Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Adresse
6 rue du Noch
,
2 rue de l' École des garçons
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Cadastre
2024
AD
33
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Dénominationsécole
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Genrede garçons
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Précision dénominationécole élémentaire
L'édifice dédié à l'école élémentaire des garçons de la commune de Saint-Riquier présente un bâtiment scolaire de la fin du XIXe siècle combinant la fonction de salle de classe dans une composition symétrique d'inspiration néo-classique, interprétée dans le vocabulaire des écoles de type "Ferry".
Au début du XIXe siècle, l'école de garçons était située pratiquement en face de l'école actuelle des filles, dans la rue du même nom. Malgré des travaux d'agrandissement engagés en 1837 que le maire de l'époque, Camille Froissart, porte au bilan de son mandat en 1840, en déclarant être "fier d’avoir fait construire un logement à l’instituteur et une école neuve pour les garçons", l'édifice scolaire est rapidement décrit comme vétuste.
En 1861, l'état de la toiture est tel qu'il occasionne des infiltrations d'eau importantes et les instituteurs se plaignent régulièrement de l'indigence du matériel et du mobilier qui est mis à leur disposition. Malgré les demandes répétées de la préfecture pour que le Conseil municipal fasse améliorer les choses, en 1877 le maire déclare qu'il n'est "pas possible de faire les améliorations nécessaires sans entrer dans des dépenses considérables, attendu le mauvais état des bâtiments et leur mauvaise distribution". Il demande toutefois à chacun de ses conseillers de choisir entre différentes solutions : "reconstruire sur le terrain actuel ou construire sur un terrain à acquérir ou acheter une maison convenable à l'emploi". Il demande par ailleurs à l'architecte Dingeon de faire des propositions architecturales qui accompagneraient les deux premières propositions.
Pour autant, aucune décision n'est prise et le 30 octobre 1881, l'Inspecteur d'académie suggère au préfet de mettre la commune en demeure de construire une nouvelle salle de classe avec logement pour l'instituteur. Face à cette injonction, un projet de construction d'une nouvelle école de garçons, associé à une nouvelle école de filles (IA80011092) est évoqué en 1882. Le maire demande à l'architecte d'arrondissement, Alfred Marchand, de réaliser les plans pour cette nouvelle école qui sera donc mixte et comportera quatre classes : deux classes de garçons et deux classes pour les filles. L'architecte présente son projet -plans et devis- le 8 octobre 1883. Toutefois, malgré l'insistance de l'Inspecteur d'académie et une nouvelle mise en demeure du préfet, le projet est ajourné.
Il ne reprend qu'en 1895, en distinguant cette fois l'école des garçons de celle des filles. Après avoir projeté la nouvelle construction à différents endroits du bourg, l'emplacement retenu est finalement celui d'un terrain à l'écart des flux de circulation, situé dans la ruelle du Noch, "sans aucun mauvais voisinage, ni hospice, ni boucherie". L'architecte précédemment retenu reprend alors son projet et l'adapte au lieu. Sa version du 25 novembre 1895 (ill.) reprend le principe général d'un corps de bâtiment destiné au logement des instituteurs en façade principale et des salles de classe en retour qui, cette fois, remplacent le préau de la version initiale. L'achat du terrain, estimé à 2000 francs, ainsi que les plans de l'architecte et les devis, estimés à 31 138 francs, sont approuvés le 10 décembre 1895 par le conseil municipal.
Si l'administration souligne la qualité du projet doté de "classes spacieuses et cour de récréation suffisamment grande, préau couvert commode, cabinet d'aisance facilement surveillables, et jardins attenants au logement", l'environnement réclame quelques aménagements. En 1897, la ruelle d'accès à l'école est décrite comme "un sentier infecte, étroit, entouré de jardins non éclairés", qui nécessitera impérativement des travaux d'élargissement.
L'adjudication des travaux est effectuée le 18 juin 1899 et le chantier démarre le 25 juillet 1899. Cette date de 1899 est d'ailleurs portée en agrafe de la lucarne centrale de la façade principale. Mais dès le début, la découverte des murs de l'ancienne enceinte urbaine retarde les travaux et augmente le coût global. L'édifice est achevé en 1900 et accueille ses premiers élèves le 1er octobre 1900. À la fin de cette année, l'école des garçons est fréquentée par 38 élèves sur 46 inscrits. L'inauguration officielle n'a lieu qu'en 1902.
