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casemate de commandement 292

Dossier IA59004830 réalisé en 2012

Fiche

Précision dénomination casemate de commandement
Appellations 292, blockhaus
Parties constituantes non étudiées poste d'observation
Dénominations casemate
Aire d'étude et canton Les Weppes durant la Première Guerre Mondiale - Annoeullin
Adresse Commune : Aubers
Cadastre : 2014 0A 1116

Cette casemate de commandement, en grande partie remblayée de terre, végétalisée et entouré de grillage, est aujourd'hui difficilement lisible. Des photographies aériennes britanniques de 1918 nous montre qu'elle a été édifiée dans l'angle sud-est d'un vaste bâtiment à cour quadrangulaire, édifice industriel ou grosse ferme. Un cartouche en béton surmonte une des entrées nord. On peut y lire la mention 1917 - 81RPK (Construit en 1917 par le 81e Compagnie de Pionniers de Réserve). On remarque également, sur un plan allemand de 1916, la présence d'une infirmerie, mais à l'angle sud-ouest, cette fois. C'est à un rapport britannique de 1918 sur les défenses allemandes de la crête d'Aubers (Aubers's ridge) rédigé dans l'immédiate après guerre, que l'on doit les informations les plus riches sur cet abri de commandement. Ce rapport, enrichi de plans (distribution, coupes, élévation) détaille les installations et les dispositifs assurant la protection des officiers et des troupes

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle

De la rue, l'édifice, large d'une quinzaine de mètres, apparait au sommet d'un tertre grillagé, planté d'arbustes. On peut apercevoir une tourelle, dans sa partie postérieure. Celle-ci présente deux fines embrasures, au nord et à l'ouest. L'édifice semble divisé par des tranchées transversales qui ne sont, d'évidence, que l'empreinte d'anciens murs de briques. Le couvrement est en terrasse à l'exception d'une partie en extrados de voûte. Enterré, l'édifice semble dépourvu d'entrée - une inscription (1917 81RPK) permet toutefois de deviner une des portes, sur l'élévation nord. Il faut observer le plan britannique pour en comprendre la distribution. L'ensemble se composerait de 4 pièces (deux de 3 m. sur 4 et deux de 3 m. sur 3) : Trois pour le commandant et les officiers et une pour les soldats. L'épaisseur de la dalle de couvrement oscillerait de 1,68 m. à 1,82 pour les pièces dévolues aux officiers contre 0,91 m. pour les soldats. La salle des officiers est dotée d'un observatoire auquel on accède par une échelle de meunier. Le plan britannique fait état d'un second corps de bâtiment, au nord du précédent, désigné comme étant une station pour signaux lumineux. Cette tourelle pour communication optique, aujourd'hui disparue, était double et comportait deux niveaux d’émission/réception espacés d'un mètre cinquante en hauteur. Ces deux niveaux comportait 6 embrasures pour signaux lumineux.

Murs béton béton armé
Toit béton en couverture
Étages en rez-de-chaussée
Couvrements dalle de béton
Couvertures terrasse
extrados de voûte
Typologies tourelle de communication optique, observatoire bétonné
États conservations désaffecté
Techniques maçonnerie
maçonnerie
Représentations chronogramme, monogramme
Précision représentations

Chronogramme : 1917.

Monogramme : RPK81.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre

Annexes

  • Studies of German defences near Lille, p.36 (Traduction)

    Crête d’Aubers.

    Quartier Général divisionnaire. Poste de combat et Station à signaux lumineux

    Planche 10 a.

    Photographie 10.

    La planche 10 a montre les détails d'un poste de commandement divisionnaire allemand. Dans la mesure où on peut le vérifier, il a été construit pour l'attaque lancée en avril 1918 contre les Portugais. Il se compose de quartiers pour le G.O.C. et le personnel d’une station à signaux lumineux.

    Protection - Il y a quatre pièces dans le poste de commandement, trois pour les officiers et une pour les autres rangs. Le concepteur semble avoir eu un grand respect pour les bombardements britanniques : 1,68 m. à 1,82 m. d’épaisseur de béton armé pour la couverture 2,74 pour le parapet. Par contre l’épaisseur du couvrement n’est que d’1,14m pour le bataillon.

    Observation - Suivant le principe de l'observation par le haut-commandement, un poste d’observation a été construit sur le dessus de l’abri. Il y a très peu de place à l'intérieur et l’épaisseur du couvrement n’est que de seulement 0,91 m. La vue, cependant, est excellente. Pour obtenir cette observation essentielle, le haut-commandement semble avoir été placée très loin en avant. Il n'était qu'à seulement 1830 m. de la ligne de front.

    Signalisation lumineuse - Un signal lumineux parvient à Fromelles, où il est interprété. Trois rayons courent alors vers des stations en béton armé, situées à l’avant et aujourd’hui disparues, aussi est-il impossible de mesurer avec exactitude leur destination. L'un d'eux était probablement destiné à un bataillon du quartier général N21 a 76 et devait pouvoir communiquer par signaux avec le quartier général situé à la ferme de la Marlaque, dans le secteur N17 b 38.

    Ce centre de commandement de combat est un bon exemple de la stratégie allemande pour l'attaque, au printemps de 1918, et montre trois exigences sur lesquelles les allemands ont toujours porté une attention particulière :

    1) La protection absolue du commandant.

    2) L’observation du champ de bataille par le commandant lui-même.

    3) La protection des communications lumineuses.

    (Traduction Ramette Jean-Marc)

Références documentaires

Documents figurés
  • Photographie aérienne du 15/09/1918 (Imperial War Museum, Londres ; 32919).

  • Plan allemand du 01/05/1916 (Bayerisches Hauptstaatsarchiv, Munich ; Pioniere Hoehere Staebe (WK) 118-3).

  • Photographie aérienne du 15/09/1918 (Imperial War Museum, Londres ; 32919).

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