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Ancien moulin à blé Daden, puis usine de papeterie, puis usine métallurgique dite Forges et Fonderie de Montataire, puis Usinor, puis Sollac, puis Arcelor, puis Arcelor-Mittal-Montataire

Dossier IA60001672 réalisé en 2006

Fiche

  • Les forges, début 20e siècle (AC Creil).
    Les forges, début 20e siècle (AC Creil).
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bureau
    • voie ferrée
    • magasin industriel
    • château d'eau
    • cantine
    • gymnase
    • centrale thermique
    • passerelle
    • pont
    • bains douches
    • mur de clôture

Œuvres contenues

Appellations Moulin Daden, Forges et Fonderie de Montataire, Usinor, Sollac, Arcelor, Arcelor-Mittal-Montataire
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, voie ferrée, magasin industriel, château d'eau, cantine, gymnase, centrale thermique, passerelle, pont, bains douches, mur de clôture
Dénominations moulin à blé, usine de papeterie, usine métallurgique
Aire d'étude et canton Grand Creillois - Montataire
Hydrographies Thérain le
Adresse Commune : Montataire
Adresse : rue Lénine , route de Saint-Leu
Cadastre : AP 7 à 11, 44, 50, 64, 66 ; AS 78-80, 86-87 ; AT 187
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Saint-Leu-d'Esserent

