Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Bernay-en-Ponthieu
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Adresse
165 route Nationale
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Cadastre
1828
D
30 à 36
Plan du cadastre napoléonien ;
2026
OA
105, 108, 243, 258 à 263
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Dénominationsrelais de poste, auberge
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Destinationsferme
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Autres parties constituantespigeonnier, écurie, étable, bergerie, porcherie, grange
Bien que l’origine de la construction de l’édifice demeure incertaine (XVe ou XVIe siècle), c’est l’un des rares exemples de relais de poste aussi anciens conservés sur le territoire. Du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle, il témoigne des évolutions d’une architecture qui n’est ni religieuse, ni seigneuriale, mais associée aux transports de courrier, de marchandise et de personne.
Le relais est aussi connu pour les nombreuses personnalités qui y ont fait une halte. Une scène de La Jeunesse des mousquetaires (1849) d’Alexandre Dumas s’y déroule : "Nous dinâmes dans un endroit où passe une petite rivière appelée la Maye, je pense que le nom de ce lieu est Bernoi. La forêt de Créci qui est considérable par son étendue est à une lieue de là". Victor Hugo décrit le lieu dans une de ses lettres de l’ouvrage En voyage : France et Belgique (1892). L’auteur résume le relais de Bernay-en-Ponthieu ainsi : "Ce n'est donc qu'un hameau, mais le hasard a voulu que ce hameau fût situé au point précis où la diligence qui arrive de Paris a faim pour déjeuner, et où la diligence qui arrive de Calais a faim pour dîner. De ces deux diligences qui arrivent là, l'une du sud, l'autre du septentrion, il en est résulté une auberge, et une fort bonne auberge, l'Hôtel de la Poste. C'est un des meilleurs logis que j'ai rencontrés sur ma route."
Des figures politiques seraient également passées au relais, notamment Napoléon III, alors prisonnier, après sa tentative de coup d’État en 1840 à Boulogne-sur-Mer, ou le roi Louis-Philippe et sa famille vers 1846. Edouard Pingret a dessiné l’arrivée du roi, de la reine Marie-Amélie et du duc de Montpensier à l’hôtel de la Poste de Bernay (ill.). Le tableau est conservé dans le Département des arts graphiques du Musée du Louvre.
XVe(ou XVIe) siècle – la construction d’un relais sur la "Route du poisson"?
La partie la plus ancienne de l’édifice, construite en pans de bois et torchis, daterait, d’après de Franqueville, du XVe siècle (Picardie historique et monumentale, 1904-1906). D’après son style architectural, l’édifice a possiblement été construit au XVIe siècle : la sablière et les corbeaux sculptées au niveau de l’encorbellement de l’édifice peuvent être comparés aux pannes sablières et blochets sculptés de plusieurs églises du XVIe siècle du territoire, comme celle de Vron par exemple (IA80011213). Aussi, les maisons similaires (pans de bois et torchis) conservées sur le territoire, à l'instar de la maison des Soufflets de Rue (IA80011165), sont généralement datées du XVIe siècle. Le service de poste à chevaux n’est pas encore répandu à cette époque (XVe et première moitié du XVIe siècle), et il n'est attesté à Bernay qu'au début du XVIIe siècle : l’édifice, par son emplacement, a vraisemblablement un lien avec la "Route du poisson" qui relie Calais à Paris et qui se développe à partir du Moyen Âge.
Ces "chasse-marées" apparaissent en effet à partir du XIIIe siècle en Picardie et en Normandie - un moyen de transport qui cherche à optimiser au maximum le temps de circulation entre les ports de la Manche et Paris, permettant aux habitants de la capitale de consommer du poisson frais. Des auberges et des relais sont mis en place par les chasse-marées sur la "Route du poisson" pour qu’ils puissent changer leurs chevaux. Le relais de Bernay-en-Ponthieu est probablement édifié dans ce cadre, car la commune est localisée à proximité de nombreux ports qui envoient leurs marchandises vers Paris (Boulogne-sur-Mer, Étaples, Waben, Rue, Le Crotoy). Le poisson, transporté en charrette ou en fourgons dans des paniers fermés, transite ensuite par Abbeville, Épagne-Épagnette (passage des chasse-marées et vente de poisson attestés), puis passe par Beauvais avant d’atteindre Paris (Robert, 2018).
