Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
- inventaire topographique, Abbeville
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France depuis 1987.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Abbeville
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Adresse
place du Saint-Sépulcre
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Cadastre
2025
XT
133
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Dénominationsgroupe sculpté
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Titres
- Mise au tombeau
Le groupe sculpté de la Mise au tombeau est placé au fond de la chapelle du Saint-Sépulcre, située dans le collatéral nord de l’édifice. Cette chapelle aurait été fondée au milieu du XVIe siècle par Jean Dubos, bourgeois d’Abbeville, comme l’indique Henri Macqueron dans La Picardie historique et monumentale. Cette datation est reprise par Christine Debrie en 1985 dans son étude consacrée aux Mises au tombeau du département de la Somme. Toutefois, plusieurs auteurs du XIXe siècle, notamment Ernest Prarond et l'abbé Coyette, proposent une datation plus ancienne, remontant au XVe siècle. Ils reprennent les travaux des abbés Lefèvre et Buteux, qui situent précisément cette fondation en 1458.
En l’absence de sources primaires et compte tenu des transformations successives qu’a connues la chapelle, il demeure difficile de dater avec précision le groupe sculpté d’origine. Cette incertitude est renforcée par la datation stylistique du Christ gisant en bois, attribué au XVe siècle.
Christine Debrie avance l’hypothèse selon laquelle l’antériorité de cette figure, ainsi que son exécution en bois, matériau distinct de celui des autres éléments, pourraient indiquer qu’elle n’était pas destinée initialement à une mise au tombeau. Elle aurait été conçue comme un Christ de procession utilisé lors de la Semaine sainte, à l’instar d’un exemple conservé à la collégiale Saint-Vulfran d'Abbeville (PM80000045).
Ce Christ aurait ainsi été intégré à la composition de notre mise au tombeau, en raison de sa conformité iconographique avec ce type de représentation. Son état de conservation ne permet toutefois pas d’en apprécier pleinement la qualité. En effet, la sculpture a été recouverte d’un badigeon gris, probablement au XIXe siècle, qui empêche de déterminer si une polychromie ancienne est encore conservée.
À l’origine, le Christ gisant prenait place dans un enfeu de style flamboyant, entouré des sept personnages traditionnellement associés aux scènes de mise au tombeau, dont on ne conserve aujourd'hui aucune représentation. Lors de la Révolution, la majeure partie du groupe sculpté est détruite, à l’exception du Christ en bois, peut-être mis à l’abri à cette occasion.
En 1855, l’abbé Carpentier, curé de la paroisse et initiateur d’importants travaux d’agrandissement dans la seconde moitié du XIXe siècle, projette la restauration de la chapelle par les frères Duthoit, sculpteurs amiénois. Toutefois, aucune intervention ne semble alors concerner directement ce groupe de mise au tombeau dans l'église Saint-Sépulcre.
Celui-ci est finalement reconstitué en 1899 par Auguste-Jules Blondin, sculpteur abbevillois et beau-frère du sculpteur Emmanuel Fontaine. La signature et la date sont gravées en haut à droite du sarcophage. Les sources relatives à cette intervention restent toutefois très lacunaires, la presse locale n’en ayant pas rendu compte. Il est néanmoins possible que cette commande s’inscrive dans le contexte commémoratif du huitième centenaire de la prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon. Un pèlerinage reliant Abbeville à Boulogne, ville d’origine de ce personnage, était encore attesté à cette époque.
L’état des sculptures au moment de l’intervention de Blondin demeure incertain. Il n’est pas possible de déterminer si des vestiges des figures anciennes subsistaient, ce qui aurait permis une restitution fidèle des attitudes et des compositions, ou si le sculpteur a entièrement réinterprété la scène.
Christine Debrie souligne, dans son étude, une relative raideur dans le traitement des drapés et une certaine absence d’expression dans les visages sculptés par Blondin. Elle note toutefois que les figures conservent des gestes pathétiques et démonstratifs, caractéristiques des compositions de la fin du XVIe siècle. De même, les vases tenus par les saintes femmes relèvent d’un vocabulaire de style Renaissance, ce qui pourrait conforter l’hypothèse d’une restitution fondée, au moins en partie, sur des éléments anciens.
Une restauration de l’ensemble permettrait d’une part de mieux apprécier la qualité d’exécution du Christ gisant du XVe siècle et, d’autre part, de mieux comprendre la nature et l’ampleur de l’intervention réalisée par Blondin à la fin du XIXe siècle.
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Période(s)
- Principale : milieu 15e siècle , daté par tradition orale
- Principale : 16e siècle , porte la date , (incertitude)
- Principale : 4e quart 19e siècle
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Dates
- 1899, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Blondin Jules , dit(e) Blondin-Fontainesculpteur signatureBlondin JulesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Sculpteur abbevillois, beau-frère du sculpteur Emmanuel Fontaine.
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Auteur :
Le groupe sculpté prend place au fond de la chapelle du Saint-Sépulcre, dans un enfeu de style flamboyant rythmé par deux arcatures jumelées en arc brisé. Les arcatures sont richement moulurées et ornées d’un réseau trilobé ajouré, doublé d’une frise végétale à rinceaux de vigne. Chaque arcature est coiffée d’un gâble formé par deux rampants garnis de crochets en forme de larges feuilles. Ils se terminent par des pinacles également ornés de ces mêmes feuilles.
