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Ancien moulin du chapitre de la cathédrale, dit moulin d'Andeu, devenu minoterie et conserverie

Dossier IA00049505 inclus dans La ville de Noyon réalisé en 1986

Fiche

Un instant menacé par un projet de canal (1786) qui aurait relié, sur 2 km, la ville de Noyon au cours de l´Oise, le moulin, qui ne comportait qu'une seule roue, fut probablement adjugé comme bien national à la Révolution. En 1815, il appartenait au meunier Nicolas Lecuru, qui y fit effectuer des travaux et modifier la roue. Un plan de 1842 montre que les machines (roue hydraulique interne) et l'habitation se trouvaient dans un bâtiment commun perpendiculaire au cours d'eau et étaient assorties de dépendances, les unes accolées le long de la Verse, les autres distinctes et bordant l'actuelle rue Hoche. En 1834, le moulin avait été équipé de quatre paires de meules, toujours en place en 1865 (16). La disparition des archives - notamment des matrices cadastrales pour 1882 - ne permet pas de savoir à quel moment exact fut de nouveau transformé ce moulin. On sait toutefois qu´avant 1911 il fut très certainement surélevé et complètement réaménagé, avec 56 ouvertures, la ou les habitations étant désormais distinctes des parties industrielles. Le propriétaire en était Firmin Deschiron. Détruit en 1918, le corps de bâtiment principal fut entièrement reconstruit en 1921 et sans doute agrandi. Repris au début de la dernière guerre par la "Société Immobilière et Industrielle de la Région Parisienne", la minoterie fut transformée en conserverie (Boussier SA.) en 1945. L'usine a fermé ses portes vers 1980.

Appellations d'Andeu
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, bâtiment d'eau
Dénominations minoterie
Aire d'étude et canton Sources et Vallées - Noyon
Hydrographies Verse la
Adresse Commune : Noyon
Adresse : 9 rue Hoche
Cadastre : 1982 AK 263 à 265

Comme le moulin d'Wez (étudié), l'existence du moulin d'Andeu (ou Andeux) est attestée à partir de 840, date du cartulaire du chapitre de la cathédrale de Noyon, dans lequel il est fait état de sa donation par Louis le Débonnaire. Donation confirmée par Charles le Simple, en 902, puis par Louis le Gros, en 1126. De 1153 à la Révolution, il appartient à l'abbaye Saint-Eloi de Noyon. A partir du 18e siècle, sa destination est clairement mentionnée comme moulin à farine. Vendu ensuite comme bien national, il appartient en 1815 au meunier Nicolas Lecuru, qui, entre 1816 et 1821, réalise plusieurs travaux modifiant la roue à aubes. En 1834, l'édifice est reconstruit et équipé de 4 paires de meules avec système de meunerie à l'anglaise. Avant 1911, les bâtiments, appartenant à Firmin Deschiron, sont entièrement réaménagés, voire reconstruits et transformés en minoterie. L'ensemble comporte 56 ouvertures. Détruit en 1918, le bâtiment principal est reconstruit en 1921 (date portée). Repris avant 1940 par la "Société immobilière et industrielle de la Région Parisienne", les bâtiments abritent une conserverie lors du rachat en 1945 par la société Boursier. L'activité cesse vers 1980 et les bâtiments sont entièrement détruits en 1988.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Dates 1834, daté par source
1921, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Chapitre de la cathédrale, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Lecuru Nicolas, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Société Immobilière et Industrielle de la Région Parisienne,
Société Immobilière et Industrielle de la Région Parisienne
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commanditaire, attribution par source

La minoterie se compose de deux grands corps de bâtiments parallèles, construits en brique et reliés entre eux par un espace couvert d'une charpente métallique apparente. Ces deux corps de bâtiments développent une élévation à travées sur quatre étages, desservis intérieurement par un escalier et un ascenseur. Toutes les toitures sont à longs pans et pignons couverts avec la partie centrale éclairée par un ensemble de verrières. L'un des pignons porte l'inscription " Minoterie d'Andeux " ; l'autre pignon reprend en inscription les deux grandes dates de constructions que sont 1834 et 1921.

Les bâtiments, qui se signalent surtout par leur ordonnance régulière (une partie a été détruite depuis la cessation d´activité), sont bâtis en brique sur assise de meulière avec motifs décoratifs au-dessus des baies. Il n'a pas été possible de vérifier si la turbine, logée dans un petit abri qui flanque un côté des bâtiments, au-dessus de la Verse, était encore en place.

Murs brique
béton armé
Toit ardoise, verre en couverture
Plans plan régulier
Étages 4 étages carrés, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Escaliers escalier intérieur

Autres organes de circulations ascenseur
Énergies énergie hydraulique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, détruit après inventaire
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN ; F14 6209. Rivières non navigables du département de l'Oise. Ru de Vandy.

  • AD Oise. Série S ; 7 S. Cours d´eau et usines.

    Noyon (1816-1865).
Documents figurés
  • Plan pour le redressement du chemin du moulin Dandeux menant au moulin situé faubourg de Noyon, dessin, 24 mars 1834 (AD Oise ; fonds Silvert, 4710 045).

Bibliographie
  • INVENTAIRE GENERAL. La ville de Noyon. Dir. Martine Plouvier. (Cahiers de l'inventaire ; 10). Catalogue de l'exposition : "Noyon, mille ans d'art et d'architecture", Musée du Noyonnais, 20 juin-5 octobre 1987. Amiens : AGIR-Pic, 1987.

    p. 233.
  • La Reconstruction des régions dévastées. La Somme et l'Oise. Le Monde illustré, 65e année, 25 octobre 1921.

    tome V, 1918-1921.
  • PONTHIEUX, Alfred. L'ancien Noyon. Recherches historiques et topographiques sur les rues, maisons, hôtelleries et autres établissements de cette ville avant 1790. Chauny, Comité archéol. et hist. Noyon : comptes rendus et mémoires lus aux séances, 1912.

    p. 369-370.
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