XVIIe siècle - L’origine du relais de poste
La maison de Bernay-en-Ponthieu est avant tout connue pour avoir été un relais de poste, à partir du XVIIe siècle et jusqu’au au XIXe siècle. Un relais de poste est dirigé par un maître de poste qui commande des postillons. Installé le long des routes de poste, le relais doit pouvoir fournir des chevaux frais n’importe quand aux messagers qui transportent le courrier. Le maître de poste a généralement une double activité et il est souvent aussi agriculteur (Gernez, 2003). Il bénéficie de privilèges fiscaux et ne paye pas d’impôt foncier sur ses terres. Enfin, les relais sont parfois complétés par une auberge pour permettre aux voyageurs de faire une halte.
Le service de poste aux chevaux, mis en place par Louis XI vers 1476, est d’abord exclusivement réservé au roi. Les relais se situent par conséquent principalement dans le Val de Loire jusqu’au milieu du XVIe siècle (https://cheval-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/les-relais-de-poste). François Ier ouvre le transport du courrier par ces relais aux particuliers dans la seconde moitié du XVIe siècle, mais le système ne se démocratise pas encore, les prix étant très élevés. À la fin du XVIe siècle, Henri IV crée "la poste aux lettres" pour faciliter le transport du courrier des particuliers, permettant le développement des routes de poste et l’apparition de nouveaux relais.
C’est dans ce contexte qu’est créé le relais de poste de Bernay-en-Ponthieu bâti le long de la route qui relie Paris à Calais. Cependant, il n’apparait pas sur la carte montrant l’état des routes de postes en 1584, contrairement aux relais d’Abbeville, de Nouvion et de Nampont. Une nouvelle carte représentant l’itinéraire des routes de poste à travers la France est dressée en 1632 par Nicolas Sanson : l’étape de Bernay y est représentée, entre Nouvion au sud et Nampont au nord. Le premier propriétaire du relais connu est Claude Buteux en 1620, fils de Guillaume Buteux, qui lui, n’est pas cité comme maître de poste (Picardie historique et monumentale, 1904-1906).
Le bâtiment est agrandi au XVIIe siècle pour l'adapter à sa nouvelle fonction postale. L’extension construite à cette époque est appelée "le pavillon Louis XIII". Son toit est surmonté d’une girouette. En 1634, Pierre Buteux, fils de Claude, récupère le relais de poste, même si son père en conserve l’usufruit. Une description de la maison de poste est faite à cette occasion : "Consistant en chambres basses et hautes, cuisine, cave, étables, grange, court, jardin, lieu, pourpris et tenement, fermé de haies vives et planté d’arbres fruitiers, contenant hui journaux environ… La poste ordinaire du dit Bernay, dont le père Buteux jouit, demeurant au profit du père Buteux, pour en disposer comme il veut" (Picardie historique et monumentale, 1904-1906).
XVIIIe siècle – Rachat du relais par Jean-Baptiste Dennel
C’est ensuite le fils de Pierre, Jacques Buteux, qui devient maître de poste à Bernay, puis Antoine de Neuveglise, marié à Marie Buteux. En 1710, Jeanne Hacot, petite nièce de Jacques Buteux, et son mari Charles Matifas récupèrent le relais (Gernez, 2003). En 1732, Jean-Baptiste Dennel rachète la maison de poste à la fille de la précédente propriétaire, Jeanne-Marguerite Matifas, même s’il est déjà maître de poste depuis 1721 (Picardie historique et monumentale, 1904-1906). Il est cousin de la famille Buteux et sa première femme est Marguerite Buteux. Jean-Baptiste Dennel et sa seconde femme, Marie-Jeanne de Villiers, acquièrent également en 1752 l’auberge du Dauphin, qui se situe de l’autre côté de la route, face au relais.
Dans les années 1770, la maison de poste revient à leur fille, Marie-Charlotte Dennel, mariée à Louis-Ignace de Roussen. En 1798, Marie-Charlotte gère le relais seule suite à la mort de son mari, et quatre postillons sont à son service (Gernez, 2003).
