• inventaire préliminaire, arrière-pays maritime picard
Ancien moulin Bouly (détruit), puis ferme
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) SMACOPI

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Rue
  • Commune Saint-Quentin-en-Tourmont
  • Adresse 15 rue du Moulin
  • Cadastre 1828 B 194-199  ; 1937 B2 49-55
  • Dénominations
    moulin, ferme
  • Appellations
    Moulin Bouly
  • Destinations
    moulin, ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable à chevaux, étable, colombier, porcherie, hangar agricole

Une ferme figure sur le cadastre napoléonien selon un plan identique. Il ne reste rien de cette construction primitive. Le moulin à eau dit Moulin Bouly (probablement du nom du meunier), visible sur le cadastre napoléonien de 1828, était situé au nord-ouest de la ferme, le long de la route. Il a aujourd'hui disparu et nous ignorons la date de sa destruction (probablement au début du 20e siècle).

L'ensemble des bâtiments actuels semble avoir été construit à la fin du 19e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle

On pénètre dans la propriété par un portail soutenu par deux piliers à section carrée, placés de biais. Les bâtiments de cette ferme sont distribués autour d'une cour relativement imposante. Le logis en occupe le côté occidental. Entièrement en brique, il dispose d'une longueur de cinq travées. Les ouvertures sont distribuées de manière irrégulière. Deux portes permettent d'accéder à l'habitation depuis la cour. Le comble est percé de deux gerbières permettant l'engrangement. Le toit à longs pans est en tuiles mécaniques. La travée nord est aujourd'hui convertie en garage.

L'écurie, située dans le prolongement du logis, sous le même toit, est séparée de ce dernier par une jambe horizontale saillante. Percée d'une porte, la façade sur cour bénéficie également d'une fenêtre rectangulaire et d'un oculus. Le comble dispose là aussi d'une gerbière. Au fond de la cour, perpendiculairement au logis, se déploient les étables en torchis et pans de bois. Le toit à longs pans en tuiles a reçu une rangée de briques au faîtage. Les porcheries, bâtiment bas en brique, sont situées à l'est de la cour. Elles sont couvertes d'un toit à pan unique en tuile.

Sur rue, se déploie un bâtiment imposant qui semble avoir été la grange. Largement remanié, celui-ci disposait d'un vaisseau central (dont les murs pignons marient le galet et la brique) avec chaînes saillantes et oculi au sommet, flanqué de part et d'autre d'ailes latérales plus basses percées d'ouvertures cintrées, qui sont aujourd'hui en passe de s'écrouler. À l'est de cet élément, un abri entièrement composé de planches posées verticalement sur un soubassement en galets permet le stockage des machines. Accolées à la grange, des étables en brique jaune sont couvertes d´un toit à pan unique en tuile. Au coin de la grange et des porcheries se situe le petit colombier en briques et galets, couvert de deux toits indépendants, l'un en tuiles flamandes l'autre en tôles nervurées. La ferme est entourée de toute part par les pâtures, d'une superficie relativement étendue.

  • Murs
    • torchis
    • brique
    • essentage de planches
    • pan de bois
    • galet
  • Toits
    tuile flamande, tuile mécanique, tôle nervurée
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à deux pans
    • appentis
    • pignon couvert
  • État de conservation
    vestiges, menacé, remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Cette ferme semble avoir été relativement imposante au 19e siècle, puisque le travail de construction de la grange est d'une certaine facture.

Date(s) d'enquête : 2004; Date(s) de rédaction : 2004