Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- enquête thématique régionale, patrimoine de la Reconstruction
- enquête thématique régionale, la seconde Reconstruction
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hauts-de-France - Calais (arrondissement)
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Commune
Calais
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Lieu-dit
Calais-Nord
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Adresse
10 à 54 rue de Thermes
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Cadastre
2025
XB
131 ; 135 à 138 ; 174 à 179
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Précisions
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Dénominationssecteur urbain concerté, immeuble
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Précision dénominationensemble de 11 immeubles
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AppellationsOpération préfinancée BG BH, Unités de chantier BG1 et BH1
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Autres parties constituantesboutique, garage
L’ensemble de 11 immeubles sis 10 à 54 rue de Thermes (ou opération préfinancée BG BG) fait partie de la phase moderniste de la reconstruction de Calais-Nord. Il est édifié entre 1954 (permis de construire) et 1958 (certificat de conformité). Il s’agit d’une opération préfinancée par l’État qui comporte 24 logements, 12 commerces et 2 garages.
Urbaniste en chef : Jean Gondolo
Architecte en chef : Clément Tambuté
Architectes d'opération : Roger Marlin et Raymond Bertrand
L'opération préfinancée BG BH constitue une très intéressante synthèse entre un programme individualisé (au niveau de chaque immeuble) et un parti urbain et architectural moderne fondé sur l'homogénéité formelle. Les 11 immeubles sont ainsi fondus dans un front bâti moderne très cohérent, qui fait écho à l'unité Aillaud et à la place d'Armes. Par ailleurs, à l'échelle de l'îlot BG, ils viennent former un ensemble tout à fait homogène avec les immeubles de l'opération BG2. Bien qu'issus de procédures différentes, les deux opérations ont en effet été conçues comme un tout.
L'opération
L'opération BG BH est l'une des nombreuses opérations de reconstruction en procédure préfinancée de Calais-Nord.
La procédure du préfinancement, créée dès 1945 en complément de la procédure normale, permet au Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU) d’accélérer et orienter la reconstruction, notamment lors de la seconde phase moderniste impulsée par le ministre Eugène Claudius-Petit. Ces opérations sont financées par l'État sur des lignes budgétaires spéciales, et placées sous maîtrise d'ouvrage des Associations Syndicales de Reconstruction (ASR). Le MRU avance aux ASR la totalité des budgets nécessaires à la construction, à charge de récupérer ultérieurement les fonds sur les dommages des propriétaires sinistrés désireux de s’y loger. Dans un premier temps la liste des propriétaires est établie a posteriori, mais certains biens reconstruits ne trouvent pas preneur. Pour éviter cet écueil l'administration rend la préaffectation obligatoire à partir du printemps 1953.
L'opération BG BH est ainsi inscrite au programme 1954 sous le numéro 62.09, et placée sous la maîtrise d'ouvrage de l'ASR de Calais-Nord 1. Dépassant le cadre traditionnel de la reconstruction par îlot, l'opération BG BH court sur les deux îlots BG et BH, de façon à former un front bâti homogène sur la rue de Thermes. Le projet est confié à deux architectes d'opération : Roger Marlin (Calais) s'occupe de la partie du projet sis sur l'îlot BG (parfois désignée BG1), sur lequel il est déjà architecte d'opération (unité de chantier BG2) ; Raymond Bertrand (Calais) se voit quant à lui confier la partie située sur l'îlot BH (parfois désignée BH1). Commandé le 1er juin 1953, le projet est déposé le 24 octobre 1953.
L'opération consiste en un groupe de 11 immeubles, sis sur autant de parcelles individuelles issues du remembrement. Dans le cadre de la préaffectation, les immeubles prennent en compte les besoins et la capacité financière de chaque propriétaire sinistré. Ainsi les parcelles sont de taille variable, en profondeur comme en largeur. La conception urbaine et architecturale de l'ensemble est cependant indépendante des desiderata esthétiques des sinistrés.
Le permis de construire est délivré le 31 mars 1954. Le certificat de conformité est délivré le 7 mai 1958.
Le programme
Les immeubles sont constitués d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée à usage commercial avec habitation, et de deux étages d'habitations. Sur l'arrière, des bâtiments annexes (en rez-de-chaussée seulement) sont prévus ; ils accueillent logements et annexes des commerces. L'orientation permettant que toutes les pièces soient ensoleillées, les chambres sont localisées de préférence côté sud-est.