Le relais est complété par une auberge. Au XVIIIe siècle, le transport de voyageurs s’intensifie, et d'autres auberges sont attestées à cette époque à Bernay, notamment l'auberge du Dauphin, qui se situait juste en face du relais. Il est cependant très probable que l'auberge de la Poste soit plus ancienne, la route étant également utilisée pour le transport du poisson.
Première moitié du XIXe siècle – l’apogée du relais
En 1802, Charles-François de Roussen, fils de Marie-Charlotte et de Louis-Ignace, hérite du relais. Honoré Decrept le rachète en 1810 à Henriette de Roussen, devenue veuve. Il le donne en dot à son fils, Hubert Decrept, dans le cadre de son mariage en 1813 avec Eugénie de Roussen, arrière-petite-fille de Jean-Baptiste Dennel (Picardie historique et monumentale, 1904-1906).
C’est à cette période que le relais de poste connait son apogée, qui se caractérise par une activité intense, la construction de nouveaux bâtiments et le passage de plusieurs personnalités, dont Victor Hugo et le roi Louis-Philippe.
Un des édifices agricoles, à droite de l’entrée sud, porte la date de 1811. Il est édifié en maçonnerie brique et pierre, dite en rouge barre.
Le plan de cadastre napoléonien, dressé en 1828, permet de comprendre l’évolution du site au cours du XIXe siècle, même s’il est abîmé et ne représente plus la maison de poste dans son intégralité. La grande écurie, la grange qui lui fait face, la porcherie ainsi que la maison du contremaître sont déjà construites à cette date. Ces bâtiments sont édifiés majoritairement en brique, parfois associée à la pierre calcaire (maçonnerie en rouge barre) et au silex pour certains soubassements. Certaines constructions ont également disparu depuis 1828, comme le pigeonnier de plan polygonal dans la cour, une partie de la grange sud et les deux édifices situés au fond de la cour. Enfin, plusieurs bâtiments sont construits au cours du XIXe siècle : la bergerie, une imposante grange au fond de la cour, un nouveau pigeonnier entre les deux et un fruitier dans le jardin. Les trois premiers se différencient des constructions précédentes par l’utilisation de silex dans l’élévation des murs, complétés par des bandes verticales et horizontales en brique.
En 1821, il y a cinq postillons et vingt-quatre chevaux au relais (Leclercq, 2018). En 1836, de nombreuses personnes travaillent à la maison de poste, dont 4 postillons, 2 facteurs ruraux, 23 domestiques, un cuisinier, un garçon de table, ou encore des maréchaux-ferrants.
En 1837, Victor Hugo décrit l’hôtel de poste ainsi : "La basse-cour, qui est là sous ma fenêtre, est magnifique. Ce n'est pas une basse-cour, c'est un océan. Il y a là tout un monde de poules, de canards, de vaches, de porcs, de dindons, de pigeons et de pintades qui vit bruyamment et joyeusement sans prendre garde aux sinistres lueurs de la cuisine. […] De cette immense basse-cour il germe une table d'hôte colossale qui s'épanouit deux fois par jour. Hier soir lundi, le garçon me disait avoir desservi plus de cent vingt couverts depuis samedi. C'est vraiment merveille de trouver une aussi prodigieuse cuisine dans une bourgade de huit ou dix feux." (Intégralité du texte en annexe).
Hubert Decrept meurt en 1842 et, pour le remplacer, sa femme Eugénie passe le brevet de maîtresse de poste. Elle aurait effectué de nombreux agrandissements : les bâtiments construits en silex datent peut-être de cette période (Picardie historique et monumentale, 1904-1906).
Deuxième moitié du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui – fermeture du relais de poste et transformation en ferme
Le développement ferroviaire en France entraîne la suppression des relais de poste. En effet, il n’est plus utile de transporter le courrier à cheval, désormais acheminé par train. Pour Bernay-en-Ponthieu, c’est l’ouverture de la ligne Longueau–Boulogne-sur-Mer à la fin des années 1840 qui fait disparaître petit à petit l’activité du relais de poste. Même l’hôtel perd son utilité, les voyageurs empruntant désormais le train et non la route Nationale. Le relais devient exclusivement une exploitation agricole gérée par Alphonse Decrept, fils d’Hubert et d’Eugénie. Les grandes écuries sont transformées en étable.