L'origine industrielle du site remonte quelques années avant 1789 lorsque l'anglais Taylor établit au bord du Thérain une fabrique de poterie. En 1791, il crée une papeterie à l'emplacement du moulin à blé Daden. En novembre 1794, le chimiste Weyland-Stahl obtient l'autorisation de faire construire un moulin à poudre au lieu-dit les Anglais, riche en salpêtre (embouchure du Thérain). Dès la fin de l'année, plusieurs ouvriers sont affectés à la fabrication de la poudre. En août 1796, le comité du salut public ordonne l'arrêt de la production. Le moulin est démoli à partir de septembre 1796. Lors de l'inventaire réalisé sur les lieux en janvier 1798, les bâtiments sont en ruine. En 1807, le site, acheté par Gindre, est transformé en tréfilerie mais sans succès. En 1810, il est repris par Praire qui améliore le cours du Thérain afin d'obtenir une chute suffisamment importante pour l'alimentation de deux roues hydrauliques verticales. En difficultés financières, Praire doit s'associer aux frères Mertian, négociants parisiens et à Georges Dufaud originaire de Nevers qui devient directeur de l'usine. Celle-ci devient en 1813 la propriété de Bernard et Louis Mertian qui y installent une usine de tôle et fers blancs laminés en utilisant de vieux fers provenant de Paris et de Belgique. Ils poursuivent les travaux sur le Thérain engagés précédemment et n'hésitent pas à acquérir les installations hydrauliques situées en amont et en aval (moulin Coulette, moulins d'Astier) afin d'avoir toute la liberté dans le développement souhaité. En 1823, Mertian qui espère traiter le minerai de fer des forêts voisines décide de transformer son usine. La fabrique de tôles et fers blancs laminés est ainsi convertie en fonderie et forge de fer et de cuivre. L'usine dispose de quatre roues dont la plus importante, d'une puissance de 80 chevaux entraîne une machine Saulnier. Bernard Mertian meurt en 1828 et son frère Louis continue seul l'amélioration de l'usine. Entre 1835 et 1840, l'usine installe trois fours à puddler doubles, trois fours de chaufferie pour le soudage, deux fours de chaufferie pour le corroyage et l'étirage des fers, deux fours à réverbère de chaufferie pour les grosses tôles, six fours dormants pour fabriquer la tôle, un four à réverbère pour le décapage du fer blanc, quatre bains d'étamage, six paires de cylindres dégraississeurs et étireurs et quatre laminoirs. La force motrice atteint 170 chevaux dont 120 hydrauliques et 50 à vapeur répartis sur les différents ateliers. La matière première vient dans un premier temps de Paris et des départements du Nord, des Ardennes et de l'Aisne avec lesquels l'usine est en communication par voies navigables. Mais face à la demande croissante des nombreuses forges implantées autour de Paris Louis Mertian doit se tourner vers la Belgique. Les statuts de la société anonyme des Forges et Fonderies de Montataire sont approuvés par ordonnance royale du 5 juillet 1840. Deux hauts fourneaux situés à Aulnoy-les-Berlaimont dans le département du Nord (pour pallier la hausse de la fonte belge), deux gazomètres et un four à gaz (pour l'éclairage des ateliers) sont édifiés en 1845. La même année, la société des Forges présente un projet pour la construction d´un quai sur l´Oise et d'un embranchement relié aux voies du Chemin de Fer du Nord. En 1854, la direction de l'usine est prise par l'alsacien Fröhlich. L'année suivante, Joséphine Gosselin, veuve de Louis Mertian obtient l'autorisation d'ériger une chapelle sur le site de l'usine : elle est inaugurée et bénie par l'évêque de Beauvais en 1857. Au cours de la décennie 1860, un nouveau gazomètre est installé pour l'éclairage des ateliers. En 1864 la société vend le site d'Aulnoy et achète l'usine d'Outreau située (Pas-de-Calais) puis celle de Frouard près de Nancy. En 1869, l'usine comprend 24 fours à puddler, 6 fours d'affinerie, 24 fours à recuire, 17 trains de laminage dont 6 à tôles, 5 de fer blanc et les autres de profilés. La production de fonte brute est de 29 000 tonnes par an. En 1880 un four Martin est installé dans l'usine. A la fin du 19e siècle, la société achète une imprimerie à Nantes destinée au marquage des fers blancs pour la fabrication de boites de conserves. En 1900, la fabrication du fer est définitivement abandonnée au profit de l'acier produit par l'usine du Frouard. Avant la Première Guerre mondiale, l'usine compte 3 fours Martin de 18 tonnes, 4 trains de profilés, 12 trains à tôles, 18 chantiers d'étamage et de galvanisation et 18 machines à vapeur fournissant 7000 chevaux. Pendant la Première Guerre mondiale, l'usine qui est réquisitionnée pour la Défense nationale, produit 2500 tonnes par mois de projectiles et de bombes. Après le massif effort de guerre, la société des Forges connaît des difficultés économiques : le dernier four Martin et les trains à fer marchands sont arrêtés en 1922 et la fabrication de fûts de fer est lancée. L'usine se modernise lors de sa fusion en 1929 avec la Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Laminoirs de la Sambre. Une centrale thermique alimentée par les fines de charbon des Houillères de Lens est construite en 1929-1930 au bord du Thérain. Quatre laminoirs sont également construits ainsi qu'un atelier de galvanisation. En 1933, la Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Laminoirs de la Sambre est absorbée par les Forges et Aciéries du Nord et de l'Est. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'usine continue à produire malgré le manque de main-d´œuvre et de matières premières. Les sabotages de 1943 et les bombardements de 1944 contraigent l'usine à sa fermeture provisoire. Après le conflit, un nouvel essor s'amorce : l'Union sidérurgique du Nord de la France (Usinor) choisit en 1948 le site de Montataire pour y implanter le premier train de laminoir à froid continu d'Europe. L'usine est totalement reconstruite entre mai 1948 et décembre 1949 : construction des ateliers de laminage, du château d'eau, d'entrepôts, du refectoire, aménagement de l'entrée sur la rue Lénine. Des extensions régulières sont réalisées au cours des années 1950 et 1960 : elles conduisent notamment à la destruction de la chapelle et à l'édification de l'autre côté de la rue Lénine d'un bâtiment pour les douches, d'un garage à vélos et d'une salle de sports. Entre 1948 et 1961, la société Usinor augmente son parc immobilier : elle fait construire des cités ouvrières et logements d'ingénieurs (étudiées IA60001729 ; IA60001724) et achète le château de Montataire dont elle lotit le parc de 10 pavillons (étudiés IA60001722). La ligne de galvanisation est ouverte en 1957 et celle de laquage en 1965. Deux filiales sont créées en 1974 à côté d'Usinor sur le territoire de Saint-Leu-d'Esserent : Galvanor et Coloracier. Au début des années 1980, la société fait construire un grand bâtiment destiné au recuit continu avec un laminoir sur l'ancien site des Ponts et Travaux en Fer (mis en service en 1986). En 1992, la maison élevée rive gauche du Thérain pour les Mertian, anciens directeurs de l'usine, est détruite : à son emplacement est construit le Centre d'Etudes et de Développement. La ligne de tôle sandwich est ouverte en 1994. L'activité du recuit continu cesse en juillet 2004 et le laminoir à froid ferme en décembre 2006. Aujourd'hui trois lignes de production sont en activité : la ligne de galvanisation (1 millions de tonne de produits galvanisés produits par an), la ligne de tôles sandwich (16,1 tonnes/an) et la ligne de laquage (119 t/an). Le site occupe une superficie de 63 ha dont 38 ha sont couverts. Longtemps dénommée société des Forges et Fonderies de Montataire, le site prend le nom d'Usinor entre 1948 et 1988, puis devient Sollac, Sollac-Atlantique en 2000, puis Arcelor en 2001 et enfin Arcelor-Mittal en 2006. En 1813, l'établissement fonctionne grâce à deux roues hydrauliques. En 1828, 4 roues hydrauliques sont mises en place dont l'une de 6,15 mètres de large permet de faire fonctionner une machine Saulnier. En 1830, l'usine dispose de fours à réverbère pour la fonte, de 3 fours à puddlers, de 2 fours dits à grosses tôles, de 5 fours dormants pour la tôlerie et de 2 fours dormants pour la ferblanterie. En 1854, l'usine fonctionne avec 14 machines à vapeur, dont deux de 80 chevaux (couplées à la grande roue hydraulique), une machine de 16 chevaux, pour l'atelier mécanique, une autre de 20 chevaux pour la soufflerie de la forge et une de 35 chevaux pour les cisailles et les scies. Quatre marteaux pilons sont également en fonctionnement à cette date. En 1813, l'usine emploie 40 salariés. En 1828, les forges se développent et emploient 145 personnes dont 15 femmes et 24 enfants. En 1837, l'usine de tôle laminée, cuivre et fer blanc compte 191 ouvriers. En 1858, l'usine emploie 1592 hommes, femmes et enfants dont 1000 sont originaires de Montataire (qui compte 3370 habitants), les autres viennent des communes voisines de Creil, Nogent et Saint-Maximin où un bac est mis en service sur l'Oise pour faire venir les ouvriers. En 1860, 1800 employés travaillent pour la société des forges et près de 2500 en 1880. Dix ans plus tard, l'effectif est diminué de moitié avec 1230 employés et 1700 en 1898. Malgré ses fluctuations dans le nombre de personnes travaillant aux forges, la société reste le premier employeur de l'Oise jusqu'à la Première Guerre mondiale. Pendant la Première Guerre, la société emploie 595 hommes, 27 femmes, 220 belges, 2 alsaciens lorrains et 1 hollandais. Environ 900 personnes travaillent aujourd'hui sur le site.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates 1791, daté par source
1807, daté par source
1810, daté par source
1813, daté par source
1823, daté par source
1845, daté par source
1855, daté par source
1929, daté par source
1948, daté par source
1957, daté par source
1965, daté par source
1994, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Taylor, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Praire, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Mertian Bernard, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Mertian Louis, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Frohlich, commanditaire, attribution par source

