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Cité ouvrière Saint Frères à l'Étoile, dite cité des Vingt-et-une

Dossier IA80010027 inclus dans L'ensemble industriel textile Saint Frères réalisé en 1991

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Saint Frères, cité des Vingt-et-une
Parties constituantes non étudiées maison, remise, jardin potager
Dénominations cité ouvrière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Picquigny
Adresse Commune : L'Étoile
Adresse : 22-62 rue Jules-Verne
Cadastre : 1978 AH 269 à 289

La cité ouvrière "des vingt-et-une" ou "des Vingt-et-un" est une cité, construite par la société Saint Frères, dont le nom est relatif au nombre de logements dont elle est constituée.

F. Lefebvre (1998) les date de 1897. Cette date antérieure au 20e siècle est appuyée par la structure et le mode constructif de ces logements, identiques à ceux de la cité des Moulins-Bleus et la cité des Prés, construits vers 1885. Seules les lucarnes rampantes diffèrent de forme. Toutefois, la nature des briques et leur mise en oeuvre témoignent d'une transformation plus tardive de cette partie, qui distingue sans doute cette cité ouvrière de l'ensemble des Moulins-Bleus à partir de 1926. C'est en effet à cette date que la cité apparaît nommément sur la matrice des propriétés bâties (parcelle A 297). Elle est également connue sous le nom de cité de la route d'Amiens. A partir de 1953-1955, Saint Frères revend progressivement ces logements à Marceau Brunel-Hérouard.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , (?)
Auteur(s) Personnalité : Saint Frères, commanditaire, attribution par source

Ensemble de vingt-et-un logements, implantés d'un seul côté de l'ancienne route d'Amiens, aujourd'hui rue Jules-Verne. Toutes les unités d'habitation sont construites en brique et attenantes les unes aux autres, sans former, comme ailleurs dans la vallée de la Nièvre, des groupes de 10 à 12 logements. Un toit en tuiles mécaniques flamandes, à longs pans et pignons découverts à couteaux aux extrémités, couvre l'ensemble des logements. L'élévation sur rue en rez-de-chaussée et comble à surcroît est similaire à celle des logements de la cité des Moulins-Bleus, avec entrée directe dans la pièce à vivre depuis la rue, éclairée par une seule fenêtre. La base du comble à surcroît est soulignée par un bandeau à modillons. Deux exceptions distinguent néanmoins cette cité : une largeur plus importante des logements, et surtout des lucarnes rampantes différentes et plus larges pour éclairer la chambre aménagée sous le comble. A l'arrière des logements, les propriétés se prolongent d'une courette, avec remise formant séparation avec le jardin.

Murs brique
Toit tuile flamande mécanique
Étages étage de comble
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Typologies logement individuel, implantation en rangée

Ce dossier de repérage du patrimoine industriel établi en 1991 a été mis à jour et enrichi en 2012 dans le cadre de l'inventaire topographique du Val-de-Nièvre.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série P ; 3 P 296/8. L’Étoile. Matrice des propriétés bâties.

Bibliographie
  • LEFEBVRE, François. Une famille d'industriels dans le département de la Somme de 1857 à la veille de la Seconde Guerre mondiale : Les Saint. Approche d'une mentalité patronale. Lille : Atelier National de Reproduction des Thèses, 2000. Th. doct : Histoire : Amiens université de Picardie Jules Verne : 1998.

    p. 223.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Fournier Bertrand