En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, les troupes allemandes occupent la maison.
La partie la plus ancienne du relais de poste est inscrite au titre des Monuments historiques le 18 mai 1926.
La ferme est agrandie par le fils d’Alphonse Decrept, Anatole, puis par son petit-fils, Pierre. L'exploitation agricole est toujours active.
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Période(s)
- Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
- Principale : 16e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 17e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1ère moitié 19e siècle , daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
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L’ancien relais de poste de Bernay-en-Ponthieu est situé le long de la route principale qui traverse le village du nord au sud, et qui correspond à l’ancienne route royale qui reliait Paris à Calais. L’entrée du site s’effectue par deux accès, situés à droite et à gauche de l’ancien relais, ce qui permettait aux charrettes et aux diligences d’entrer et de sortir par des endroits différents. À l’arrière de la maison de poste, les bâtiments agricoles sont édifiés autour d’une vaste cour, dans laquelle se trouvent les murs en brique de l’ancienne mare, aujourd’hui asséchée.
La maison de poste
Le relais de poste, qui a également servi d’auberge, est un grand édifice de plan rectangulaire, construit en brique et en pans de bois complétés par du torchis. Il s’élève sur un étage carré et un étage de comble. L’ensemble est peint en jaune, ce qui permet d’uniformiser la façade. Du côté de la rue, la moitié droite de la maison, au niveau de l’étage, se démarque tout de même par son pan de bois apparent. Cette partie, en encorbellement, repose sur une sablière sculptée, soutenue par cinq corbeaux sculptés représentant des têtes humaines. Six fenêtres ouvrent sur le rez-de-chaussée, quatre à l’étage. Aucune porte n’est aménagée sur cette façade.
Du côté de la cour, la façade est divisée en onze travées. Les neuvième et dixième travées s’élèvent sur un étage supplémentaire, formant le "pavillon". Le premier étage est précédé par un long balcon, porté par de fines colonnes et protégé par un garde-corps en ferronnerie. Sept fenêtres et deux portes ouvrent sur le rez-de-chaussée, dix fenêtres et une porte à l’étage. L’ensemble du relais est couvert par un toit en ardoise à longs pans brisés, percé de plusieurs lucarnes à croupes. Le pavillon possède un toit indépendant, surmonté d’une girouette.
La maison est étendue à gauche (depuis la rue) par un bâtiment en rez-de-chaussée, dont la maçonnerie en brique et pierre (en rouge barre) est visible depuis la cour. À droite, une ancienne écurie est flanquée contre le relais. Elle est construite en brique et percée de trois grandes arcades en plein cintre côté cour et deux autres sur son mur-pignon.
Les bâtiments de la ferme
À droite de la cour
L’ancienne écurie en brique est de plan rectangulaire. Côté jardin, le mur est soutenu par dix contreforts. De petites ouvertures en plein cintre sont percées à intervalles réguliers dans la partie haute de chacune des élévations. Côté cour, deux grandes portes charretières ont été agrandies dans un second temps pour s’adapter à l’évolution des machines agricoles : deux piédroits en parpaing soutiennent un linteau en métal. L’édifice est couvert par un toit en ardoise à longs pans et pignons couverts, percé côté cour par six lucarnes à croupes.
Dans la continuité, l’ancienne bergerie est construite contre le mur-pignon de l’écurie. De plan rectangulaire, elle est construite en silex, ponctuée par des lignes verticales et horizontales de brique qui viennent renforcer la maçonnerie. De petites ouvertures en plein cintre, similaire à celle du l’écurie, sont aménagées dans la partie haute des murs. L’édifice est couvert par un toit en tuiles à longs pans et pignons couverts.
À l’extrémité de la bergerie prend place un pigeonnier de plan circulaire, construit avec un appareillage similaire au bâtiment précédent. Il est coiffé par un toit polygonal en ardoise.