Ces arcatures reposent sur un pilier central surmonté d’un culot au décor d’entrelacs végétaux, dans lequel s’inscrit un écu supporté par une salamandre, portant trois clous, instruments de la Crucifixion, ainsi que l’inscription christique : INRI.
Sur la partie supérieure du culot est inscrit : DE SUO JOHAN DU BOS PREFIT ("Jean du Bos a financé cette réalisation"), qui confirme l’attribution de cette chapelle au zèle et à la générosité de ce bourgeois.
Sur ce culot se tient une sculpture de Jeanne d’Arc de la fin du XIXe siècle, en armure, qui présente sur son étendard la locution latine : ET SEPULTUS EST ("et il fut enseveli"). Cette inscription, empruntée au Credo, fait référence à la mise au tombeau du Christ. La niche de la sculpture est coiffée d’un dais architecturé terminé par un pinacle à fleurons.
Le décor général de cet enfeu est complété, de part et d’autre, par des contreforts engagés dans le mur, rythmés de pinacles à fleurons, réunis en partie sommitale par une frise d’arcatures aveugles, pénétrées par les gâbles et le fleuron central.
Sous les arcatures prend place le groupe sculpté de la Mise au tombeau, composé de plusieurs figures disposées autour du Christ gisant. On y reconnaît, en demi-figure, à droite Joseph d’Arimathie et à gauche Nicodème. La Vierge, les mains en prière, se tient à la hauteur du torse du Christ ; saint Jean, placé à ses côtés, la soutient. Les trois saintes femmes, Marie-Madeleine, Marie-Salomé et Marie-Cléophas, complètent cet ensemble.
Le Christ en bois est représenté allongé sur un sarcophage, les bras étendus le long du corps. Ses mains sont ramenées sur le périzonium qui lui ceint la taille, et sa tête repose sur un coussin. Comme l’indique Christine Debrie, la régularité des traits de son visage, son nez droit, sa barbe courte et ses cheveux ondulés retombant sur ses épaules rappellent le "Beau Dieu" de la cathédrale d’Amiens, qui a pu être une source d’inspiration pour le tailleur d’images abbevillois qui conçut cette sculpture.
Le tombeau est orné en façade d’un décor ajouré de polylobes et de motifs géométriques néo-gothiques, exécutés en même temps que la sculpture des différents personnages entourant le Christ, à la fin du XIXe siècle. La sculpture de Jeanne d’Arc date également de cette époque.
L’ensemble est réalisé en pierre, à l’exception du Christ gisant, en bois, dont la matérialité distincte est perceptible, de même que la facture de cette sculpture.
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Catégoriessculpture
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Matériaux
- bois
- calcaire
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Mesures
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Précision dimensions
Dimensions totales : h = 400 ; la = 350 ; pr = 85. Dimensions du groupe sculpté : h = 105 ; la = 260 ; pr = 85. Dimensions du gisant en bois : h = 30 ; la = 180 ; pr = 40.
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Iconographies
- Mise au tombeau
- sainte Jeanne d'Arc
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Précision représentations
La Mise au tombeau réunit sept figures groupées autour du corps du Christ : de gauche à droite, Nicomède, la Madeleine, la Vierge soutenue par saint Jean, deux saintes femmes et Joseph d'Arimathie.
L'enfeu présente un décors sculpté de motifs végétaux, de dragons et, sous un dais architecturé, une représentation de Jeanne d'Arc en armure tenant un étendard à la main.
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Inscriptions & marques
- inscription concernant l'auteur, sur l'œuvre
- inscription concernant le commanditaire, latin
- devise
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Précision inscriptions
A l'intérieur du tombeau en haut à droite = J. BLONDIN 1899
Sur un phylactère sculpté sur le culot = DE SUO JOHAN DU BOS PREFIT
Sur l'étendard de Jeanne d'Arc = ET SEPULTUS EST
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État de conservation
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreÀ signaler
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
Bibliographie
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DEBRIE, Christine. Les mises au tombeaux du département de la Somme. Amiens : CRDP, 1985. 190 p.
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DUSEVEL, Hyacinthe. La ville d'Abbeville : ses souvenir historiques, ses monuments et ses hommes dignes de mémoire. Amiens : Caron et Lambert, 1851.
p. 13. -
PRAROND, Ernest. Notices historiques, topographiques et archéologiques sur l'arrondissement d'Abbeville. Abbeville : Jeunet, 1854.
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COYETTE, Abbé. La Paroisse Saint-Sépulcre d'Abbeville : ses dévotions, associations, œuvres, communautés, établissements d'instruction, coutumes religieuses, son église etc. Abbeville : Paillart, impr. 1880, 580 p.
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MACQUERON,Henri. L'Église du Saint-Sépulcre. In SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. FONDATION EDMOND SOYEZ. La Picardie historique et monumentale. Tome III, Arrondissement d'Abbeville. Première partie. Amiens : Impr. de Yvert et Tellier, 1904-1906.
p. 45
Documents figurés
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
La mise au tombeau, gravure. In : La Picardie historique et monumentale. Tome III, Arrondissement d'Abbeville. Amiens : Impr. de Yvert et Tellier, 1904-1906 (Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville ; B800016201 AB P 123A).
Agent du patrimoine, ville d'Abbeville, depuis octobre 2025. Stagiaire du PAH Ponthieu Baie-de-somme d'avril à septembre 2025.
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
Église paroissiale du Saint-Sépulcre
Adresse : place du Saint-Sépulcre
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