Le site d'Arcelor est divisé en deux par la rivière du Thérain qui finit sa course quelques dizaines de mètres plus loin dans l'Oise. L'entrée d'origine de l'usine (entrée du personnel aujourd'hui entrée des camions), le long de la rue Lénine, s'ouvre par un portail en arc de cercle. Elle est prolongée de part et d'autre par un mur de clôture en brique et béton datant de l'après-guerre. La partie située rive gauche comporte l'ancien coeur de l'usine : ateliers de fabrication, bureaux et magasin général. Les anciens ateliers de fabrication avec la ligne de décapage-laminage sont construits en parpaings de béton sur une ossature métallique. Ils sont couverts d'un toit en terrasse. Le bâtiment du recuit continu long de 265 mètres et haut de 40 mètres est bardé intégralement de tôles. Les anciens bureaux, le centre social, la conciergerie et les garages à vélo sont installés le long de la rue Lénine dans des bâtiments en brique et béton de 1 à 3 étages carrés. Il sont couverts d'une toiture à deux pans en tuile mécanique, vestige des précédentes constructions ce qui donne une allure assez singulière au couvrement. A l'intérieur les paliers et les escaliers sont soignés : marches en marbre, départ de la rampe d'appui ouvragée et main courante en métal. L'ancien magasin général est construit sur 2 étages carrés en brique, bardé partiellement de tôle. Il est constitué de deux bâtiments identiques accolés couverts chacun d'un toit à deux pans en tôle ondulée. L'ensemble des ateliers de décapage et laminage sont parcourus par un réseau de voies ferrées. Le centre d'études et de développement est une construction tout en bardage métallique. La rive droite du Thérain est occupée par le château d'eau (béton) et la centrale thermique (brique, béton, toit en voile de béton), bâtiment le plus ancien conservé sur le site. Les lignes de galvanisation, de laquage et de tôle sandwich sont abritées dans des constructions en bardage métallique. De l'autre côté de la rue Lénine s'élèvent le bâtiment des douches (actuellement bibliothèque), des garages à vélos, une salle de sports et la cantine. Le bâtiment des douches et les garages à vélos adoptent le même type constructif que les bureaux : brique et béton, toit en terrasse ou à un pan. La salle de sports est bardée de tôle et couverte d'un toit à deux pans. La cantine du personnel est en rez-de-chaussée. Des ponts (pour les trains et camions) et passerelles (piétonnes) ont été construits sur le Thérain pour faciliter la circulation entre ses deux rives.

Murs brique
béton
métal
essentage de tôle
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, tôle ondulée
Étages 3 étages carrés
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit à deux pans
croupe
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de AC Montataire : 1D3 ; délibérations du conseil municipal du 20 vendémiaire an 3 au 10 janvier 1806.

    Démontage du moulin à poudre, de ses pilons et de ses batteries, septembre 1796 et inventaire du moulin, janvier 1798 :

    "Le 1er vendemiaire an V (22 septembre 1796) :

    Arrivé au moulin nous avons ouvert les portes du moulin, l'avons trouvé intact et avons ordonné à deux ouvriers de démonter chaque batterie consistant en 6 pilons et 6 mortier. L'opération s'étant faite avec précaution et sans aucun dommage en présence du citoyen Weyland, propriétaire.

    Le 20 nivôse an VI (9 janvier 1798) :

    Inventaire du moulin à poudre en présence du citoyen Weyland-Stahl, domicilé à Montataire, rue du moulin.