Le programme comporte 24 logements, 12 commerces et 2 garages. La répartition est la suivante :
BG1 : 5 parcelles
parcelle 138 : 2 logements identiques superposés ; 1 commerce
parcelle 137 : 3 logements dont 2 identiques superposés et 1 en arrière de parcelle ; 1 commerce
parcelle 136 : 2 logements identiques superposés ; 2 commerces
parcelle 135 : 2 logements identiques superposés ; 1 commerce
parcelle 131 : 2 logements identiques superposés ; 1 commerce
BH1 : 6 parcelles comportant toutes 2 logements et 1 commerce ; chaque parcelle d'angle comporte un des deux garages.
Concernant BG1 on note que les logements des parcelles 138, 135 et 131 ont le même plan (ou variation symétrique, et à l'exception des baies extérieures), alors que ceux des autres parcelles sont différents. Il y a donc mélange entre typification et individualisation des logements.
Techniques constructives
Les fondations sont prévues sur semelles filantes en béton. En sous-sol les murs porteurs comme le plancher haut sont en béton armé. Les autres planchers hauts sont en béton armé et hourdis creux. Les murs de façade et mitoyens, porteurs, sont construits en brique pleine. Les refends (murs intérieurs porteurs) sont constitués par des ossatures en béton armé composées de poteaux et de poutres solidaires des planchers, avec remplissage en brique creuse. Pour les bâtiments principaux, la charpente des combles, en sapin, porte une toiture à une pente en zinc. Des toits-terrasses (dalles de béton armé) couvrent les bâtiments annexes.
Les soubassement sont en enduit de gravier lavé. Au-dessus, l'ensemble des façades est enduit de ciment brettelé (strié avec une brette) et teinté, exécuté par panneaux séparés par des joints en ébonite (ton brun rouge). Bandeaux et encadrements des baies sont prévus en béton armé coulé, avec enduit de ciment. Le projet prévoit également des balcons en béton armé (coulés en même temps que les planchers) clos par des panneaux de verre cathédrale (texturé et opaque) armé ; ils n'ont finalement pas été réalisés.
Les éléments de préfabrication concernent les planchers en béton armé (poutrelles), la charpente, mais surtout les menuiseries extérieures et intérieures, chaque sinistré choisissant ses portes, fenêtres etc. dans une liste de types précis.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 20e siècle
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Dates
- 1958, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Tambuté Clémentarchitecte, architecte en chef attribution par sourceTambuté ClémentCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
NOTICE EN COURS D'ELABORATION
Clément Roger Tambuté, né le 14 février 1905 à Paris 6e et mort le 1er avril 1992 à Levallois-Perret est un architecte français. Auteur de nombreux édifices de la période de Reconstruction, il est principalement connu pour avoir réalisé avec Henri Delacroix la Cité des 4000, à La Courneuve, la ZUP du Val de l'Aurence, à Limoges, la cité du Bois l'Abbé, à Champigny-Sur-Marne et Chennevières-Sur-Marne et le bâtiment du Tri Postal à Lille. Architecte du modernisme, il est sollicité dans les années 1950, après un début de carrière à Djibouti et Madagascar pour mener à bien des projets d'architecture dans des villes marquées par d'importantes destructions liées à la Seconde Guerre mondiale, comme Calais (où il collabore avec le sculpteur René Collamarini) et Abbeville. Dans les années 1960 et 1970, il conduit également plusieurs projets de construction de « grands ensembles », en banlieue parisienne et à Limoges en particulier. À l'instar des autres productions de cette époque et de ce style, ces réalisations sont par la suite décriées, plusieurs d'entre-elles étant profondément remaniées voire détruites.
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Tambut%C3%A9 [consulté le 14/05/2025]
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Auteur :
Bertrand Raymondarchitecte, architecte d'opération attribution par sourceBertrand RaymondCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pendant la reconstruction de Calais son adresse est à Calais.
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Auteur :
Marlin Rogerarchitecte, architecte d'opération attribution par sourceMarlin RogerCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pendant la reconstruction de Calais son bureau est à Calais.
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Auteur :
Délimitant le côté nord des îlots BG et BH, les 11 immeubles de l'opération préfinancée BG BH forment un long front bâti très homogène sur la rue de Thermes. Mitoyens et de même facture, les immeubles sont fondus en deux bandes presque identiques, alignées en retrait de la chaussée.
