Dossier d’œuvre architecture IA80011169 | Réalisé par
Fournier Bertrand (Rédacteur)
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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  • inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
Demeure, dite le Manoir de Saint-Riquier
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Baie de Somme - Trois Vallées

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
  • Commune Saint-Riquier
  • Adresse 27 rue Notre-Dame
  • Cadastre 2024 AE1 204, 205
  • Dénominations
    demeure
  • Appellations
    le Manoir de Saint-Riquier
  • Autres parties constituantes
    demeure, étable à vaches, remise agricole

Selon les travaux de l'historien local Philippe Bucamp, la demeure, appelée Le Manoir de Saint-Riquier, aurait été construite après 1866 par les époux Canu-Féron, propriétaires de la grande ferme (IA80011129), située de l'autre côté de la rue. À l'occasion d'un partage anticipé, passé le 22 septembre 1866, devant Me Oger, notaire à Saint-Riquier, Camille Canu (1811-1877) et Augustine Féron son épouse, se seraient retirés dans cette nouvelle demeure afin de laisser l'exploitation agricole agricole à leur fils aîné, Fernand Canu.

Décédé en 1877, Camille Canu laisse son épouse seule dans le manoir qu'elle habite jusqu'à sa mort, le 28 mars 1882. Le recensement de population de 1881 (AD Somme ; 6 M 716) mentionne en effet la présence d'Augustine Féron, veuve Canu, y habitant avec un couple de domestiques et un jardinier.

À la suite du décès d'Augustine Féron, le manoir est vendu par ses enfants à Nicolas Debray et son épouse Esther Labarre, moyennant le prix de 26 000 francs. Devenue veuve à partir de 1891, Esther Labarre y demeure seule jusqu'à son décès en 1921. La propriété est alors transmise à Achille Evin, un parent éloigné, qui la vend en 1925 à Marius Macqueron, médecin. Ce dernier devient maire de Saint-Riquier de 1937 à 1945. Les autres propriétaires n'apporteront pas de modification notable à l'édifice initial.

La demeure appelée communément "le manoir de Saint-Riquier" est composée d'une maison d'habitation bourgeoise et d'une petite ferme attenante.

La demeure proprement dite est située en retrait de la rue, laissant la place pour le développement d'un premier parc régulier où les pelouses sont délimitées par les allées de circulation qui desservent les différents bâtiments de la propriété. L'édifice, implanté au milieu de la parcelle, adopte un plan régulier et symétrique hérité de l'architecture résidentielle classique des XVIIe-XVIIIe siècles.

Le corps principal, de plan rectangulaire allongé, sans avant-corps, est flanqué de deux ailes latérales légèrement en retrait, formant une composition tripartite. L'ensemble forme une élévation ordonnancée de cinq travées, à un étage carré et un étage de comble, éclairées de deux lucarnes à croupes, dites capucines. L'absence d'avant-corps est compensée par un traitement particulier de la travée centrale qui présente une élévation entièrement en pierre de taille avec terminaison en harpage, alors que les travées latérales font l'objet d'un traitement plus sobre, en brique avec jambage d'angle harpés en pierre qui vient en écho de la travée centrale. Le toit en ardoise est à longs pans et croupes, y compris les pavillons latéraux, plus bas, en rez-de-chaussée et combles. Ces derniers sont visuellement reliés au corps principal par un bandeau de pierre qui court sur toute la largeur de l'élévation.

À l'intérieur, le vestibule distribue la salle à manger, la cuisine et l'arrière-cuisine en enfilade à droite, le salon et une chambre de l'autre côté. Un escalier droit à retour dessert les chambres de l'étage du corps central.

  • Murs
    • brique
    • pierre
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Hauts-de-France et le Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées remercient M. Bucamp pour le partage de ses connaissances et sa précieuse collaboration à l'élaboration de ce dossier, ainsi que M. Lenne pour son accueil.

Documents d'archives

  • AD Somme. Série M ; Sous-série : 6 M 716. Recensement de la population de Saint-Riquier, 1881.

    AD Somme
  • AD Somme. Série Q ; Sous-série 3 Q : 3 Q 36/439. Accord de servitude de propriété entre Camille Canu et Fernand Canu, son fils ainé, 30 mars 1868.

    AD Somme
  • AD Somme. Série Q ; Sous-série 3 Q : 3 Q 36/231 : Acte de vente du manoir de Saint-Riquier par les héritiers Canu à Nicolas Debray et Esther Phrasia Labarre, son épouse, passé devant Me Marcassin, notaire à Saint-Riquier, 28 mars 1882.

    AD Somme

Bibliographie

  • [Saint-Riquier : dossiers documentaires]. Dossiers de notes établis par Philippe Bucamp, 1991-2025. [non publié ; non coté].

    Dossiers constitués de notes manuscrites établies à partir des archives notariales, foncières et municipales, conservés aux Archives départementales de la Somme.

Documents figurés

  • Plan de la propriété de M. Marius Macqueron, Ech : 1/200e, 1939 (collection particulière).

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées
Fournier Bertrand
Fournier Bertrand

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