    Les deux arbres servant d'engreneuses à la roue gisent à terre, le moulin démoli.

    Deux vieux tamis criblés de trous, une raclette et un grand coffre en bois blanc, deux pilons dont l'un en fer et l'autre en marbre. Celui de marbre de la hauteur de 5 pouces de diamètre. Celui de fer absolument rouillé de diamètre de cinq pouces et quatre pouces de profondeur.

    A la cuisine, une chaudière de cuivre rouge, un tamis à crin, des cercles de fer ayant servis à la roue du moulin et différentes poulies.

    Sur la cheminée, une éprouvette [graduée] jusqu'à soixante six degrés.

    Dans l'armoire à gauche de la cheminée, un sac de toile contenant un livre de poudre de chasse, cinq bocaux ayant des étiquettes à poudre mais vides.

    Sous la hangar, une vieille table ayant servi au moulin à poudre, différents bois au même usage mais tous démonté."

    Extrait de AC Montataire : 1D3 ; délibérations du conseil municipal du 20 vendémiaire an 3 au 10 janvier 1806.

  • Extrait de AD Oise : 9Mp 3700.

    Lettre adressée au sous-préfet de Senlis le 19 avril 1819 :

    "Monsieur le sous-préfet, l´établissement des frères Mercian à Montataire, pour le laminage de la tôle et la fabrication du fer blanc, fait honneur à l´industrie française et nous présage l´affranchissement du tribut que nous payons à l´étranger pour les produits de ce genre.

    Le département qui voit naître cet établissement doit s´enorgueillir de le posséder et l´autorité se faire un devoir de l´aider, de l´encourager par tous les moyens compatibles avec la justice et la protection qu´elle doit à tous.

    Je ne puis donc, Monsieur le sous-préfet recommander trop particulièrement à votre bienveillance la manufacture des frères Mercian : elle a d´autant plus de droit à votre intérêt, qu´abstraction faite aux avantages généraux, le nouveau genre d´industrie qu´elle développe offre plus spécialement à votre arrondissement une source de prospérité nouvelle.

    Je verrais avec beaucoup de plaisir que vous écrivissiez au maire de Montataire et à ceux des communes voisines, avec lesquelles la manufacture de MM. Mercian peut avoir des rapports d´intérêts locaux pour leur adresser les mêmes recommandations en sa faveur."

    Extrait de AD Oise : 9Mp 3700.

  • Extrait de AD Oise : 9Mp 3700.

    Procès-verbal de vérification de l'estimation des meubles et immeubles qui constituent l'usine métallique de Montataire, appartenant à M. Louis Mertian et consors. Dressé par l'ingénieur en chef des Mines en 1838 :

    "Je soussigné Firmin, Joseph Cocquerel, ingénieur en chef des Mines, chevalier de l´ordre royal de la légion d´honneur déclare avoir reçu la mission que j´ai accepté de vérifier l´évaluation faite par MM. Mertian et consors de l´établissement métallurgique qu´ils possèdent, commune de Montataire, canton de Creil, arrondissement de Senlis, département de l´Oise. La dite vérification faite conformément à l´instruction du Ministre de l´Intérieur du 22 octobre 1817 à l´occasion de la demande faite par M. Mertian et Cie d´obtenir du gouvernement l´autorisation de se constituer en société anonyme pour l´exploitation de l´usine sus mentionnée. En juin, j´ai visité avec soin et dans tous les détails la dite usine, je me suis assuré que tous les objets mobiliers et immobiliers désignés à l´état descriptif et estimatif produit par M. Louis Mertian existent réellement et que l´évaluation qui en a été faite par les propriétaires s´écarte peu de celle que j´ai établie et ce dont on peut s´assurer par la description et estimation qui suivent :

    Chapitre 1er :

    Terres, bois, jardins, vergers, sablières et terrains bâtis, savoir :

    [Pour une valeur totale de 111 732 francs auxquels s´ajoutent les 4 000 francs du mur d´enceinte des terrains bâtis]. L´étang ou le réservoir construit en amont de l´usine ne figure pas aux contenances mais je le comprendrai dans la valeur du cours d´eau.

    Chapitre 2 :

    Cours d´eau jaugeant de cinq mètre cubes à l´étiage, offrant une chute de trois mètres ce qui représente une force totale de 120 chevaux à 2 000 francs l´un soit 240 000 francs. Le cours d´eau a réellement la force de 120 chevaux : en effet, 5 mètres cubes à 3 mètres de chute font 150 000 kg pour la force totale dont les roues en utilisent 60% soit 90 000 kg ou 120 chevaux. J'ajouterai que le déversoir a une hausse de 0.30 mètres ce qui met la chute totale à 3.30 mètres.

    Travaux hydrauliques, tels que barrage, déversoirs et vanne de fond avec canal de dérivation : 50 000 francs.

