Dossier d’œuvre architecture IA02000589 | Réalisé par
  • inventaire topographique, canton d'Aubenton
Ancienne fortification d'agglomération d'Aubenton
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes des Trois Rivières - Aubenton
  • Commune Aubenton

Dès la fondation de la ville à l'époque gallo-romaine, une première enceinte est construite, s'étendant au nord et au sud du Thon. De forme quadrangulaire, l'emprise était de 37 à 38 ha, des fouilles au cours du 19e siècle ont permis d'en restituer certaines élévations, son tracé est encore lisible dans la topographie urbaine et sur les vues aériennes. La charte de 1238 confirme le droit d'Aubenton à être "clos de murs". Rien n'a cependant subsisté de cette première fortification médiévale. A la suite du siège de 1340 par le comte de Hainaut, l'enceinte fortifiée fut alors reconstruite avec l'accord de Philippe IV de Valois, mais en réduisant de près d'un sixième l'emprise de cette fortification, désormais limitée au sud par la rivière du Thon et laissant en dehors le bourg de Saint-Nicolas groupé autour de l'église paroissiale construite vers 1257-59. L'enceinte, dont la date de construction traditionnelle est 1348, toujours de plan rectangulaire, englobe le noyau urbain centré autour de l'église Notre-Dame, son tracé est encore très lisible tant par vue aérienne que sur place, les murs de clôture des jardins dessinant toujours un glacis. Les descriptions mentionnent la construction d'une enceinte en brique et moellon calcaire avec près de 6 tours bâties en brique, cette enceinte comportant trois portes, au couchant celle du Jeton, celle dite du Vieux-Moulin vers Logny et enfin celle de Saint-Nicolas sur le Thon et qui était dotée d'un pont-levis et d'un bâtiment à usage de prison. Les 6 tours étaient la tour Damiette (au-dessus de la porte du Jeton), la tour Mignette (sur le site du Jeu de Paume), la tour Blanche (près du cimetière actuel), la tour du Moulin et enfin la tour Daniel et celle de Chimay. Ces fortifications ont été vraisemblablement reprises tout au long des divers sièges et destructions qui marquent l'histoire d'Aubenton. En 1734 un plan des fortifications est levé par l'ingénieur du Roi Masse de Plaisance. La Révolution va définitivement condamner les fortifications d'Aubenton, devenues depuis longtemps obsolètes. La porte du Jeton est démolie dès 1793, celles du Vieux-Moulin et de Saint-Nicolas le sont en 1805, à la suite de l'arrêté du préfectoral du 14 floréal de l'an XIII, entraînant également la destruction de la prison près de la poterne. Deux tours vont subsister, celle dite de Chimay et celle dite Tour Daniel. La tour de Chimay, très remaniée au 19e et 20e siècle, après avoir été acquise par la commune en 1979, a été transformée en gîte rural. Les ouvertures des deux tours ont été repercées au 19e siècle. Ces deux éléments de fortification sont les seuls de ce type à avoir été conservés en Thiérache.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 14e siècle
  • Dates
    • 1348, daté par travaux historiques

Les quelques restes des murs de fortification sont en moellon calcaire. La tour de Chimay, de forme circulaire, comporte un étage de soubassement en moellon calcaire, le reste des élévations est en brique. On accède à l'étage carré par un escalier en charpente moderne. La partie inférieure des machicoulis a été reprise en ciment. Comportant trois lucarnes à croupe débordante en zinc, le toit conique en ardoise est terminé par une girouette en zinc en forme d'animal fantastique. La tour Daniel, circulaire, est également en brique. Comportant ce qui semble être un étage de soubassement, son étage carré abrite une pièce avec une cheminée (sources orales) . Elle est couverte d'un toit conique en ardoise.

  • Murs
    • calcaire
    • brique
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit conique
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant en charpente
    • escalier hors-oeuvre : en maçonnerie
  • État de conservation
    vestiges
  • Techniques
    • ferronnerie
  • Représentations
    • animal fantastique
  • Précision représentations

    Girouette de la tour de Chimay.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Le refus de visite de la tour Daniel n'a pas permis d'établir un dossier complet d'inventaire.

Annexes

  • Références documentaires
Date(s) d'enquête : 1998; Date(s) de rédaction : 1998
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Articulation des dossiers
Fait partie de