Etudiant à l'UPJV d'Amiens, faculté des Arts, contributeur de l'étude sur la commune de Saint-Riquier.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Adresse
24 rue Verte
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Cadastre
2024
AE
183
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Mauguille
L’église paroissiale Saint‑Mauguille de Saint‑Riquier remonterait vraisemblablement au Haut Moyen Âge. Son histoire s’inscrit naturellement dans celle de saint Mauguille, prêtre évangélisateur irlandais venu en Gaule avec saint Fursy à Péronne. Après la mort de ce dernier, Mauguille se serait retiré d’abord à l’abbaye de Saint‑Riquier avant de fonder un ermitage à Monstrelet (Somme), sur les bords de l’Authie. La tradition populaire estime son décès au 30 mai 685.
Au tout début du XIᵉ siècle, l’abbé de l'abbaye de Saint‑Riquier, Ingélard (981‑1022), aurait récupéré la relique de ce saint ermite en laissant sa tête à Monstrelet. En l’absence d’hagiographie clairement établie, il est rapporté que l’abbé Ingélard aurait subi les pressions de plusieurs moines influents de l’abbaye pour transférer la châsse contenant les reliques de Mauguille dans une autre église. Le site retenu aurait ainsi été l'église dont le vocable n’est pas clairement précisé dans les sources et située à l’extrémité sud de la via publica. Ce transfert est mentionné dans les Chroniques d’Hariuf (Chronicon centulense), texte du XIIᵉ siècle, malheureusement détruit lors de l’incendie de l’abbaye en 1719. Le chroniqueur y affirme que cette église était "édifiée depuis longtemps en l’honneur du saint confesseur".
Toutefois, une lecture archéologique des vestiges actuels de cet édifice suggère qu’elle aurait été largement reconstruite au cours de la première moitié du XIIᵉ siècle, probablement après le pillage de la ville par le comte de Saint‑Pol en 1131. Le style manifestement roman des arcatures (ill.) et les ébrasements des baies en plein cintre de la nef (ill.), ainsi que l’appareillage en losange du tympan de la porte nord (ill.), corroborent cette hypothèse. Ce type d’appareil singulier se retrouve en effet également au portail de l’ancien palais épiscopal de Beauvais, connu d’après un dessin du XVIIIᵉ siècle et daté du premier tiers du XIIᵉ siècle.
Située hors des remparts et donc non protégée des assauts que la ville eut à subir, l’église Saint‑Mauguille aurait également subi plusieurs incendies, notamment en 1524 et en 1628 ; ces derniers étant attribués aux troupes de Charles Quint. L’ampleur exacte des destructions reste toutefois difficile à évaluer.
Au XVIIᵉ siècle, bien que la paroisse regroupe les hameaux de Drugy et de Friaucourt, elle ne compte plus que quatorze foyers en 1689. Elle finit par fusionner avec la paroisse Notre‑Dame au cours du XVIIIᵉ siècle.
Après la Révolution, l’église abbatiale (IA80011131) est affectée à la paroisse, l’église Notre‑Dame (IA80011120) est démolie et l’église Saint‑Mauguille est vendue. Le cimetière qui l’accompagnait s’étendait au nord de l’édifice ; il avait notamment accueilli le sépulcre de Nicolas de Boufflers, capitaine du château de la Ferté, décédé en 1450. L’église est alors acquise, avec le terrain attenant, par M. Sueur‑Merlin, qui y érige une maison de grande taille (IA80011170) et utilise l’ancien édifice comme dépendance agricole et bûcher. La propriété est ensuite vendue à Le Lièvre, puis à M. Hordequin, industriel exploitant de phosphates.
Le 16 juillet 1932, une grange de la ferme attenante est la proie des flammes et se propage au choeur de l'ancienne église. La presse locale rapporte : "elle avait conservé de belles peintures intérieures dans la région du chœur, et sa porte d’entrée était une merveille de ferronnerie". Malheureusement, les éléments décrits à l’époque ont depuis disparu. Dans les années 1970, le chevet polygonal à trois pans est démoli afin de permettre l’extension du bûcher et la construction d’une nouvelle structure en brique.
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Période(s)
- Principale : 1ère moitié 12e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
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Auteur(s)
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Auteur :
maître d'œuvre inconnumaître d'œuvre inconnuCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
L'ancienne église, qui est aujourd'hui intégrée à la propriété voisine (IA80011170), se limite désormais à sa nef. Elle est construite en pierre de taille de moyen appareil et son toit, en tuile plate mécanique, est à longs pans et pignons découverts. Les élévations latérales (nord et sud) et la façade occidentale témoignent de profonds remaniements dans les ouvertures et laissent apparaître de nombreuses traces de réparations réalisées à l'économie en brique.
La façade occidentale comporte un portail en plein cintre flanqué de deux massifs contreforts appareillés en brique et pierre alternées. Relativement étroite, elle ne comporte aucune fenêtre.
Très perturbée par le percement de la large entrée charretière au milieu de l'élévation nord de la nef, le mur a toutefois conservé des traces des anciennes baies en plein cintre et de l'entrée latérale, dont le tympan appareillé en losange (ill.) permet de cerner la date de construction.
A l'intérieur, la nef, couverte d'une simple charpente, qui repose directement sur les murs gouttereaux, se distingue par un jeu d'arcatures simples qui court sur la partie basse de l'élévation, en encadrement du portail central et le long des murs latéraux.
Les traces de peintures murales évoquées encore dans les années 1930 ont désormais toutes disparu.
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Murs
- calcaire moyen appareil
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Toitstuile plate
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Plansplan allongé
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Étagesen rez-de-chaussée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
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État de conservationvestiges
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Hauts-de-France et le Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées remercient monsieur Bucamp pour le partage de ses connaissances et sa précieuse collaboration à l'élaboration de ce dossier, ainsi que monsieur Peltier, propriétaire, pour son accueil.
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Documents d'archives
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BnF, département des Manuscrits : ms. latin 12893, fol. 183r-251r. Chronicon Centulense [Chronique d'Hariuf] copie d'André Duchesne, début XVIIe siècle.
[Copie directe d'après le manuscrit original avant sa destruction dans l'incendie de l'abbaye en 1719].
Bibliographie
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DEKKERS, E. Un cas de critique hagiographique à Saint-Riquier : les reliques de saint Mauguille. In : XIIIe centenaire de l'abbaye de l'abbaye de Saint-Riquier. Amiens : Société des Antiquaires de Picardie, Vol. XLVII, 1957-1958, p. 59-67.
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AD Somme
[Saint-Riquier : dossiers documentaires]. Dossiers de notes établis par Philippe Bucamp, 1991-2025 [non publié ; non coté].
Dossiers constitués de notes manuscrites établies à partir des archives notariales, foncières et municipales, conservés aux Archives départementales de la Somme.
Documents figurés
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Plan parcellaire cadastral, dit plan napoléonien, section G développée. 1811. (AD Somme ; 3 P 1237).
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AD Somme
Plan de la commune de Saint-Riquier par masses de cultures, 6 août 1807 (AD Somme ; 3 P 1105).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Église Saint-Mauguille à Saint-Riquier, actuellement à usage de grange appartenant à M. Sueur-Merlin, aquarelle d'après nature, par Oswald Macqueron, 27 septembre 1851 (Abbeville, Archives et Bibliothèque patrimoniale - fonds Macqueron ; B800016201 AIL 175).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
Etudiant à l'UPJV d'Amiens, faculté des Arts, contributeur de l'étude sur la commune de Saint-Riquier.
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France