    Chapitre 3 :

    - une roue hydraulique dite de côté à augets construite en fonte, fer et tôle, engrenage volants et accessoires tels que maçonnerie : 90 000 francs,

    - une autre roue hydraulique en bois avec ses dépendances, elle doit être remplacée comme trop vieille : 60 000 francs,

    - une troisième roue également en bois avec ses dépendances : 8 000 francs,

    - une machine à vapeur à haute pression de la force de 50 chevaux avec tous ses accessoires destinés à suppléer à l´effet de la roue mentionnée plus haut : 50 000 francs,

    - six chaudières à vapeur timbrées à six atmosphères avec leurs tubes bouilleurs pouvant produire 84 chevaux de vapeur : 27 000 francs,

    - local de la machine à vapeur, massifs de maçonnerie des chaudières de tous les appareils : 49 000 francs.

    Chapitre 4 :

    Deux bâtiments isolés l´un placé à l´entrée de l´usine, servant pour l´habitation du caissier, le logement du concierge, et le réfectoire des ouvriers : 12 000 francs.

    L´autre destiné à l´habitation du directeur : 20 000 francs.

    Un autre bâtiment divisé en plusieurs parties et comprenant des magasins, un atelier pour la fabrication des briques réfractaires, un atelier pour leur cuisson et des cuves pour y déposer la terre argileuse et la sable réfractaire : 15 000 francs.

    Chapitre 5 :

    Un bâtiment neuf contenant une surface de 2 520 mètres carrés à la veille d´être terminé et ayant coûté 56 000 francs.

    Dans ce bâtiment sont établis :

    - plusieurs magasins et les bureaux : 6 000 francs,

    - deux fours à réverbère pour la fusion du cuivre avec une cheminée commune. Chaque four évalué 2 500 francs et la cheminée 5 000 francs Elle est élevée et assise sur pilotis : 10 000 francs,

    - deux fours pour la réduction de la cendre ou oxyde de zinc : 500 francs,

    - un four à réverbère pour la liquation de l´étain : 1 000 francs,

    - 4 fours à réverbère pour réchauffer le fer et à chacun desquels est annexée une chaudière à vapeur chauffée par la flamme perdue desdits fours : 10 000 francs,

    - 2 fours doubles à puddler dont un sera aussi annexé à une chaudière à vapeur : 6 000 francs,

    - un four dormant pour la tôle : 3 000 francs,

    - un four pour recuire la tôle : 3 000 francs,

    - deux fours dits soufflés pour souder les vieux fers et les rognures avec chacun une chaudière à vapeur : 4 000 francs,

    - un four à réverbère pour fondre le zinc : 1 500 francs,

    - un atelier de menuiserie et de serrurerie : 3 000 francs,

    - une soufflerie dite « coquardelle » ou vis soufflante livrée pour 7 chevaux, force normale. Elle pèse 10 000 kg elle est en tôle et en fonte, soit 1000 francs les 1000 kg : 10 000 francs.

    Les 7000 francs en sus comptés par M. Mertian sont pour les frais de transport qui ont été excessivement chers parce que par suite d´une erreur la machine a été montée en Angleterre au lieu d´être livrée en pièces. Le fret maritime a coûté seul 2500 francs : 17 000 francs.

    - massif de maçonnerie et accessoires pour recevoir cette machines soufflante et la mettre en mouvement : 7500 francs,

    - un train de laminoirs à gros fer avec ses fondations : 35 000 francs,

    - un train de laminoirs (2 pièces de cylindre pour tôles avec fondations) : 45 000 francs,

    - un train de laminoirs (2 pièces de cylindre avec fondations pour fer marchand) : 27 000 francs,

    - un marteau frontal anglais avec ses fondations : 15 000 kg de fonte : 20 000 francs,

    - un pelle à cingler avec ses fondations : 15 000 francs,

    - six cisailles de diverses grandeurs : 14 000 francs,

    - une grue pour monter et démonter les cylindres de laminoirs : 3 000 francs,

    - une pompe avec ses tuyaux de distribution : 5 000 francs,

    - une fenderie : 15 000 francs,

    - des conduits souterrains pour faire communiquer les fours et fourneaux avec la cheminée commune : 12 700 francs,

    - une belle cheminée commune ronde de 52 mètres de hauteur et de 2.40 de diamètre intérieur à la base : 35 000 francs,

    - dallage des ateliers en fonte et tôle : 29 000 francs,

    Chapitre 6 :

    Un bâtiment contigu renfermant l´atelier de rognure : 30 000 francs.

    Une chambre de plomb de 172 mètres cubes de capacité 24 000 francs et des magasins pour modèles 4 000 francs.

