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Église paroissiale Saint-Martin et ancien cimetière de Pernois

Dossier IA80009691 inclus dans Le village de Pernois réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Martin
Parties constituantes non étudiées croix de cimetière, monument aux morts
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Pernois
Adresse : rue de l' Église
Cadastre : 1832 B 689, 690 ; 1984 AC 69, 70

La première église paroissiale de Pernois formait probablement un prieuré-cure au 12e siècle, comme semble l'indiquer une bulle du pape Eugène II, qui adresse le 2 avril 1152 à Évrard, prieur de l'église Saint-Martin de Pernois, et aux religieux qui desservaient la paroisse, une confirmation de divers droits et dîmes. Cet établissement, qui relevait de l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais, disparait semble-t-il lorsque Thibault III d'Heilly, évêque d'Amiens, s'installe en 1175 dans ses bâtiments.

Pour pallier cette disparition, l'église actuelle est certainement construite peu après, soit à la fin du 12e ou au début du 13e siècle, comme peuvent le laisser penser les vestiges les plus anciens, l'archivolte du portail occidental et le linteau orné d'un arc trilobé de la porte latérale. Le transfert est confirmé en 1340 par Jean de Cherchemont. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la paroisse de Pernois relève du doyenné de Vignacourt mais les évêques d'Amiens, seigneurs du lieu, sont également patrons de la cure et décimateurs de la paroisse. L'église est remaniée et en partie reconstruite au milieu du 18e siècle, à l'initiative de Louis François Gabriel d'Orléans de la Motte, évêque d'Amiens de 1734 à 1774, qui fait notamment ériger le transept et l'abside.

Par devis du 25 avril 1810, Charles Demoulins, architecte à Doullens, mène des réparations à l'église, comprenant la réfection de la charpente et de la couverture, ainsi que la démolition et la reconstruction du clocher. Les pignons du transept sont alors remplacés par des croupes, les voûtes d'ogives du chœur et les ailerons du portail sont détruits. Le couvrement de plâtre de l'ensemble de l'édifice est probablement réalisé à cette époque. Le cimetière qui entourait l'église est transféré à l'extérieur du village en 1862, à l'exception de quelques monuments notamment la base et la colonne de l'ancienne croix, et une croix de tombeau qui a subsisté au moins jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les trois cloches sont refondues en 1884 par le fondeur amiénois Lecul. La sacristie, qui communique avec le jardin de l'ancien presbytère, a été reconstruite au 20e siècle.

Période(s) Principale : limite 12e siècle 13e siècle, milieu 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle, 20e siècle
Dates 1810, daté par source
Auteur(s) Auteur : Demoulins Charles, architecte, attribution par source
Personnalité : Cherchemont Jean de, commanditaire, attribution par source, attribution par travaux historiques
Personnalité : Orléans de La Motte Louis-François-Gabriel d',
Louis-François-Gabriel d' Orléans de La Motte
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commanditaire, attribution par source, attribution par travaux historiques

L'église est construite en pierre de taille avec un soubassement de grès. Elle est formée d'une nef unique, d'un transept et d'une abside. La façade occidentale est ponctuée de deux étroits contreforts. La partie supérieure du pignon, couronnée d'une corniche en biseau, sert d'assise au clocher essenté d'ardoise et ouvert d'abat-son sur ses quatre côtés. Le portail est formé d'une baie cintrée soulignée d'une voussure et d'une archivolte. Selon R. de Guyencourt, la clef, aujourd'hui très usée, représentait une tête d'évêque accompagnée d'une crosse, tandis qu'à la base de l'archivolte étaient sculptées des têtes humaines. La porte latérale nord est surmontée d'un linteau décoré d'un arc trilobé. La nef est couverte d'une fausse voûte en berceau de plâtre prolongée par le cul-de-four de l'abside. Les deux bras du transept, symétriques, sont également couverts d'un faux plafond en plâtre. La partie occidentale de la nef est couverte d'une tribune, éclairée par un oculus ovale en façade. La nef est éclairée de quatre baies étroites et cintrées, chacun des bras du transept par une large baie légèrement cintrée. Les deux baies de l'abside, de taille plus réduite, sont de forme rectangulaire. Comme la plupart des églises de la région construites en craie (Bouchon, Franqueville, Fransu, Ribeaucourt, Surcamps), l'église de Pernois porte des graffitis du 18e siècle sur son flanc sud, dont certains sont probablement des épitaphes ou inscriptions funéraires liées aux sépultures du cimetière qui l'entourait.

Murs calcaire pierre de taille
grès pierre de taille
essentage d'ardoise
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte en berceau
fausse voûte en cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
croupe ronde
noue
pignon couvert
Typologies cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
États conservations mauvais état
Techniques peinture
sculpture
Précision représentations

monogramme ; ornement végétal ; tête humaine

Sur le cul-de-four, les monogrammes IHS (au centre), MA (au nord) et SM (au sud) se détachent dans une ormenation de rinceaux dorés sur un fond bleu-vert. Le tympan trilobé de la porte latérale nord est orné de deux petites têtes de personnages en ronde-bosse, dans le même esprit que ceux des coussinets.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 2983. Pernois. Administration communale, avant 1869.

    Restauration de l'église, devis du 25 avril 1810 par Demoulin.
Documents figurés
  • Eglise de Pernois, aquarelle sur papier par Oswald Macqueron, 16 mai 1876 (BM Abbeville, collection Macqueron ; Dom. 62).

  • Pernois. L'église (XIVe siècle) (Environs d'Amiens) , carte postale, collection B.D., Paris, avant 1906 (coll. part.).

  • Croix funéraire de l'ancien cimetière, photographie au gélatino-bromure d'argent, 1910 (AD Somme ; 14 Fi 29/25).

  • Pernois. Tympan de la porte latérale de l'église, lithographie. In : La Picardie historique et monumentale, 1913, t. V, vol. 2.

    p. 62
  • Pernois (Somme). L'église, carte postale, Fossier-Degrez éditeur, vers 1925 (coll. part.).

  • Pernois (Somme). Intérieur de l'église , carte postale, Fanchon éditeur, 2e quart du 20e siècle (coll. part.).

Bibliographie
  • GROUE, Lucien. Aux sources de la Nièvre en Picardie. Abbeville : F. Paillart, 2000.

    p. 102, 156-157
  • GUYENCOURT, R. de. Pernois. L'église. In : La Picardie historique et monumentale. Tome V : Arrondissement de Doullens, volume n° 2 : canton de Domart-en-Ponthieu. Amiens : Yvert et Tellier /Paris : Auguste Picard, 1913.

    p. 62-64

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