Chaque bande d'immeubles présente un plan rectangulaire. Deux étages carrés de logements surmontent un rez-de-chaussée occupé par les boutiques et un sous-sol. Les entrées et commerces ouvrent sur la rue (sauf aux extrémités). L'arrière des parcelles accueille des cours et des annexes en rez-de-chaussée comportant logements, arrière-boutiques et garages. Un long bandeau de béton couronne les boutiques et sépare le rez-de-chaussée des niveaux supérieurs, où la façade s'anime des encadrements saillants des baies et de la trame formée par les joints ocre. Le toit, portant une couverture métallique, est à un seul pan et incliné vers l'arrière ; il présente un léger débord en façade antérieure.
Le mode constructif est rendu invisible. L'esthétique des façades s'exprime indépendamment de la structure interne et va même jusqu'à contrefaire des techniques constructives non utilisées. Ainsi les façades portent un enduit de ciment quadrillé par des joints ocres, l'ensemble imitant un parement en plaquis préfabriqué.
L'esthétique générale repose sur la géométrie simple des volumes et les proportions d'ensemble. Les quatre façades ont fait l'objet du même soin ; ainsi les angles postérieurs de la barre est, pourtant moins visibles, sont dotés des uniques fenêtres d'angles de l'opération. Les lignes horizontales dominent : débord du toit, fenêtres en bandeaux, bandeau couronnant le rez-de-chaussée. Les modénatures sont limitées aux saillies des baies et bandeaux, et au quadrillage ocre des joints. Ce parti architectural moderne confère aux bandes d'immeubles l'aspect de deux petites barres jumelles.
Cependant plusieurs éléments manifestent clairement la subdivision de chaque barre en immeubles sis sur parcelles individuelles, comme la disposition alternée des entrées et la régularité des claustras, lignes verticales signalant les escaliers en façade postérieure. De même, côté rue, les baies sont presque systématiquement regroupées en un seul bandeau dont la position centrale individualise chaque immeuble. Enfin les singularités de chaque immeuble (largeur de parcelle, nombre de logements et de commerces) sont perceptibles via de légères différences : nombre, mode de regroupement et partition des fenêtres ; entrées latérales ou centrale ; porte de garage ; boutiques d'angles.
L'opération préfinancée BG BH constitue donc une très intéressante synthèse entre un programme individualisé (au niveau de chaque immeuble) et un parti urbain et architectural moderne fondé sur l'homogénéité formelle. Les 11 immeubles sont ainsi fondus dans un front bâti moderne très cohérent, qui fait écho à l'unité Aillaud et à la place d'Armes.
Par ailleurs les 11 immeubles viennent former un ensemble tout à fait cohérent et homogène, à l'échelle de l'îlot BG, avec les immeubles de l'opération BG2. Bien qu'issus de procédures différentes, les deux opérations ont été conçues comme un tout.
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Murs
- béton béton armé enduit
- brique enduit
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Toitsmétal en couverture
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagessous-sol, 2 étages carrés
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Couvrements
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à un pan
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Escaliers
- escalier intérieur
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Typologiesconstruction mixte (maçonnerie porteuse et ossature béton) ; structure rendue invisible ; contrefaçon de techniques constructives
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) IGN
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 15. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : fichier des îlots et des sinistrés, relatif aux opérations préfinancées, aux procédures normales et aux dépenses remboursées par l’État.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 49 à 52. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : certificats de conformité, ASR de Calais-Nord.
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AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 90. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : opérations préfinancées, PV de réception définitive des travaux.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 158 à 771 et 67 W. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : projets, plans et suivi des travaux.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 92 W 162 à 187. Associations Syndicales de Remembrement après la Seconde Guerre mondiale. Calais-Nord : dossiers de clôture.
Documents figurés
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[Calais-Nord], ensemble de vues aériennes verticales, noir et blanc, 1945-1975 (Source IGN. Photothèque nationale).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.
Ensemble de 15 maisons et immeubles, dit unité de chantier BG2
Lieu-dit : Calais-Nord
Adresse : 37 à 59 rue, Berthois, 16 à 36 rue des Prêtres
Immeuble de la congrégation des sœurs de la Miséricorde de Sées
Lieu-dit : Calais-Nord
Adresse : 20 rue Eustache-de-Saint-Pierre
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.