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Briqueterie du Mont Saint-Siméon, puis Mazet

Dossier IA00049503 réalisé en 1986

Fiche

Dossiers de synthèse

Quelques briqueteries et tuileries ont pu être dénombrées à proximité de Noyon. Elles se sont presque toujours caractérisées par leur structure semi-artisanale et, probablement, par une durée d'activité assez brève. Graves signale la fondation, en 1840, d'une tuilerie à Pontoise, d'une autre à Passel, mais ne mentionne pas de briqueterie sur le territoire même de Noyon.

L'ancienneté de l'activité sur ce site est cependant attestée par la carte de Cassini, levée en 1755, ainsi que par un plan dressé 1776, sur lequel figure notamment une petite halle de séchage, au voisinage de l'actuelle petite entreprise Mazet et Cie.

La briqueterie actuelle, dite du Mont Saint-Siméon, remonte à 1935 et semble avoir été édifiée par l'entrepreneur François, pour Bertrand Farcy. Reprise par Marcel Mazet, en 1945, elle cesse son activité en 1997.

Equipée d'un four, de type Hoffmann et de petits hangars de séchage, l'usine se signalait par une grande cheminée tronconique.

Appellations du Mont Saint-Siméon, Mazet
Parties constituantes non étudiées four industriel, hangar industriel, cheminée d'usine, aire des matières premières, aire de stockage du combustible, bureau
Dénominations briqueterie
Aire d'étude et canton Sources et Vallées - Noyon
Adresse Commune : Noyon
Lieu-dit : le Pisseleau
Adresse : sentier Grand-Vignoble
Cadastre : 1988 BI 146 ; 1988 AX 225

Une briqueterie est attestée sur le site au 18e siècle par la carte de Cassini, levée en 1755, ainsi que par un autre plan dressé 1776, sur lequel figure notamment une petite halle de séchage. L'établissement n'apparaît plus sur le plan cadastral dit napoléonien, levé en 1832, et il n'en n'est plus fait mention au 19e siècle. La briqueterie actuelle, dite du Mont Saint-Siméon, remonte à 1935 et s'étend de part et d'autre de la route nationale Elle semble avoir été édifiée par l'entrepreneur François, pour Bertrand Farcy. Elle est reprise par Marcel Mazet, en 1945, qui poursuit l'activité jusqu' en 1997. Abandonnés et en mauvais état, les bâtiments industriels et la cheminée sont détruits après un arrêté de mise en péril pris en 1998. Avant sa démolition en 1998, présence de broyeurs Cléro utilisés pour le broyage des briques destinées aux revêtements des terrains de sport. En 1962, 9 salariés.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1935, daté par source
Auteur(s) Auteur : François Jean, entrepreneur de maçonnerie, (?), attribution par tradition orale
Personnalité : Farcy Bertrand, commanditaire, attribution par source

Site établi de part et d'autre de la route nationale et desservi par un embranchement ferroviaire. Au nord, l'atelier de fabrication est construit en brique et protégé par un essentage de planches sur les pignons couverts. Ce bâtiment de 46 m de long sur 12 m de large, couvert d´un toit à longs pans, abrite le four industriel de type Hoffmann. Le tunnel des fours de cuisson est voûté en berceau segmentaire. Les quinze hallettes de séchages étaient disposées de chaque côté du bâtiment de cuisson. A l'est, la cheminée d'usine en brique, haute d'environ 40 m est tronconique sur une base circulaire. De l'autre côté de la route se trouvaient le bureau et les aires de stockage des matières premières et de combustible.

Murs brique
bois
essentage de planches
pan de bois
Toit tuile mécanique, métal en couverture
Plans plan symétrique
Étages en rez-de-chaussée
Couvrements charpente en bois apparente
voûte en berceau segmentaire
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Énergies énergie thermique
produite sur place
États conservations détruit après inventaire
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Briqueteries identifiées dans le canton de Noyon

    Un certain nombre de briqueteries ont pu être dénombrées à proximité de Noyon. Elles se sont toujours caractérisées par une structure semi-artisanale.

    APPILLY

    - briqueterie Anatole Lefranc à La Bretelle (1899)

    BEAURAINS

    - tuilerie Leblond de Joncourt (1823-24)

    CAISNES

    - four à plâtre François Demoutiers (1846)

    CUTS

    - four à plâtre Joseph Guilmont (1840)

    - four à plâtre du Haut Jonquoi à Quillet (1843)

    - four à plâtre Guilmont-Dalon (1861)

    - four à plâtre Désiré Guilmont-Béra (1867)

    - four à chaux Louis François Sulpice Guilmont (1877)

    GRANDRU

    - briqueterie Guy Beaudoin, à Grandrû (1856)

    - four à chaux par M. Poulet (1855)

    MONDESCOURT

    - briqueterie flamande Anatole Lefranc, route de Noyon (1903)

    NOYON

    - four à briques au lieu-dit « les fosses », Lequeux (1828)

    - four à briques à La Fosse, Théophile Gilbert (1841)

    - construction de trois fours à briques, plâtre et chaux par Lefèvre et Toudouze (1842)

    - cuisson de briques près le moulin de La Coulotte (1850)

    - four à briques François Copard, faubourg rue d´Orroire (1858)

    - four à chaux au lieu-dit « le chemin des vaches » (1861)

    - four à chaux, Vivier-Leroux, près moulin d´Huiz (1864)

    - four à plâtre, Duchange, place S. Martin rue d´Amiens (1866)

    - four à chaux (1871)

    - briqueterie SA « La briqueterie mécanique » (1923)

    PASSEL

    - briqueterie-tuilerie de M. Paul Frot de Meaux à Passel (1920)

    PONT-L'EVEQUE

    - briqueterie de MM. Lefèvre, Albert (1892)

    - briqueterie flamande de 2e classe Albert Lefèvre (1893-95)

    SALENCY

    - four à plâtre, Trousselle (1848)

    - four à brique et carreaux Charlemagne Sezille et Lambert, chemin de Baboeuf (1851)

    - four à plâtre Trousselle (1857)

    - four à cuire les carreaux de S. Trousselle (1880)

    - briqueterie Léon Douville (1892)

    PONTOISE-LES-NOYON

    - briqueterie (tuiles pannes et carreau) lieu-dit « l´hôpital », Alex du Bellanger (1841)

    - briqueterie lieu-dit « la Pierre Languedot », sieur Fracot (1841)

    - four à plâtre, lieu-dit « le setier d´Ourscamps », Parville-Lambert (1857)

    - briqueterie, lieu-dit « le bosquet », Augustin Morelle (1857)

    - four à plâtre Parville Lambert (1858)

    VARENNES

    - briqueterie provisoire (1853).

Références documentaires

Bibliographie
  • INVENTAIRE GENERAL. La ville de Noyon. Dir. Martine Plouvier. (Cahiers de l'inventaire ; 10). Catalogue de l'exposition : "Noyon, mille ans d'art et d'architecture", Musée du Noyonnais, 20 juin-5 octobre 1987. Amiens : AGIR-Pic, 1987.

    p. 234-235.
  • La Reconstruction des régions dévastées. La Somme et l'Oise. Le Monde illustré, 65e année, 25 octobre 1921.

    tome V, 1918-1921.
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