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Ancienne école primaire mixte, puis école primaire de filles, devenue salle des fêtes de Ville-le-Marclet

Dossier IA80009727 inclus dans Le village de Ville-le-Marclet réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

L'école construite présente une disposition caractéristique des classes mixtes, avec une séparation de la salle de classe visible sur le plan au sol (fig.). Le bâtiment comporte deux accès en façade principale, l'un destiné à la partie de la classe mixte réservé aux garçons, l'autre au logement de l'instituteur, dont une seule des pièces est équipée d'une cheminée. L'accès à la partie de la classe réservée aux filles s'effectue par le pignon. Dans la cour, deux sanitaires sont également réservés aux filles et aux garçons.

Le plan de 1881 montre que le bâtiment d´origine a été agrandi d'une aile en retour d'équerre, aujourd'hui détruite.

Genre de filles, de garçons
Destinations salle des fêtes
Parties constituantes non étudiées logement, cour, buanderie, cour, jardin, bûcher, latrine
Dénominations école primaire, salle des fêtes
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Picquigny
Adresse Commune : Ville-le-Marclet
Adresse : rue Léo-Lagrange , ancienne rue Victor
Cadastre : 1999 AL 43, 44

Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que les premiers projets d'agrandissement de l'école de Ville-Saint-Ouen datent de 1842. En mars 1859, la municipalité faite dresser un devis pour la construction d'une école mixte et d'un logement pour l'instituteur.

Selon le projet présenté par l'architecte départemental Jean Herbault, "cette école à usage de garçons et de filles et de logement pour l'instituteur se compose d'un bâtiment simple en profondeur de 10 m de long sur 7 m de large, hors-œuvre, construit en maçonnerie, élevé au dessus de caves, d'un rez-de-chaussée et d'un grenier couvert en ardoises. Le tout ainsi qu'il est figuré aux plans ci-joints". Suite au rapport de l'inspection départementale d'académie (cf. annexe), la préfecture donne un avis favorable au projet (cf. annexe).

L'adjudication des travaux à Alexis Machy, maître maçon demeurant à Ailly-le-Haut-Clocher, a lieu en septembre 1860. Le rapport de l'inspection du 6 décembre 1862 indique que l'édifice est achevé mais "la dépense totale qui avait été primitivement fixée à 8500 francs s'est accrue de 2140,81 francs et arrive au chiffre de 10640, 81 francs par suite de divers travaux supplémentaires reconnus utiles et non prévus dans le premier devis. Les ressources disponibles de la commune ne s'élevant, y compris le secours déjà accordé qu´à 7900 francs, il reste à couvrir un déficit de 2740,81 francs".

Suite à la construction d'une nouvelle école de garçons et mairie, l'édifice est affecté à l'école de filles, comme l'indique le plan de 1881, qui montre également que le bâtiment d'origine a été agrandi d'une aile en retour d'équerre, aujourd'hui détruite.

En 1968, le bâtiment existant est complété pour accueillir la nouvelle maison des jeunes. Ce prolongement, réalisé sous la direction de Maurice Cozette, métreur à Longré-les-Corps-Saints, est achevé en 1969.

L'édifice porte la date 1869, gravée dans un cartouche fixé à la façade nord-ouest.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle
Dates 1861, daté par source
1869, porte la date
Auteur(s) Auteur : Herbault Jean,
Jean Herbault (1807 - 1880)

Architecte établi à Amiens en 1841, domicilié 2 rue Napoléon (actuelle rue Lamarck), en 1862 (annuaires).

Né à Paris en 1807, fils de Pierre H. menuisier-ébéniste à Paris, il vient à Amiens en 1833.

Il travaille en collaboration avec l'architecte départemental Cheussey (restauration de la Cathédrale d'Amiens de 1834 à 1844).

Ami de la famille Duthoit, qui collabore étroitement à son chef d'oeuvre : la Visitation de Boulogne-sur -Mer détruite pendant la dernière guerre. Il est également l'auteur du monastère de la Visitation d'Orléans (1840-1850).

Architecte des Hospices et du Département de 1849 à 1858.

Il reçoit d'importantes commandes : le château de Regnière-Ecluse, l'hôtel de Franqueville, l'hôtel de Forceville et la gendarmerie d’Amiens.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Machy Alexis, maître maçon, attribution par source
Auteur : Cozette Maurice, géomètre, attribution par source

L'édifice comprend deux bâtiments accolés, en retrait d'une cour plantée et un jardin en fond de parcelle. La limite de la parcelle est matérialisée par un emmarchement.

Au nord, un bâtiment en rez-de-chaussée construit en briques et couvert d'ardoises. Au sud, un bâtiment en parpaing de béton enduit, couvert de tuiles, sur le fronton duquel apparaît l'inscription MAISON DES JEUNES. Côté rue, la façade du bâtiment d'origine en briques, est enduite. L'adjonction, qui résulte du nouvel aménagement de l'entrée, constitue une autre modification contemporaine de la nouvelle affectation.

Murs brique enduit partiel
béton parpaing de béton enduit
Toit ardoise, tuile
Étages en rez-de-chaussée
Typologies école et logement sous un même toit, classe unique
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Rapport de l'inspecteur départemental d'académie devant le conseil municipal de Ville. 30 mars 1859 (AD Somme ; 9 O 3774)

    "Le projet de construction d'une maison d'école à Ville-Saint-Ouen vous est présenté pour la troisième fois, mais aujourd'hui modifié selon les observations contenues dans vos délibérations des 9 août et 7 janvier 1859.

    La salle de classe d'une hauteur de 4 m aura une superficie de 50, 40 m carrés, et pourra recevoir 50 élèves commodément placés.

    Le logement de l'instituteur se composera de trois pièces d'habitation convenables, d'une cave, d'un bûcher, d'une buanderie et d'un vaste grenier.

    La maison, construite en brique sur fondations en moellons sera couverte en ardoises et d'un assez bel aspect".

  • Avis préfectoral sur le projet de construction d´une maison d´école à Ville-Saint-Ouen, 31 août 1859 (AD Somme ; 99 O 3774).

    Avis préfectoral sur le projet de construction d'une maison d'école à Ville-Saint-Ouen, 31 août 1859 (AD Somme ; 99 O 3774).

    "La commune ne possédait jusqu'alors pas de maison d'école, que l'ancien presbytère qui servait à cet usage vient d'être rendu à sa première destination par suite de l'érection de l'église de Ville-Saint-Ouen, en chapelle vicariale, que dès lors il est indispensable d'assurer le service de l'instruction primaire par l'établissement d'une maison d'école ; que la commune ne possède pas de terrain pour y construire cette école, il faut nécessairement en acheter un ; que celui qu'on se propose d'acquérir est convenable ; bien situé, loin de tout établissement dangereux, d'un accès facile à proximité, à proximité de l'église, au centre de la commune et d'un prix très modéré".

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 3775. Ville-Saint-Ouen [Ville-le-Marclet] . Biens et travaux communaux, 1870-1939.

Documents figurés
  • Ecole de Ville-Saint-Ouen. Plan de masse, dessin, par Jérosme, architecte (AD Somme ; 99 O 3774).

  • École de Ville-Saint-Ouen. Plan du rez-de-chaussée, dessin, par Jérosme, architecte (AD Somme ; 99 O 3774).

  • École de Ville-Saint-Ouen. Elévation antérieure, dessin, par Jérosme, architecte (AD Somme ; 99 O 3774).

  • Écoles primaires de filles et de garçons de Ville-Saint-Ouen. Plan de masse, dessin, par Jérosme, architecte (AD Somme ; 99 O 3775).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Fournier Bertrand - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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