Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Abbeville
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Adresse
place du Saint-Sépulcre
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Cadastre
2025
XT
133
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Emplacement dans l'édifice
mur intérieur de la chapelle du Saint-Sépulcre, quatrième travée du bas-coté nord
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Dénominationstableau
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Titres
- Notre-Dame de Guadalupe
Depuis le début du XIXᵉ siècle, l’église du Saint-Sépulcre d’Abbeville abrite une représentation de la Vierge de Guadalupe, figure emblématique du catholicisme latino-américain depuis le XVIᵉ siècle. Selon la tradition, cette image serait apparue à un autochtone mexicain en 1531, avant d’être officiellement instituée patronne de la Nouvelle-Espagne par le pape Benoît XIV en 1754.
L'image conservée à Abbeville bénéficie d’une origine bien documentée. Réalisée à l’huile sur toile au début du XVIIIᵉ siècle, l’œuvre est rapportée d’Amérique latine par le jésuite R.P. de Gouy, procureur général des missions d’Amérique. Vers 1710, il l'offre à sa sœur, Anne-Madeleine de Gouy, alors supérieure du couvent des Visitandines d'Abbeville, rue des Rapporteurs.
À partir de cette date, la Vierge de Guadalupe est placée dans la chapelle des Visitandines, où elle demeure jusqu’à la dispersion de la communauté lors de la Révolution. Les troubles révolutionnaires, qui entraînent la dispersion, la vente ou la destruction d’une grande partie des biens ecclésiastiques, conduisent l’œuvre entre les mains d’un brocanteur au début du XIXᵉ siècle. Elle est alors acquise par le curé de la paroisse du Saint-Sépulcre, qui la fait installer dans son église, au-dessus de l’autel de la Vierge. À la même époque, une dévotion particulière à la Vierge de Guadalupe se développe à Abbeville. Ce culte est officiellement reconnu par un rescrit du pape Léon XIII, en date du 26 avril 1882, autorisant son expression au sein de l’église du Saint-Sépulcre.
Par la suite, comme l’atteste une photographie de décembre 1919 (ill.), l’image est dotée de son propre autel destiné à la vénération des fidèles. Elle a ensuite été déplacée à l’entrée de la chapelle du Saint-Sépulcre, dans le bas-côté nord de l’édifice. Cette ferveur est également confirmée par la présence d’une bannière processionnelle à l’effigie de la Vierge.
L’œuvre, aujourd'hui placée dans la chapelle du Saint-Sépulcre, est classée au titre des Monuments historiques depuis 1983. Elle a bénéficié d’une restauration en 2014 par la restauratrice Martine Gasnier.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 18e siècle
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Lieu de provenanceÉdifice ou site : Amérique du sud
Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile marouflée sur une autre toile de format rectangulaire vertical. La peinture est encadrée et protégée par un support en verre qui a été posé postérieurement.
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Catégoriespeinture
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Structures
- support, rectangulaire vertical
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Matériaux
- peinture à l'huile, toile
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Mesures
- h : 90 cm
- la : 68,5 cm
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Précision dimensions
Dimensions hors cadre : h=90 ; la=69
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Iconographies
- Immaculée Conception, figure biblique
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Précision représentations
Marie est figurée sous les traits d’une jeune adolescente. Elle ne porte pas l’Enfant Jésus, elle n’est pas encore mère. Sa tête, légèrement inclinée, est ceinte d’une couronne, tandis que l’ensemble de son corps s’inscrit dans une mandorle rayonnante d’or. Les mains jointes en attitude de prière, elle est vêtue d’une robe claire ornée de motifs floraux dorés et recouverte d’un ample manteau bleu constellé d’étoiles.
Son pied droit repose sur un croissant de lune, lui-même soutenu par la tête d’un ange, conformément à l’iconographie traditionnelle de la Vierge de Guadalupe, qui puise dans les symboles de l’Apocalypse (12, 1) : "Une femme, revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles".
Le tableau est accompagné de quatre médaillons. Le premier, en haut à gauche, montre la première apparition de la Vierge à un berger mexicain ; le deuxième illustre la seconde apparition. Le troisième représente cet homme recevant de Marie les fleurs qu’elle lui a données, et le quatrième, en bas à droite, le montre portant sur son vêtement l’image de Marie, imprimée par elle-même.
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État de conservation
- œuvre restaurée
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Précision état de conservation
Œuvre restaurée en 2014 par Martine Gasnier.
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreÀ signaler
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Protectionsclassé au titre objet, 1983/12/29
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Précisions sur la protection
Classé au titre objet par arrêté du 29 avril 1983.
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Référence MH
- (c) A Évêché Amiens
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Commune d'Abbeville
Bibliographie
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COYETTE, Abbé. La Paroisse Saint-Sépulcre d'Abbeville : ses dévotions, associations, œuvres, communautés, établissements d'instruction, coutumes religieuses, son église etc. Abbeville : Paillart, impr. 1880, 580 p.
Documents figurés
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Archives diocésaines
Autel de Notre-Dame de Guadalupe, décembre 1919 (Archives diocésaines d'Amiens ; n.c.).
Agent du patrimoine, ville d'Abbeville, depuis octobre 2025. Stagiaire du PAH Ponthieu Baie-de-somme d'avril à septembre 2025.
Église paroissiale du Saint-Sépulcre
Adresse : place du Saint-Sépulcre
Agent du patrimoine, ville d'Abbeville, depuis octobre 2025. Stagiaire du PAH Ponthieu Baie-de-somme d'avril à septembre 2025.