Dossier IA00076676 | Réalisé par
Dufournier Benoît
Dufournier Benoît

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.

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Fournier Bertrand (Rédacteur)
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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Ancienne Société hamoise de tréfilerie et clouterie, puis clouteries et tréfileries du Nord, puis armatures du Nord et de l'Ouest, puis Nozal Armatures
Auteur
Dubuc Francis
Dubuc Francis

Photographe de l’Écomusée des Pays de l'Oise de 1980 à 2003.

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Copyright
  • (c) Ministère de la culture - Inventaire général
  • (c) AGIR-Pic

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Santerre Haute-Somme - Ham
  • Commune Eppeville
  • Adresse rue de la Clouterie
  • Cadastre 1985 B 76, 78-79  ; 2015 AC 236
  • Dénominations
    tréfilerie
  • Précision dénomination
    clouterie
  • Appellations
    Sté hamoise de tréfilerie et clouterie , clouteries et tréfileries du Nord , armatures du Nord et de l'Ouest , Nozal Armatures
  • Parties constituantes non étudiées
    conciergerie, bureau, atelier de fabrication, transformateur, cour, logement d'ouvriers, logement patronal

La clouterie et tréfilerie hamoise est implantée sur l'emplacement d'une partie de l'ancienne sucrerie Bostenne, fondée en 1857 à Eppeville. Détruite durant la première guerre mondiale, la sucrerie n'est pas reconstruite. Sur son emplacement est créée une nouvelle société financée avec les indemnités de dommage de guerre des anciennes sucreries Bocquet et Bostenne, ainsi que de l'huilerie Dive. La Société Hamoise de Tréfilerie et de Clouterie se spécialise dans la fabrication d'armatures de fer pour les bétons. Ses bâtiments construits à partir de 1921-1922, s'étendent alors sur un vaste terrain de plus de 3 ha desservi directement par un embranchement ferroviaire. Par la suite, l'entreprise change de nom et devient les Clouterie et Tréfilerie du Nord, puis Armatures du Nord, puis Nozal Armatures (armatures préfabriquées pour le béton armé). L'ensemble existant dans l'entre-deux-guerres est complété vers 1950 de nouveaux ateliers de fabrication, puis vers 1970 et 1975, sur la partie nord du site. Dépendant du marché du bâtiment, l'entreprise subit la crise qui la contraint à réduire sa production avant de fermer l'usine au début de l'année 2015. En 1962, l'usine emploie plus de 100 salariés. Cet effectif est resté stable jusqu'à la fermeture du site en 2015.

  • Dates
    • 1922, daté par source

Situé à proximité de la ligne de chemin de fer, le site industriel est desservi par un embranchement ferroviaire. Si la plupart des bâtiments présentent des dispositions en brique et pans de fer avec toits à longs pans en ardoise, les ateliers de fabrication de la tréfilerie sont construits en pan de béton armé et remplissage de brique. La structure en béton armé s'étend à la charpente de la couverture en shed.

La conciergerie et les bureaux attenant sont en brique, à un étage carré, toit en ardoise, à longs pans et croupe. Les six logements ouvriers qui forment la cité de la Clouterie sont implantés sur un ensemble de parcelles situées à l'écart du site de production et longeant le canal de la Somme.

  • Murs
    • brique pan de fer
    • brique pan de béton armé
  • Toits
    ardoise, métal en couverture, béton en couverture, verre en couverture
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente en béton armé apparente
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • shed
    • pignon couvert
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en charpente
  • Énergies
    • énergie électrique
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    machine de production

L'histoire de cette entreprise est représentative des usines qui changent complètement de domaine d'activité après la première guerre mondiale. Ici, la proximité de la construction de l'imposante sucrerie de la C.N.S.R, qui réunit les capitaux de quatorze anciennes sucreries des environs, est un argument de poids pour les anciens fabricants de sucre. Face à cette concurrence et au déséquilibre économique qu'il engendre, plusieurs industriels privilégient d'autres activités, comme celui de la construction et du bâtiment, particulièrement porteurs en cette période d'entre-deux-guerres.

Ce dossier de repérage du patrimoine industriel, établi en 1990 par Benoit Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Bertrand Fournier en 2015, dans le cadre de l'enquête thématique régionale : la première Reconstruction industrielle en Picardie.

Documents d'archives

  • AD Somme. Série M ; 5 M 623 : Eppeville, établissements dangereux, insalubres ou incommodes, 1846-1922.

  • AD Somme. Série M ; 5 M 524 : Eppeville, dossiers de dommage de guerre, 1920-1925.

  • AD Somme. Série R ; 10 R 625. Eppeville, dossiers de dommages de guerre des industriels et des particuliers.

Bibliographie

  • CERCLE CARTOPHILE DE HAM ET SA REGION. L'industrie dans l'agglomération hamoise... hier et aujourd'hui. Ham : C.C.H., 2013.

    p.48-49.

Documents figurés

  • Délimitation foncière de la tréfilerie et clouterie, par Maurice Cassel, géomètre à Ham, encre et lavis sur papier, 27 juillet 1920 (AD Somme ; 5 M524).

  • Plan de l'atelier principal de la clouterie, tirage au bleu, 1920 (AD Somme ; 5 M 524).

  • Les ateliers en shed de la tréfilerie, tirage photographique noir et blanc, [vers 1922] (AD Somme ; 10 R 625).

  • Intérieur de l'atelier de tréfilerie, tirage photographique noir et blanc, [vers 1925] (AD Somme ; 10 R 625).

  • Société hamoise de Tréfilerie et Clouterie, Eppeville-Ham (Somme), carte postale, [vers 1930] (coll. part.).

  • Vue d'ensemble des bâtiments de la tréfilerie en cours de construction, tirage photographique noir et blanc, vers 1920 (AD Somme ; 10 R 625).

Date d'enquête 1990 ; Dernière mise à jour en 2015
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dufournier Benoît
Dufournier Benoît

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.

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Fournier Bertrand
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