    Chapitre 7 :

    Bâtiments dits de l´ancienne usine occupant une surface de 1 287 mètres carrés et comprenant [pour] 68 000 francs :

    - deux fours à puddler,

    - deux fours à réchauffer,

    - une cheminée commune pour ces 4 fours,

    - un four à réchauffer avec sa cheminée en 4 articles évalués à 27 000 francs par M. Mertian. Je les réduits au 1/3 de cette somme (soit 9 000 francs) parce que la fabrication de fer (le puddlage et la chaufferie doit disparaître (matériaux de démolition),

    - un four à tôle avec sa cheminée : 6 000 francs,

    - un four à réchauffer le cuivre : 6 000 francs,

    - deux fours à réchauffer le fer blanc avec cheminées : 9 000 francs,

    - un four à recuire la tôle avec sa cheminée : 5 000 francs,

    - un train de laminoirs à fer blanc (2 paires de cylindres) et à gros fer avec fondations : 40 000 francs,

    - un autre train de laminoir (2 paires de cylindres à tôle et à cuivre avec ses fondations : 40 000 francs,

    - un laminoir à zinc avec ses fondations : 15 000 francs,

    - deux cisailles : 3 500 francs,

    - deux laminoirs à dresser le fer blanc avec fondations : 10 000 francs,

    - un tour à tourner les cylindres : 2 000 francs,

    - un atelier pour la construction du sulfate de fer : 9 000 francs,

    - un atelier de dérapage de la tôle : 6 000 francs,

    - un atelier d´étamage du fer blanc brillant contenant 2 étameries : 18 000 francs,

    - un atelier d´étamage du fer blanc terne : 10 000 francs,

    - un atelier pour la fabrication du gaz de l´éclairage avec des tuyaux de distribution : 29 000 francs,

    - dallage en fonte et en tôle : 22 300 francs.

    Chapitre 8 :

    Dans une cour, une fosse à charbon contenant 10 000 hectolitres : 6 900 francs.

    Un casse-fonte : 700 francs.

    Chapitre 9 :

    Usine située en amont de la précédente et destinée au sciage du bois de plessage, cours d´eau et bâtiments : 50 000 francs.

    Une roue hydraulique avec roues, pignons, et accessoires : 5 000 francs.

    Neuf mécaniques à mouvement alternatif : 18 000 francs.

    Deux mécaniques à scier circulaires : 6 000 francs.

    Chapitre 10 :

    Une autre usine en amont de la précédente consistant en un moulin à bled et dépendances : 30 000 francs.

    Nota sur les chapitres 9 et 10 : la chute étant d´un mètre, le cours d´eau a environ de 30 à 35 chevaux à l´étiage. L´estimation de 50 000 francs d´une part et de 30 000 francs de l´autre pour la scierie sans les appareils et pour le moulin formant un total de 80 000 francs pour 30-35 chevaux, y compris la maison de la scierie et le moulin avec ses dépendances, les évaluations de M. Mertian sont loin d´être exagérées et je les admets volontiers.

    Chapitre 11 :

    Une ancienne usine en aval de la précédente dont une partie des bâtiments en assez mauvais état sert de logement à divers employés, une autre partie sert d´écurie pour 10 chevaux : 8 000 francs.

    D´après les évaluations précédentes, le chiffre total de la valeur des meubles et immeubles de l´usine métallique de Montataire est de un million cinq cent cinq mille huit cent trente deux francs tandis que dans les descriptions et estimations données par M. Mertian, la valeur totale est de 1 684 332 francs ce qui établit une différence en moins pour mon travail d´une somme de 158 500 francs.

    La prospérité toujours croissante d´un établissement métallique aussi heureusement situé que l´est celui dont il s´agit ne pourra que continuer et augmenter même en raison des grands perfectionnements qu´on vient d´introduire dans les moteurs, dans le mode de chauffage et dans le travail du fer en barres. D´un autre côté la fortune considérable dont la famille Mertian jouit en dehors de l´usine et de ses accessoires vont encore ajouter à la juste confiance qu´on peut et doit avoir dans la Société Anonyme qu´il s´agit de créer

    Le véritable motif qui détermine M. Mertian à créer une Société Anonyme c´est la crainte, vu son âge et l´absence d´héritiers directs, de voir un aussi bel établissement que l´est celui de Montataire, devenir l´objet d´une licitation et d´un partage, ce motif est honorable. Après avoir doté le pays d´une branche d´industrie qui réunit toutes les conditions de succès, après avoir consacré à la création et au développement de l´usine de Montataire une vie des plus laborieuses, M. Mertian à qui tant d´encouragements et de récompenses ont été décernées désire que son oeuvre lui survive ; certes, le gouvernement ne pourra que s´associer à un pareil voeu car donner de la durée et de la stabilité aux choses essentiellement utiles et un acte de haute et sage administration.

    Je déclare que les demandeurs réunissent toutes les conditions nécessaires pour être autorisés à exploiter l´usine de Montataire sous la forme d´une Société Anonyme.

    Fait à Amiens, le 14 juillet 1838.

    L´ingénieur en chef des Mines, signé Cocquerel."

    Extrait de AD Oise : 9Mp 3700.

  • Extrait de Les étapes d'un touriste en France : promenades et excursions dans les environs de Paris. Région Nord, 1893-1894, p.358.

    Description de l'usine des Forges de Montataire par Alexis Martin en 1893 :

    "Prenons la rue de Montataire, une sorte de faubourg peuplé d'usines et de grands ateliers de constructions. A son extrémité, nous traversons la ligne de chemin de fer, et la plaine s'étend à notre droite, dominée par le clocher de Montataire, qui d'ici fait l'effet d'un vieux donjon démantelé ; à gauche court la voie ferré émaillée de signaux rouges et blancs bordés d'usines.