Le bâtiment cesse d'accueillir les élèves de Saint-Riquier en 2009, au moment où la commune met en service le nouveau groupe scolaire, réunissant les classes jusque-là réparties entre l'école des filles (IA80011092) et l'école des garçons. Le bâtiment est alors reconverti en équipement communal polyvalent, destiné à accueillir des activités associatives et des manifestations communales. Il accueille également des services sociaux départementaux.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle
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Dates
- 1899, porte la date
- 1900, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Marchand Alfredarchitecte d'arrondissement attribution par sourceMarchand AlfredCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte originaire de Nouvion-en-Ponthieu (Somme) formé à l'école des Beaux Arts de Paris. En 1886, il interrompt sa formation pour être au chevet de son père malade. en 1887, il expose néanmoins au Salon des artistes français. Il reprend et achève sa formation en 1889. Il s'installe à Abbeville l'année suivante et devient architecte de l'arrondissement. A ce titre, il travaille à la réalisation d'hospices, d'hôtels-Dieu, d'écoles, mais aussi de châteaux dans l'arrondissement d'Abbeville. Il est également l'auteur d'un relevé complet de l'église abbatiale de Saint-Riquier.
Membre de l'Union syndicale des architectes français, admis comme maître d'œuvre à la séance du Comité directeur le 19 janvier 1895, de la Société centrale des architectes en 1896, et de la Société des artistes français en 1888. Officier de l'Instruction publique en 1905.
Ne pas confondre avec Alfred Marchand (1847-1914), architecte en chef de la Ville de Nantes de 1886 à 1907.
Source :
A.N. Pierrefitte-sur-Seine : AJ 52/240. Registre matricules des élèves de la Section d'architecture de l'école des Beaux-Arts de Paris : n°3033 à 5615. 1877-1903.
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Auteur :
L'école des garçons présente un plan en L qui combine les salles de classe sur la partie allongée et les logements des instituteurs en retour. Cette partie destinée aux instituteurs occupe la position d'angle en retour et marque l'articulation entre la cour d'école et la rue. Elle présente une élévation ordonnancée de cinq travées, à un étage carré et haut comble brisé en ardoise. La travée centrale de la façade sur rue, qui accueille l’entrée principale, se distingue par l’usage d’un appareil mixte alternant briques rouges et briques jaunes. Ces dernières font écho aux chaînages d’angle du bâtiment. Cette travée est également marquée par une lucarne‑pignon en brique à fronton cintré, portant la date 1899.
Le corps de bâtiment à l’arrière, qui abrite les deux salles de classe disposées symétriquement de part et d’autre de l’entrée centrale, s’étend en profondeur le long de la cour, qu’il ferme du côté de la rue, à l’est. Il comprend un rez‑de‑chaussée et présente une élévation à sept travées, assez rapprochées pour maximiser les ouvertures et, donc, la lumière naturelle. Le toit, en ardoise, est à longs pans avec pignons couverts au sud et croupe au nord. L’entrée est surmontée d’une corniche en pierre portant l’inscription gravée : ÉCOLE DE GARÇONS, encadrée des initiales RF (République française), ainsi que d’une lucarne en œil-de-bœuf, à fronton cintré, mouluré et à ailerons.
La modénature de l’ensemble repose sur une alternance de briques rouges et de briques jaunes, utilisées pour dessiner les chaînages harpés, les encadrements de baies à plate‑bande et les bandeaux filants qui marquent la séparation entre le rez‑de‑chaussée et l’étage.
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Murs
- brique
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Toitsardoise
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Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- croupe
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Archives communales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Documents d'archives
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AD Somme. Série O : 99 O 3421. Travaux communaux de Saint-Riquier, avant 1869.
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AD Somme. Série O : 99 O 3422. Biens communaux, acquisitions, et travaux communaux de Saint-Riquier, 1870-1939.
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AD Somme : 196 E_DEP 91
AD Somme. Série E ; Dépôt : 196 E_DEP 91. Archives municipales de Saint-Riquier déposées. Vente des bâtiments et construction de la nouvelle école de garçons, 1902-1903.
Bibliographie
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BUCAMP, Philippe. Si les écoles de Saint-Riquier nous étaient contées. Abbeville : Imp. Paillart, 2012.
p. 30-56.
Documents figurés
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AD Somme
Plan de l'école des garçons de Saint-Riquier, 31 juillet 1873 (AD Somme ; 99 T 3807/718).
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AD Somme
Projet de construction d'une école de garçons avec logement pour l'instituteur et l'adjoint : coupes et élévations, par Alfred Marchand, architecte, 25 novembre 1895 (AD Somme ; 99 O 3422).
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Archives communales
Saint-Riquier. L'école de garçons, carte postale, vers 1910 (AC Saint-Riquier. Fonds iconographique ; [n. c.]).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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