Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ancienne usine de produits chimiques Fleuriet et Mohr, puis Salignat et Cie, puis sucrerie de betteraves Sucrerie Agricole de Ribécourt, puis usine d'engrais de la Société des Engrais Chimiques et Organiques (S.E.C.O.)

Dossier IA60001098 réalisé en 1990

Fiche

  • Vue aérienne, en 1991.
    Vue aérienne, en 1991.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • voie ferrée
    • atelier de fabrication
    • hangar industriel
    • entrepôt industriel
    • magasin industriel
    • chaufferie
    • cheminée d'usine
    • bureau
    • conciergerie
    • logement d'ouvriers

Voir

Précision dénomination sucrerie de betteraves
Appellations Fleuriet et Mohr, Salignat et Cie, Sucrerie Agricole de Ribécourt, Société des Engrais Chimiques et Organiques (S.E.C.O.)
Parties constituantes non étudiées voie ferrée, atelier de fabrication, hangar industriel, entrepôt industriel, magasin industriel, chaufferie, cheminée d'usine, bureau, conciergerie, logement d'ouvriers
Dénominations usine de produits chimiques, sucrerie, usine d'engrais
Aire d'étude et canton Sources et Vallées - Ribécourt-Dreslincourt
Hydrographies Oise canal latéral de l'
Adresse Commune : Ribécourt-Dreslincourt
Adresse : rue Séverine
Cadastre : 1982 AL 36

Le site est d'abord occupé par une usine de produits chimiques, fondée en 1865 par Fleuriet et Mohr. L'établissement produit de l'acide sulfurique et muriatique, du sulfate de soude, du chlorure de sodium et du phosphate de chaux. L'activité est poursuivie par Salignat et Cie entre 1869 et 1885, période durant laquelle les logements ouvriers sont édifiés. En 1886, l'usine est convertie en sucrerie et porte la raison sociale Radot et Cie, avant de devenir, vers 1893, la S. A. Sucrerie Agricole de Ribécourt. En 1902, elle appartient à Léon Labbé, qui la vend en 1911 à la société Wittouck. C'est à cette date qu'elle prend le nom de Sucrerie de Ribécourt. Au cours de la Première Guerre mondiale, plusieurs bâtiments sont endommagés, comme le grand atelier central. Ce dernier est reconstruit entre 1924 et 1928, grâce aux indemnités de dommages de guerre et l'apport du financier Zlatopolski qui, rachète la sucrerie à cette époque. Par la suite, le site connaît une nouvelle vocation en devenant dans les années 1960 une usine d'engrais dénommée S.E.C.O. (Société des Engrais Chimiques et Organiques). Celle-ci constitue l'une des principales usines de la région Picardie dans ce secteur. De cette dernière période datent les extensions importantes pour les bâtiments de fabrication au nord, et ceux destinés au stockage au sud. 1865 : combustion du souffre, grillage du pyrite de fer et installation d'une machine à vapeur. 1872 : 4 chambres de plomb, 4 fours à sulfate de soude. 1962 : plus de 200 salariés. 1995 : 91 salariés.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 2e moitié 20e siècle
Dates 1865, daté par source, daté par tradition orale
1924, daté par source

Site desservi par un embranchement ferroviaire et une voie navigable. La halle de fabrication du sucre est le seul bâtiment ancien conservé, intégré actuellement à l'ensemble de stockage. Il est construit en charpente métallique hourdé de brique et comporte deux étages carrés. Sa toiture est à longs pans et pignons couverts. Il est précédé au nord de quatre longs ateliers construits en parpaing de béton et essentage de tôle, également dotés de toits à longs pans. Le premier d'entre eux, plus vaste est coupé dans sa partie centrale d'un volume perpendiculaire, couvert en terrasse, et abritant l'atelier de granulation et une partie de l' expédition. Au sud, la halle de stockage des engrais adopte un couvrement bombé, caractéristique de cette destination. Enfin, les logements d' ouvriers sont en rez-de-chaussée, construits en brique, avec toiture à longs pans et pignons couverts.

Murs brique
béton
essentage de tôle
parpaing de béton
Toit tôle ondulée, matériau synthétique en couverture, ciment en couverture
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit bombé
pignon couvert
Escaliers
Énergies énergie thermique
produite sur place

Site classé Seveso. Visite refusée.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Oise. Série M ; Mp 2538. Etablissements insalubres, incommodes et dangereux. Ribécourt. 1828-1939.

  • AD Somme ; Z 927. Bulletin de l'Apave, 1893.

    p. 65
Documents figurés
  • [Plan certifié conforme montrant l'emplacement de l'usine projetée par MM. N.], dessin, par Minon, 6 octobre 1864 (AD Oise ; Mp 2538).

  • [Plan annexé au courrier de la Société Salignat et Cie adressé au préfet de l'Oise], manuscrit, 18 mars 1874 (AD Oise ; Mp 2538).

  • [Plan de la "sucraterie", R. Radot et Cie], dessin, 1886 (AD Oise ; Mp 2538).

  • II. Ribécourt. Vue de l'Usine, carte postale, [vers 1910] (AP).

  • 8. Ribécourt. Vue de l'Usine, carte postale, [après 1910 ] (AP).

  • Plan de la sucrerie agricole à Ribécourt, dessin, [vers 1894] (AD Oise ; Mp 2538).

  • Sucrerie de Ribécourt. Implantation générale, plan tirage au bleu, 26 juin 1928 (AD Oise ; Mp 2538).

  • Sucrerie de Ribécourt. Plan général, plan tirage au bleu, 26 juin 1928 (AD Oise ; Mp 2538).

  • [Vue aérienne], photographie, [vers 1960] (AP).

  • [En-tête de lettre commerciale de l'entreprise SECO], document imprimé, 1970 (AP).

  • Plan masse et de situation de l'usine, tirage de plan, par Claude Charpentier (architecte), 20 juillet 1966 (AC Ribécourt).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Fournier Bertrand