    C'est dans une atmosphère de vapeur et de fumée que nous allons marcher pendant quelque temps ; si les arbres et les collines se profilent au loin, devant nous, nous n'apercevons qu'une sorte de forêt de tuyaux noirs et d'interminables bâtiments renfermant des ateliers ; si nous croisons quelques groupes, ce sont ceux d'ouvriers entrant aux usines ; si nous entendons un bruit à droite ou à gauche, c'est le sifflet d'une machine ou le grondement d'un volant.

    La route prend le nom de rue Henri-Joret ; nous apercevons au fond d'une plaine l'entrée des forges de Montataire et l'amas de bâtiments noirs percés de petites fenêtres et de larges portes, de toits anguleux ou écrasé, de cheminées, les unes grosses comme des tours, les autres minces comme des colonnes, toutes crachant la flamme, vomissant la fumée ou se couronnant des flocons ouateux de la vapeur.

    L'entrée de cette célèbre usine est la seule de ses parties qui affecte un air monumental ; la porte s'ouvre au fond d'une demi-lune et donne accès à une vaste cour entourée d'ateliers. Dès que vous avez mis les pieds dans cette cour, vous vous sentez pris à la gorge par l'âcre odeur de fer chaud. Partout où vous allez, le sol disparaît sous la rouille brune ou sous la noire escarbille, partout vous apercevez le fer, battu, laminé, percé, brut, poli, en feuille, en barres, rigides ici, là en fusion et malléable comme une cire. Dans les ateliers immenses, près des forges toujours incandescentes sous les marteaux et les pilons, au milieu d'une armée de deux mille ouvriers, vous le verrez prendre toutes les formes."

    Extrait de Les étapes d'un touriste en France : promenades et excursions dans les environs de Paris. Région Nord, 1893-1894, p.358.

  • Extrait de MOISAND, Constant. Bénédiction de la chapelle. Le Moniteur de l'Oise. 11 mars 1857.

    Chapelle des Forges de Montataire :

    "La construction de la chapelle dans l'enceinte de l'usine est décidée en 1855 par Joséphine Gosselin, la veuve de Louis Mertian décédé en 1849. Elle est bâtie à proximité de la maison du directeur et au bord du Thérain entre 1855 mars 1857 date à laquelle elle est inaugurée et bénie par l'archevêque de Beauvais. Restaurée en 1949 et 1950, elle est détruite entre 1960 et 1968 pour la construction de nouveaux bâtiments usiniers. Les dalles en pierre noire bleutée ont été réutilisées pour le sol de l'église de Montataire.

    De petite taille, la chapelle était construite en pierre en rez-de-chaussée et couverte d'un toit à longs pans. La porte d'entrée de la chapelle en arc brisé était surmontée d'un oeil de boeuf et encadrée par des contreforts légèrement saillants. Le mur pignon était sommé par un clocheton. Les murs latéraux présentant chacun trois travées séparées par des contreforts étaient éclairés par des fenêtres en arc brisé. A l'intérieur, le sol de la chapelle était recouvert de dalles en pierre noire bleutée d'environ 25 cm de côté."

    Extrait de MOISAND, Constant. Bénédiction de la chapelle. Le Moniteur de l'Oise. 11 mars 1857.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Montataire. Série D ; sous-série 1D : 1D15. Délibérations du conseil municipal, 1790-1795 : saisie des biens de l'anglais Thelor.

  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W1. Etablissements classés ; dossiers USINOR, CISATOL, GALVANOR-Coloracier : 1957-1977.

  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W2. Etablissements classés ; dossier Brissonneau et Lotz : 1958.

    Dossier USINOR, Cisatol : 1955-1958.
  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W3. Etablissements classés ; dossier Société des Ponts et Travaux en Fer : 1963.

    Dossier USINOR-Coloracier : 1959-1972.
  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W5. Etablissements classés ; dossier USINOR : 1949-1964.

  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W6. Etablissements classés ; dossier Brissonneau : 1957-1959.

    Dossier USINOR : 1959-1963.
  • AC Montataire. Série W ; sous-série 96W : 96W8. Etablissements classés ; dossier Brissonneau-Lotz : 1970-1976.

    Dossier USINOR, Galvanor, Coloracier : 1966-1975.
  • AD Oise. Série M ; sous-série 5M : 5Mp2510. Etablissements insalubres : installation d'un gazomètre et d'un four de boulanger sur le site de l'usine des Forges, 1857-1866.

  • AD Oise. Série M ; sous-série 9M : Mp 3700. Correspondance adressée à la préfecture de l'Oise au sujet de l'usine Mertian, 1857-1859.

  • AD Oise. Série M ; sous-série 9M : 9Mp3713. Réglementation et contrôle des industries, 1830.

