Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église paroissiale de la Nativité de la Sainte-Vierge et cimetière de Surcamps

Dossier IA80009685 inclus dans Le village de Surcamps réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Nativité de la Sainte-Vierge
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Surcamps
Adresse : rue Principale
Cadastre : 1832 A2 497, 499 ; 1983 A1 72

L'histoire de l'église n'est pas connue, mais sa structure révèle plusieurs campagnes de construction. La forme allongée avec chevet à trois pans, l'appareil en pierre de taille du flanc sud du choeur et partiellement de la façade occidentale, peuvent permettre de dater une première campagne de travaux du 16e siècle. Au 17e siècle, probablement, les murs de la nef, percés de baies en arcs surbaissés, et le mur nord du chœur sont relevés en appareil à assises alternées de brique et pierre, tandis que la façade occidentale est largement reprise selon ce même appareil. Comme on le distingue encore sur le plan cadastral de 1832, le chevet était plat. Sous l'Ancien Régime, la cure est à la présentation de l'abbaye de Berteaucourt, qui perçoit un tiers de la dîme, le reste revenant à l'abbaye de Saint-Riquier. L'église est érigée par décret du 15 décembre 1848 en chapelle de secours dépendant de la succursale de Brucamps. Probablement à la même époque, l'abside est modifiée sur un plan à trois pans élevé en appareil à assises alternées de brique et pierre sur solin de brique, avec oculus axial. L'édifice est toujours complété par le cimetière au sud, agrandi à une date récente. Les tombeaux les plus anciens datent du troisième quart du 19e siècle. Certains sont pourvus d'une croix en fer forgé avec plaque de tôle portant l'épitaphe gravée. Les noms d'auteurs mentionnés sont ceux des entrepreneurs ou marbriers relevés sur les tombeaux.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle , (?)
Secondaire : milieu 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Crépin,
Crépin

Entrepreneur de monuments funèbres établi à Longpré.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
marbrier, signature
Auteur : Denis entreprise de monuments funèbres,
entreprise de monuments funèbres Denis

Entreprise de monuments funèbres fondée par Sosthène Denis et établie à Amiens, à proximité du nouveau cimetière Saint-Pierre. En 1937, elle est donnée 495 route d'Albert (AC Amiens 2M 17/27).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, signature
Auteur : Julien, marbrier, signature
Auteur : Peltot, marbrier, signature
Auteur : Quiquampois, marbrier, signature
Auteur : Gaudier-Rembaux entreprise de marbrerie et monuments funèbres,
entreprise de marbrerie et monuments funèbres Gaudier-Rembaux

Entreprise de marbrerie et monuments funèbres établie à Aulnoye (Nord). D'abord connue sous la raison Gaudier, puis Gaudier-Rembaux.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, signature

L'église de plan allongé est formée d'une nef de deux travées et d'un chœur à abside à trois pans. La façade occidentale, élevée en pierre de taille à l'origine, montre des reprises et des ajouts en brique, avec quelques assises alternées en pierre de taille en partie supérieure. Elle est épaulée de deux contreforts, et surmontée d'un clocher en essentage d'ardoise, de section carrée coiffé d'une flèche polygonale à égout retroussé. La nef, le mur nord du chœur et l'abside sont bâties en assises alternées de brique et de pierre. Le mur sud du chœur est en pierre de taille. Les deux baies latérales du chœur et la porte occidentale sont en plein cintre. Les quatre baies de la nef et la porte latérale sud sont en arc outrepassé. La baie axiale de l'abside est formé par un oculus. Le clocher qui surmonte la façade occidentale, de section carrée, est essenté d'ardoise. Il est prolongé d'une flèche polygonale couverte d'ardoise avec égout retroussé. Comme la plupart des églises de la région construites en craie (Bouchon, Franqueville, Fransu, Pernois, Ribeaucourt), l'église de Surcamps porte des graffitis tracés sur le mur extérieur du chœur, dont certains, datant du 18e siècle, sont probablement des épitaphes ou inscriptions funéraires liées aux sépultures du cimetière qui l'entoure. L'édifice, à vaisseau unique, est entièrement couvert d'une fausse voûte, en anse-de-panier dans la nef et le chœur et en cul-de-four dans l'abside. Trois entraits ponctuent cet espace. La première, au fond de la nef, est soutenue par deux poteaux quadrangulaires et épaulée par deux aisseliers. Les deux autres, qui séparent respectivement la nef du chœur, et le chœur de l'abside, sont complétés d'un poinçon. Le dernier est également avec des coyers.

Murs calcaire
brique
essentage d'ardoise
pierre de taille
brique et pierre à assises alternées
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte en anse-de-panier
fausse voûte en cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
flèche polygonale
croupe polygonale
pignon découvert
Typologies choeur à abside polygonale, cimetière d'enclos paroissial (churchyard)

Petite église rurale qui montre, par ses différents types d'appareils de construction, les principales étapes de son histoire.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents figurés
  • Surcamps. Plan cadastral : section A2, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Poissant géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1477/3).

  • Eglise de Surcamps, aquarelle sur papier par Oswald Macqueron, 2 octobre 1869 (BM Abbeville, collection Macqueron ; Dom. 70).

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Fournis Frédéric