Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France depuis 1987.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Argoules
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Lieu-dit
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Adresse
2 Grande Rue
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Cadastre
2025
AC
2, 116, 120 à 122
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Dénominationsferme
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Appellationsdu château
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Autres parties constituantescolombier, étable à chevaux, étable à vaches, chenil, cour, jardin, logement
La première mention concrète de l'existence d'un ensemble agricole, dépendant du château, apparaît dans le cartulaire de la seigneurie d’Argoules rédigé par Jacques Godart de Beaulieu, seigneur d’Argoules en 1713. La description de l'ensemble seigneurial signale en effet que le château "est accompagné d’un autre pour le fermier qui est de pierre et de brique, à deux estages, couvert de thuilles, d’écuries couvertes de thuilles, et d’autres bâtiments à usage de la campagne avec un colombier de 77 pieds de tour, dans une grosse tour de pierre et brique, couverte d’essengle, de deux pieds d’épaisseur" (La Picardie historique et monumentale, t. II, Partie 1, p 210). Cette description des bâtiments, qui appartiennent alors à Jacques Godard de Beaulieu, correspond à la représentation du domaine seigneurial et du village d'Argoules au XVIIIe siècle, dans laquelle se distinguent un bâtiment en brique couvert de tuiles, ainsi qu'un colombier relativement massif (ill.) En revanche, à l'époque, l'ancien logement du fermier, construit entièrement en pierre à la suite de l'alignement du château, ne semble pas encore exister. Il faut, semble-t-il, attendre le plan de cadastre de 1828 pour que ce logement apparaisse, de même qu'un ensemble de bâtiments agricoles répartis autour d'une cour, et se développant ainsi de l'autre côté de l'entrée principale, à l'ouest (AD Somme ; 3 P 1259/2).
Au début du XIXe siècle, la ferme témoigne clairement d'un remaniement qui, sur la parcelle n°91 (AD Somme ; 3 P 1259/2, section A) sépare la fonction résidentielle de la fonction agricole. Les bâtiments ferment l'espace sur la rue pour s'organiser en ouverture du château et de l'entrée commune. Il n'existe cependant pas de description précise de la fonction des bâtiments présents à cette époque ni même d'éléments qui permette de dater ce remaniement que l'on peut néanmoins situer avant 1828, c'est à dire vraisemblablement à l'initiative d'Alexandre Jacques Jourdain de l'Etoille, propriétaire de la ferme, à la suite de son père Ambroise Léopold Jourdain de l'Éloge, décédé en 1808.
À l'exception du logement du fermier, qui constitue le seul élément conservé de cette disposition, la ferme actuelle est beaucoup plus tardive. Mais l'absence d'archives conduit à dater ce nouvel ensemble agricole uniquement par une analyse stylistique. La référence à l'architecture brique et pierre des châteaux et des demeures aristocratiques du territoire, le choix de l'ardoise uniforme comme matériau de couverture pour l'ensemble des corps de bâtiments, ainsi que le refend décoratif de la tourelle octogonale - qui imite une meurtrière dans une tour de défense -, constituent, dans leur ensemble, une citation savante de l'architecture dite Louis XIII, remise au goût du jour dans l'architecture des grands domaines ruraux picards à partir du Second Empire, et surtout à partir des années 1870-1880. En revanche, les lucarnes-pignons en encorbellement et leur petit balcon à balustres, relèvent plutôt du style pittoresque "anglo-normand" ou "style cottage", très prisé vers 1880-1890, dans l'architecture de villégiature et pour les dépendances de grands domaines. L'association des deux styles qui relèvent d'un certain éclectisme architectural confirme une datation de cet ensemble homogène dans le courant du dernier quart du XIXe siècle.
L'emplacement de l'ancienne ferme a donné lieu à une extension du jardin, marqué par un double alignement de charmes.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , (incertitude)
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Auteur(s)
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Auteur :
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Auteur :
La ferme se développe à l'ouest du château d'Argoules. Très homogène dans sa construction, elle se compose de l'habitation du fermier, directement attenante au corps principal du château, auquel elle est aujourd'hui rattachée, et d'un ensemble de bâtiments agricoles implantés autour d'une cour rectangulaire fermée.
Les côtés longitudinaux sont occupés par deux corps de bâtiments qui se font face et qui présentent de grandes similitudes. Ils se développent sur un plan rectangulaire allongé, à rez-de-chaussée, étage carré et comble éclairé dans sa partie centrale par une lucarne passante. La façade ordonnancée de cinq travées est rythmée par un jeu de pilastres en pierre calcaire à refends qui scandent régulièrement le nu de la brique et qui confèrent à l'ensemble un caractère classicisant affirmé. Les travées latérales du rez-de-chaussée sont percées de baies en plein cintre à imposte en éventail, inscrites dans un encadrement de pierre à clefs saillantes et piédroits moulurés. La travée centrale, légèrement saillante, est percée d'une porte-fenêtre à deux vantaux, surmontée d'une baie en plein cintre, formant ainsi un ensemble vertical de type porte-croisée à double hauteur. Le toit en ardoise est à longs pans interrompu en son centre par la lucarne passante. Cette dernière acceuille une balustrade en bois évoquant les cottages anglo-normands.
Le chenil de chasse, à l'est, forme un ensemble allongé, construit en brique. Son volume sépare la partie agricole proprement dite de la cour du château et de l'ancien logement du fermier. Il est rythmé de sept travées en rez-de-chaussée, ouvertes de baies en plein cintre relativement étroites. Il est couvert d'un toit en ardoise à longs pans et pignons couverts. La travée centrale est soulignée par une tourelle octogonale placée en avant-corps. Sa construction en pierre de taille de moyen appareil joue du contraste avec l'élévation en brique contre laquelle elle s'appuie. Elle est coiffée d'une toiture polygonale.
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Murs
- brique
- pierre moyen appareil
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Toitsardoise
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Étages1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- toit polygonal
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Bibliographie
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RODIÈRE, Roger. Château et église d'Argoules. In : La Picardie historique et monumentale. t. III. Paris : Picard, 1904-1906.
p. 210
Documents figurés
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Vue générale du château et de l'église d'Argoule depuis le sud. Peinture à l'huile sur bois, 1ere moitié XVIIIe siècle. (Conservation des Antiquités et Objets d'Art de la Somme).
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AD Somme
Plans du village d'Argoules : parcellaire, moulins, houblonnières, 1828-1829 (AD Somme ; 3 P 1259).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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