    Correspondance adressée au préfet de l'Oise par Mertian au sujet de son usine : 1837-1843.
  • AD Oise. Série O ; 2OP 9364. Contentieux, plaintes et litiges : réclamation du sieur Mertian contre les poursuites dirigées contre lui pour les droits de navigation, 1827.

  • AD Oise. Série O ; 4 O P 5527. Dons et legs, Montataire an 13-1899-1928. Donation de Madame Mertian, 1854 ; bénédiction de la chapelle Mertian, 1857 ; legs au curé et aux pauvres de Montataire, 1866.

  • AD Oise. Série R ; sous-série 2R : 2RP1306. Usines travaillant pour la défense nationale.

    Forges de Montataire, novembre 1916.
  • AD Oise. Série S ; sous-série 9S : 9Sp182. Déclarations de machines à vapeur, commune de Montataire : établissements des ponts et travaux en fer Joret, 1858 et 1862.

    Plan général de la rivière de Thérain, 1810 ; Plan général de la manufacture de fer blanc et de l'ancien moulin Coulette, novembre 1823 ; Plan détaillé de la manufacture de fer blanc et de l'ancien moulin Coulette, 1825/1829.
  • AD Oise. Série W ; sous-série 753W : 753W27477. Dommages de guerre, 1939-1945. Usinor, Denain : reconstruction des maisons sur Creil/Montataire.

  • IFA. 535 AP 664/4. Vues de couvertures de bâtiments industriels : laminoirs Usinor à Montataire, sous-toiture et vue extérieure, 1949.

Documents figurés
  • [Stand de l'usine des Forges de Montataire à l'Exposition Universelle de 1900 à Paris]. Photographie, n. et b., 1900 (Archives d'entreprise).

  • Plan général de la rivière de Thérain depuis le moulin du sieur Coulette à Montataire, jusqu'à son embouchure dans l'Oise. Dess., coul. Echelle de 5 mètres pour 10 mètres. 1810 (AD Oise ; 9Sp182).

  • [Projets de navigation. Plan de la fabrique de Fer et d'Acier, commune de Montataire. 1819]. Dess., coul., 1819 (AD Oise ; Plan 1323 7).

  • [Profil de roue de la manufacture de fer blanc de Montataire]. Dess., coul. Echelle de 0,01 m/m, 1823 (AD Oise ; 9Sp182).

  • Plan général de la manufacture de fer blanc et de l'ancien moulin Coulette appartenants à M. Mertian frères, des moulins de M. d'Astier, de la rivière du Thérain et des propriétés aboutissant à cette rivière, depuis son embouchure dans l'Oise jusqu'au-dessus desdits moulins de M. d'Astier : le tout commune de Montataire. Levé et dressé par Hyppolite Lerminier, arpenteur-géomètre, demeurant à Fleurines, en novembre 1823. Dess., coul. Echelle de 0,004 m/m. 1823. (AD Oise ; 9Sp182).

  • Plan détaillé de la manufacture de fer-blanc et de l'ancien moulin Coulette, appartenant à M. Mertian frères. Dess, coul., Echelle de 0,001 m/m. 1825-1829 (AD Oise ; 9Sp182).

  • Forges de Montataire (Oise). Vue générale. Impr. photoméc. (carte postale), n. et b., sans date [vers 1900] (AC Creil ; fonds local).

  • Montataire. Les Forges, la tôlerie. Impr. photoméc (carte postale), n. et b., sans date [vers 1900] (AC Creil ; fonds local).

  • Entrée des forges de Montataire. Impr. photoméc. (carte postale), n. et b., sans date [vers 1900] (AC Creil ; fonds local).

  • Le Thérain et les forges de Montataire près de Creil. Impr. photoméc. (carte postale), n. et b., sans date [vers 1900] (AC Creil ; fonds local).

  • Usinor Groupe B. Laminoirs de Montataire, 45 000 m² sous-toiture Minangoy-Poyet avec chape. Photogr. aérienne, n et b, H. Baranger (photographe), [vers 1950] (IFA ; 535 AP 664/4).

  • Usinor Groupe B. Laminoirs de Montataire, sous-toiture avec chape, surface environ 40 000 m². Photogr. aérienne, n. et b., H. Baranger (photographe), [vers 1950] (IFA ; 535 AP 664/4).

  • [Vue des ateliers d'Usinor]. Impr. photoméc., n. et b. [vers 1950]. (AC Montataire ; fonds local).

  • [Papier à lettre à en-tête de la société Galvanor]. Impr. photoméc., couleur 1961 (AD Oise ; 753W27477).

  • [Restauration du toit de la chapelle]. Photographie, n. et b., 1949 (Archives d'entreprise).

  • [Emplacement de la chapelle de l'usine au bord du Thérain]. Photographie, n. et b., 1949 (Archives d'entreprise).

  • [Façade de la chapelle restaurée]. Photographie, n. et b., 1949 (Archives d'entreprise).

Bibliographie
  • FAURE-HEROUART, Jean-Dominique. Histoire de Montataire, depuis son origine jusqu'à nos jours. 1903.

    p. 223-230.
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