Au fond de la cour
Une grange en silex et brique est construite au fond de la cour. La grande porte charretière, encadrée par deux petites lucarnes, semble avoir été percée dans un second temps : elle possède son propre toit en ardoise. La grange est couverte par un toit en tuile à long pans et pignon couvert
À gauche de la cour
La porcherie de plan rectangulaire est construite en brique sur un soubassement de silex. Sur sa façade côté cour, quatre portes et trois petites fenêtres hautes sont aménagées. L’édifice est couvert par un toit en tuile à longs pans et pignons couverts
Une grande grange en brique, qui sert également de garage, est édifiée dans la continuité de la porcherie. La partie de droite, percée de petites ouvertures en plein cintre similaires à celles de l’écurie, tandis que, sur la partie de gauche, une très large porte charretière est aménagée, couvrant presque la moitié du bâtiment. La grange est couverte par un toit en tuiles à longs pans et pignons couverts.
Cette grange est étendue vers l’entrée sud du relais par un autre bâtiment en brique qui fait office de garage.
Le jardin
Un ancien fruitier prend place dans le jardin de la maison. Il avait pour vocation d’entreposer les fruits du verger environnant. Le petit bâtiment en brique, de plan rectangulaire, est percé d’une porte encadrée de deux fenêtres en plein cintre. Deux lucarnes rentrantes sont aménagées dans son toit en ardoise à longs pans brisés.
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Murs
- brique
- torchis pan de bois
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Toitsardoise, tuile
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans brisés pignon couvert
- toit polygonal
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 1926/05/18
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Précisions sur la protection
Inscrit au titre des Monuments historiques en totalité par arrêté du 18 mai 1926.
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Référence MH
Cours de la ferme inaccessible.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
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- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
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- (c) Musée du Louvre
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Bibliographie
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Bibliothèque universitaire
GERNEZ, Nathalie. Le relais de poste de Bernay-en-Ponthieu. Amiens : Université de Picardie, 2003.
Travail dans le cadre d'une licence professionnelle.
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Archives privées
LECLERCQ Claude. Souvenir de famille, Maurice Leclercq et Marie, né Decrept, et leurs ascendants. [auto édition], 2018.
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SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. FONDATION EDMOND SOYEZ. La Picardie historique et monumentale. Tome III, Arrondissement d'Abbeville. Première partie. Amiens : Impr. de Yvert et Tellier, 1904-1906. 266 p. et pl.
Notices de É. Delignières, H. Macqueron, R. de Guyencourt, R. Rodière et P. Des Forts.
Réunit : n° 1 - Abbeville et ses cantons / notices par MM. Em. Delignières et H. Macqueron (1904). n° 2 - Canton de Saint-Valery[-sur-Somme] / notices par MM. R. Rodière et de Guyencourt - Canton de Nouvion / notice par M de Guyencourt Canton d'Hallencourt / notices par M. Ph. Des Forts. n° 3 - Canton de Rue / notices par M. R. Rodières. Canton d'Ault / notices par M. R. de Guyencourt.
Périodiques
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DECREPT, Charlotte. Toujours dans la même famille. Les cahiers du petit patrimoine picard, 2002, n°21.
p.4 à 6 -
[en ligne]
ROBERT, Sandrine. Les chasse-marée et la route du poisson. Réduire la distance pour approvisionner Paris du XIIIe siècle au XVIIIe siècle. Revue semestrielle d’anthropologie des techniques, suppléments aux numéros. Paris : Éditions de l’EHESS, 2018.
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STOCKLIN, Georges. Le relais de poste de Bernay. Les cahiers du petit patrimoine picard, 2002, n°21.
p.1 à 3
Documents figurés
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Ancienne poste et église de Bernay-en-Ponthieu, par Oswald Macqueron, d'après nature, 26 mai 1852 (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Rue. 113).
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Extrait du plan parcellaire de Bernay-en-Ponthieu, dit cadastre napoléonien, Section D, 1828 (AD Somme ; 3 P 1279/7).
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Réunion du roi et de la reine des français Marie-Amélie, à Bernay, par Edouard Pingret, vers 1846 (Musée du Louvre, département des Arts graphiques, RF 7106, Recto)
Annexes
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Lettre de Victor Hugo écrit à sa femme au relais de poste de Bernay-en-Ponthieu, 5 septembre 1837.
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)
Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)