Dossier d’œuvre architecture IA62001767 | Réalisé par ;
Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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Laget Pierre-Louis (Rédacteur)
Laget Pierre-Louis

Né en 1950 en Algérie. Titulaire d’un doctorat en médecine - thèse soutenue en 1995 : « Histoire et architecture des amphithéâtres d’anatomie et des salles de dissection à Paris sous l’Ancien Régime » -, d’un certificat de médecine tropicale-santé dans le monde, d’une licence de langue et civilisation arabe, enfin d’un D.E.A. d’histoire de l’art soutenu en 1999 : « Histoire des locaux destinés à l’enseignement de l’anatomie dans les institutions parisiennes : de la création de l’École de santé de Paris à la construction du premier institut d’anatomie (1794-1832) ».

Après sa réussite au concours de conservateur du patrimoine en juin 1985, Pierre-Louis Laget a occupé de 1985 à 2017 un poste de chercheur dans le service de l’Inventaire de la Région Nord-Pas-de-Calais (puis Hauts-de-France).

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  • recensement du patrimoine balnéaire, Berck
Ancien casino, dit des Lapins, puis hôtel de voyageurs et hôpital marin dit cottage des Dunes
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois - Berck
  • Commune Berck
  • Lieu-dit quartier de Lhomel
  • Adresse Rond-point-du-Cottage des Dunes
  • Cadastre 2006 BS 1
  • Dénominations
    casino
  • Appellations
    casino des Lapins, cottage des Dunes, centre européen d'accueil et d'hébergement
  • Destinations
    casino, hôtel de voyageurs, hôpital marin

La tradition orale attribue l'initiative de la construction vers 1883 du casino à Émile de Lhomel, fondateur du quartier du même nom. L'édifice ne semble pas avoir séduit les touristes et fut vendu en 1913 à M. Vaudry, important propriétaire, possédant également la Villa Normande, qui le transforma en hôtel et le renomma Grand hôtel, puis Cottage des Dunes, nom qu´il conserve encore aujourd'hui. Il subit ses premières transformations à cette occasion. Durant la Première Guerre mondiale, il fut réquisitionné par l'armée pour l'installation d'un hôpital complémentaire, et ce dès le mois d'août 1914, avec 64 lits.

Après la guerre, il devint une pension pour enfants handicapés et fut l'objet de nombreux remaniements. Au milieu des années 1920, des galeries furent ajoutées sur la façade l'arrière du bâtiment pour que les malades, installés sur des chaises longues, pussent y faire leur cure d'air et de soleil. Ces galeries en béton armé furent construites selon des plans établis par l'architecte Lasneret en 1924. Les travaux en furent exécutés par l'entrepreneur Calame dont la signature est portée sur la structure en béton armée, et non par l'entreprise Bai frères qui avait cosigné les plans avec l'architecte.

La fonction sanitaire de l'établissement semble alors avoir prévalu sur sa fonction hôtelière et, en 1934, il était ainsi en mesure d'accueillir 200 malades selon les chiffres publiés par le Comité national de défense contre la tuberculose. Dans la seconde moitié du 20e siècle, l'établissement connut à nouveau un changement de destination pour devenir Centre Européen d'Accueil et d'Hébergement.

L'édifice était situé originellement au beau milieu de garennes ; aussi doit-il son nom de Casino des Lapins aux nombreux lapins peuplant ces lieux non encore urbanisés. Isolé au sud de la ville, situé à proximité de l'hôpital Maritime, son parti architectural était inspiré du casino de Vichy. L'avenue circulaire qui l'entoure constitue une sorte de "rotule" articulaire ouvrant sur les grands axes du quartier (l'avenue Cazin, la rue Arthur-Becquart, la rue du Docteur-Calvé, ...). Élevé à l'origine sur un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, le casino était construit selon un plan en U. Deux pavillons hors-œuvre disposés en retour d'équerre encadraient un corps de bâtiment principal ouvrant sur une terrasse en terre-plein. Ces deux pavillons étaient coiffés d'un toit brisé en pavillon. Le pavillon formant avant-corps au centre du corps de bâtiment principal était surmonté d'un dôme carré terminé par un lanterneau. Une large marquise supportée par des poteaux en fer, couvrait la terrasse. L'édifice actuel, situé en fond de jardin, conserve globalement le plan en U et les trois unités de corps de bâtiment d'origine. Il est en rez-de-chaussée surélevé surmonté de 4 étages carrés. Sa façade principale a été entièrement remaniée offrant aujourd'hui l'aspect d'un édifice moderne. Les galeries de cure, plaquées sur la façade arrière du bâtiment principal, méritent toutefois une attention particulière car elles sont encore en place et n'ont pas été modifiées. Situées au troisième et quatrième étages, elles sont supportées par de hauts piliers de béton. La galerie de cure du troisième étage est scindée en deux car elle ne court pas sur toute la largeur de la façade. En revanche au 4eme étage, la partie manquante au 4eme est couverte et présente des fenêtres aux garde-corps en fonte. Cette partie centrale est surmontée d'un fronton portant le nom de l'établissement. La plaque de l'entrepreneur ayant construit les galeries est visible à droite de la façade au rez-de-chaussée. Les nombreux remaniements de l'édifice lui confèrent aujourd'hui un aspect hybride et hétéroclite qui ne laisse plus vraiment percevoir le parti architectural d'origine.

  • Murs
    • brique
    • béton béton armé
    • enduit
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier en U
  • Étages
    rez-de-chaussée surélevé, 4 étages carrés
  • Couvertures
    • toit brisé en pavillon
    • dôme carré
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier intérieur
    • escalier de distribution extérieur
  • Jardins
    groupe d'arbres, carré de jardin
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date d'enquête 2006 ; Date(s) de rédaction 2006
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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Laget Pierre-Louis
Laget Pierre-Louis

Né en 1950 en Algérie. Titulaire d’un doctorat en médecine - thèse soutenue en 1995 : « Histoire et architecture des amphithéâtres d’anatomie et des salles de dissection à Paris sous l’Ancien Régime » -, d’un certificat de médecine tropicale-santé dans le monde, d’une licence de langue et civilisation arabe, enfin d’un D.E.A. d’histoire de l’art soutenu en 1999 : « Histoire des locaux destinés à l’enseignement de l’anatomie dans les institutions parisiennes : de la création de l’École de santé de Paris à la construction du premier institut d’anatomie (1794-1832) ».

Après sa réussite au concours de conservateur du patrimoine en juin 1985, Pierre-Louis Laget a occupé de 1985 à 2017 un poste de chercheur dans le service de l’Inventaire de la Région Nord-Pas-de-Calais (puis Hauts-de-France).

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