif paysager à la fois défensif et technique : il est implanté dans un enclos entouré d’un fossé en eau, clairement figuré sur le cadastre consulaire de 1804, et accessible alors depuis le sud par un ponceau franchissant ce fossé.

Les Archives départementales du Nord conservent plusieurs documents attestant de l’entretien régulier du presbytère au cours du XIXᵉ siècle. En 1807, des réparations de maçonnerie sont réalisées (AD Nord : 2 O 437/11). En 1812, la commune procède à la construction d’un mur de clôture, renforçant la délimitation de l’enclos (AD Nord : 2 O 437/12). En 1819, à la suite d’un ouragan, des dégradations jugées peu importantes mais nécessitant des réparations urgentes et depuis longtemps réclamées sont signalées : il s’agit notamment du pavement de la cour, de la maçonnerie du mur de clôture, ainsi que du plancher et du plafond de la salle à manger (AD Nord : 2 O 437/13). En 1837, un nouveau programme de travaux est envisagé : les murs dégradés doivent être rétablis en brique ; la cave, jugée trop étroite, incommode et exiguë, doit être agrandie, l’escalier renouvelé, et la couverture en paille, fortement dégradée, remplacée par une couverture en pannes vernissées (AD Nord : 2 O 437/19). Enfin, en 1845, le renouvellement de la pompe, alors hors d’usage, est réalisé (AD Nord : 2 O 437/14).

À une date ultérieure, vraisemblablement à la fin du XIX siècle car correspondant à la construction ou à la rénovation d’un second presbytère (IA59005874), le premier bâtiment cesse d’assurer sa fonction religieuse et devient une résidence privée. Ce changement d’usage traduit le déplacement du presbytère dans le tissu communal, tout en maintenant l’édifice ancien dans le paysage bâti de Noordpeene.

Aujourd’hui, le bâtiment conserve ses caractéristiques architecturales originelles, le fossé en eau subsiste ainsi que le ponceau, constituant un témoignage lisible de l’organisation originelle du site et rappelant le statut particulier qu’occupait autrefois ce bâtiment dans la vie paroissiale et communale.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1740, porte la date

L’ancien presbytère est implanté à l’est de l’église, au sein d’un enclos fossoyé en eau qui délimite nettement la parcelle et isole la demeure dans un cadre verdoyant. Un vaste jardin s’étend au sud du terrain, prolongeant la maison et renforçant son caractère résidentiel et paysager.

L’accès au bâtiment s’organise selon plusieurs dispositifs. Le passage le plus ancien, et vraisemblablement originel, est constitué d’un ponceau en brique franchissant le fossé en eau. Il est fermé par un portail composé de deux pilastres maçonnés, surmontés chacun d’une sculpture en pierre de taille. Une porte en bois clos le passage. D’autres accès complètent cet ensemble : une voie carrossable aménagée sur un ancien tronçon de fossé comblé, ainsi qu’une passerelle métallique piétonne, implantée à l’ouest, qui relie directement la demeure directement au pourtour de l’église.

La maison se développe sur un rez-de-chaussée surmonté de combles aménagés. La façade principale présente un ordonnancement régulier de cinq travées, avec une porte d’entrée centrale. Les quatre autres travées sont occupées par des fenêtres rectangulaires simples, dotées de linteaux et d’appuis en béton peint. Les baies sont équipées de volets battants en bois, peints en bleu et blanc. Une extension en rez-de-chaussée est implantée au nord-est de l'édifice (non étudiée).

La demeure est couverte d’une toiture à deux pans en tuiles flamandes vernissées noires, à égouts retroussés. Les pignons saillants sur la couverture forment des wambergues caractéristiques de l’architecture flamande. Une souche de cheminée en brique est implantée au sommet de chacun des pignons. Plusieurs châssis de toiture percent la couverture et assurent l’éclairage des combles.

Le pignon ouest, largement visible depuis l’église, est percé de deux baies rectangulaires éclairant les combles et présente un riche décor symbolique en brique jaune. On y distingue, de haut en bas de la maçonnerie, un cœur, un motif géométrique en losange assimilable à une croix, un trigramme composé des lettres “IDP”, la date “1740”, puis un second losange identique au premier.

Le pignon est est également percé de deux baies destinées à l’éclairage des combles. Il reçoit un décor plus sobre mais tout aussi lisible, composé d’un cœur et d’une croix de saint André en brique jaune, dont les extrémités sont terminées par de petits losanges, prolongeant le vocabulaire symbolique et décoratif de l’édifice.

  • Murs
    • brique enduit
  • Toits
    tuile flamande
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon découvert
  • Énergies
  • Typologies
    wambergue ou pignon flamand
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • AD Nord. Série O ; 2 O 437: 437/1-89. Affaires communales - Sainte-Marie-Cappel.

    AD Nord : 2 O 437 (1 à 89)
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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