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Cimetière de Dreuil-lès-Amiens, dit Vieux cimetière

Dossier IA80002964 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

Le vieux cimetière de Dreuil constitue, dans l'aire d'étude, un des rares exemples conservés d'implantation jouxtant l´église, comme c'est aussi le cas à Pont-de-Metz et à Vers-sur-Selle, et ceci malgré son réaménagement contemporain de la reconstruction de l'église, dans les années 1860, après une extension réalisée en 1832.

Comme à Boves ou à Poulainville, le cimetière s'étend sur l'emprise de l'église détruite, qui permet son extension. Malgré sa taille et son implantation enclavée, on y fait pousser de l'herbe, dont la vente est une ressource pour financer son entretien. Contrairement aux autres communes de l'aire d'étude, le cimetière de plus de 1500 m2 pour 436 habitants (150 habitants au 18e siècle), n'est pas jugé insalubre à la fin du 19e siècle.

Sa trame orthogonale est cependant caractéristique des aménagements de la 2e moitié du 19e siècle, toute trace d'implantation originale ayant disparu. Un monument adossé au chevet de l'église commémore les tombeaux détruits.

Les dimensions réduites du cimetière expliquent sans doute l'absence de tombeaux à caractère monumental, à l'exception de celui de la famille Boidin-Cadet, mais l'importance des enclos funéraires est ici tout à fait exceptionnelle.

Parties constituantes non étudiées banc public
Dénominations cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Adresse Commune : Dreuil-lès-Amiens
Adresse : rue Jean-Jaurès
Cadastre : 1810 A 277

Documents figurés : Le cadastre napoléonien (doc. 1) donne une représentation du cimetière, qui s´étend autour de l´église. Un plan conservé aux archives départementales (série O) montre l'étendue du cimetière en 1832 (doc. 2) et l'emprise de son extension à l'est, prélevée sur les jardins du presbytère. Sources : Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que la vente des herbes et fruits du cimetière sert à l'entretien de l'église. Le cimetière est agrandi à l'est, en 1832, sur un terrain prélevé sur le jardin du presbytère (doc. 2). L´évêché préconise sans succès son déplacement hors du village. Le cimetière est agrandi sur l'emprise de l'ancienne église paroissiale détruite, au début des années 1860. En 1880, un échange de terrain a lieu avec la propriété voisine, permettant la régularisation du tracé au nord. Rédigé en 1887, à la suite d´une plainte du propriétaire voisin, le rapport du médecin du service des épidémies de l'arrondissement d'Amiens indique qu'il n´est pas nécessaire de déplacer le cimetière qui est vaste (plus de 1500 m2) pour la taille de la commune, suffisamment planté et entouré de murs le séparant des jardins des propriétés voisines. En 1811, Melle de Flers demande au maire de Dreuil, l´autorisation d'élever un monument dans le cimetière, autorisation que lui refuse le curé desservant de Montières, malgré le décret du 23 prairial an 12. L'acquisition de la concession Ladent, en 1849, qui n´a pas été soumise à l'approbation du préfet, subit une régularisation en 1866. Plusieurs tombeaux portent les signatures des entrepreneurs de monuments funèbres Lamolet, Delamarre et Lesot, et des sculpteurs D. Capel et Molliens.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1832, daté par source
1856, daté par source
1880, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lamolet - St-Acheul entreprise de monuments funèbres,
entreprise de monuments funèbres Lamolet - St-Acheul

Entreprise fondée rue de Cagny par Ernest Lamolet marbrier, né à Amiens en 1853.

Le recensement de 1911 y signale Ernest (né en 1853) et Georges Lamolet (né en 1878).


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entrepreneur, signature
Auteur : Delamarre,
Delamarre

Entrepreneur de monuments funèbres.


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marbrier, signature
Auteur : Lesot entreprise de monuments funèbres, dit(e) Emile Lesot, Lesot frères, Lesot-Helleu,
entreprise de monuments funèbres Lesot , dit(e) Emile Lesot, Lesot frères, Lesot-Helleu

Entreprise de monuments funèbres, qui réunit les deux anciennes maisons Sallé et Lesot fondées en 1835 et 1866.

Emile Lesot-Delaporte (1856-1926). D'abord tailleur de pierre, Grande-rue Saint-Maurice (recensement de population 1881), il s'établit entrepreneur de monuments funèbres au 361 Grande rue Saint-Maurice (recensements de population 1906 et 1911), à côté de Lamolet-Tattegrain. Président d'honneur de l'association Michelet et des jardins ouvriers du faubourg St-Maurice, officier de l'Instruction publique, chevalier de Mérite agricole. Titulaire des médailles d'honneur de la prévoyance sociale et de la Mutualité.

L'entreprise est ensuite connue sous le nom de Lesot frères, qui réunit Emile Lesot-Delaporte et son frère Emilien Lesot-Flament, marbrier installé au 375 rue Saint-Maurice (1906 et 1911). L'atelier est situé au 203 rue Saint-Maurice (1900-1911). L'annuaire de 1926 donne à nouveau l'adresse de l'entreprise au 361 rue Saint-Maurice.

Au lendemain de la première guerre mondiale, l'entreprise est dirigée par Georges Emile Lesot-Helleu (1887-1938), qui s'établit 403 rue Saint-Maurice (atelier, magasin et bureau), peut-être dans l'ancien atelier d'Achille Sallé (AC Amiens 2M 17/27).

En 1945, l'entreprise est donnée 411 rue Saint-Maurice (AC Amiens 2M 17/27).


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entrepreneur, signature
Auteur : Capel D., sculpteur, signature
Auteur : Molliens Valentin Charles,
Valentin Charles Molliens (1868 - 1937)

Sculpteur né en 1868 à Argoeuves, mort à Amiens en 1937.

Atelier à Longpré-les-Corps-Saints.

On lui attribue la réalisation de la quasi totalité des décors floraux et le bestiaire du célèbre hôtel particulier Bouctôt-Vagniez d'Amiens.


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sculpteur, signature

Le cimetière de Dreuil est situé en village, dans l´enclos de l´église paroissiale et en surplomb par rapport au niveau de la rue. La parcelle de forme allongée, d´une superficie d´environ 1800 m2, est close par des murs de briques. Le cimetière dispose de deux accès, l'un piéton depuis le parvis de l'église, le second automobile, avec rampe d'accès. Il est distribué par un réseau orthogonal d´allées couvertes de graviers. L´espace entre les tombes, disposées perpendiculairement aux allées et adossées aux murs, est recouvert de graviers. L´aménagement végétal se limite à une pelouse et à quelques arbustes plantés à l´entrée du cimetière. La croix de cimetière semble être placée contre le mur nord de l´église. Un banc public est disposé à l´entrée du cimetière. Le cimetière militaire, aménagé au nord-ouest, comprend une stèle isolée.

Typologies cimetière d'enclos paroissial (churchyard), mutation de la trame
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 1459. Dreuil-lès-Amiens. Administration communale (avant 1869).

  • AD Somme. Série O ; 99 O 1460. Dreuil-lès-Amiens. Administration communale (avant 1869).

Documents figurés
  • Dreuil-lès-Amiens. Plan cadastral, section A, [1811] (DGI).

  • Plan géométrique du presbytère de Dreuil et ses dépendances pour être joint au procès-verbal d'arpentage du 31 janvier 1832 aux fins d'autorisation pour affecter la partie renseignée lettres DEFG à l'agrandissement du cimetière, dessin, 1832 (AD Somme ; 99 O 1459).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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