Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Adresse
1 rue des Écoles des filles
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Cadastre
2024
AB
145
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Dénominationsécole primaire, salle de spectacle
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Genrede filles
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Destinationssalle de spectacle
Si durant la première moitié du XIXe siècle, il existe une école des filles à Saint-Riquier, son état et l'absence de crédits affectés à cet établissement scolaire, conduisent à sa fermeture en 1859. Les jeunes filles sont alors transférées à l'école privée de l'hospice, transformée ainsi partiellement en école communale. Mais en 1882, le préfet de la Somme constate que la commune de Saint-Riquier "ne possède pas d'école publique de filles [et qu'elle] s'est mise hors la loi". Aussitôt, la commune charge l'architecte Alfred Marchand de dresser les plans d'une nouvelle école mixte, réunissant deux classes pour les garçons et autant pour les filles. De son côté, le Conseil municipal se charge d'acquérir aux époux Miannay le terrain qui donne sur la place du Marché et sur lequel la nouvelle école pourra être construite.
La construction d’une nouvelle école des filles répond ainsi aux obligations issues de la loi Falloux de 1850, qui impose aux communes de plus de 800 habitants d’ouvrir une école primaire de filles, puis surtout de la loi du 28 mars 1882, qui rend l’instruction primaire obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de six à treize ans. Il faut toutefois patienter jusqu'en 1902 pour que l'Inspecteur d'Académie obtienne de la municipalité de s'engager dans la construction d'une nouvelle école des filles et l'autorise à vendre le bâtiment de l'ancienne école de garçons. Un temps ajourné en raison des élections municipales de 1903, la fermeture de l'école des sœurs de l'hospice (IA80001220) en septembre 1903, rend le projet urgent. La municipalité doit alors accueillir 80 jeunes filles supplémentaires, dont soixante-dix âgées de 6 à 13 ans. Une solution provisoire est trouvée en ouvrant une seconde classe dans l'ancienne école des garçons et en obtenant la nomination d'une institutrice adjointe.
Nouvellement élu, Eugène Poulin s'engage avec sa nouvelle équipe municipale à construire rapidement une nouvelle école de filles. Le 27 août 1904, il achète un terrain de 16,31 ares pour cet usage à M. Dupont, notaire et propriétaire. Le terrain, évalué à 5000 francs, qui accueille déjà l'étude notariale ainsi qu'un bûcher, est retenu pour ses qualités d'implantation, "à l'écart des nuisances et des foules, qu'il est bien aéré et pourvu en eau par un puits" (AD Somme ; 99 O 3420).
Jules Gence, architecte abbevillois et conseiller municipal de Saint-Riquier où il réside (IA80011136), est retenu pour mener à bien cette nouvelle construction. Le projet architectural qu'il présente le 5 novembre 1904 (ill.) est approuvé en 1905 par la municipalité. Toutefois, le Conseil départemental des constructions et bâtiments publics, dans son rapport du 5 juin 1905, souhaite que le projet initial, conçu pour accueillir 104 élèves, soit revu. M. Bienaimé, qui en est le rapporteur, souhaite notamment que l'architecte "remédie à la symétrie trop systématique de la façade qui impose un pavillon d'adjoint beaucoup trop important et une fausse porte, en rappel de celle d’entrée, empêchant une bonne diffusion de la lumière" (AD Somme ; 99 O 3420). On lui demande également de revoir l'aménagement des logements. À l'issue des modifications apportées, le projet est définitivement approuvé par l'autorité préfectorale le 11 juin 1907 (Bucamp, 2012). Les travaux sont adjugés par lots le mois suivant et le chantier est achevé au printemps de l'année 1909. Le coût définitif des travaux, incluant les frais d'acquisition du terrain, s'élève à 38 000 francs. La construction de l'école elle-même s'élève à 33 556,77 francs pour la construction (AD Somme ; 99 O 3420). Même si la réception définitive des travaux a lieu le 1er décembre 1909, la nouvelle école de filles est inaugurée officiellement quelques mois auparavant, le 20 juin 1909.
Quasiment un siècle après, l'édifice perd son usage premier. En 2008, la communauté de communes à laquelle appartient Saint-Riquier décide d'un regroupement scolaire et désigne la commune comme l'un des trois centres scolaires retenus pour accueillir 250 élèves de Saint-Riquier mais aussi des villages environnants. Le nouvel ensemble scolaire est construit face à la mairie. À la rentrée 2010, le chantier est achevé. L'effectif de l'école des filles est alors transféré dans le nouvel établissement.
Sans affectation communale, l'ancienne école des filles est mise en vente en 2013 et acquise par Sandrine Lebrun et Jean-Christophe Parquier qui, en 2014, convertissent l'édifice en salle de spectacle.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1909, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Gence Julesarchitecte attribution par sourceGence JulesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte abbevillois, actif à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il est notamment l'auteur de l'école des filles de Saint-Riquier (1909), du bureau de poste (1912) de la même commune et d'un projet d'extension de l'hospice de Saint-Riquier, où il résidait (rue de Millencourt). et commune où il résidait.
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Auteur :
Conformément aux intentions premières sur le choix d'implantation de l'école, l'édifice est situé au milieu d'une voie étroite à faible circulation qui s'élargit uniquement sur la largeur même de la façade sur rue. Il présente un plan allongé composé d'un corps central de six travées en rez-de-chaussée disposées symétriquement de part et d'autre d'une double entrée centrale, plus large et surmontée d'un fronton cintré. Cet élément central est couvert d'un toit en ardoise, à longs pans et pignons couverts. Il est flanqué de deux pavillons en légère saillie sur rue, à un étage carré et comble à surcroît, couronnés de toit en pavillon.
L'édifice, extrêmement classique dans son organisation, avec l'installation des salles de classes dans le corps central et les logements des institutrices dans les pavillons latéraux, correspond aux plans types d'écoles de la IIIe République. Il se distingue néanmoins par un appareil soigné de briques plus foncées qui soulignent les éléments de modénature : encadrement de baies, frontons cintrés en couronnement des ouverture, pilastres d'angles ainsi que dans le décor géométrique de la corniche sommitale et des dessous de fenêtres. Ce jeu d'appareil et d'ornementation réalisé à partir d'un matériau unique n'est pas sans rappeler celui qui avait été mis en œuvre quelques années auparavant pour l'école de garçons (IA80011091)
Enfin, l'édifice porte l'inscription : ÉCOLE COMMUNALE DE FILLES, ainsi que les initiales RF pour République Française au dessus de la double entrée centrale.
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Murs
- brique
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- toit en pavillon
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
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- (c) Département de la Somme - Archives départementales
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- (c) Archives communales
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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Documents d'archives
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AD Somme. Série O : 99 O 3422. Biens communaux, acquisitions, et travaux communaux de Saint-Riquier, 1870-1939.
Bibliographie
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BUCAMP, Philippe. Si les écoles de Saint-Riquier nous étaient contées. Abbeville : Imp. Paillart, 2012.
p.56-65.
Documents figurés
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Archives communales
Saint-Riquier, école des filles, carte postale, Veuve Boivin éditeur, vers 1910-1914 (AC Saint-Riquier, fonds iconographique ; [n.c.]).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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