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Monument sépulcral de la famille Corroyer

Dossier IA80005331 inclus dans Plaine L réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellationsfamille Corroyer
Parties constituantes non étudiéesclôture
Dénominationsmonument sépulcral
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , 111 plaine L
Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en mars 1844, par Marie-Jeanne Delacourt, veuve Corroyer, rentière, et Florent Corroyer, entrepreneur dans le bâtiment, domiciliés à Amiens, boulevard de Guyencourt. Une note en marge indique qu'il s'agit d'une "très belle stèle".

Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que deux "pierres tombales" ont été posées en 1827, par l'entrepreneur Mangot fils.

La sépulture Florent Corroyer est signalée par H. Calland (1855) comme l'une des plus remarquables du cimetière.

La stèle porte la signature de l'architecte Florent Corroyer.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle , (détruit)
Dates1827, daté par source
Auteur(s)Auteur : Corroyer Florent
Corroyer Florent (1813 - 1875)

Entrepreneur de bâtiment.


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architecte signature
Auteur : Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e)
Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e) (1800 - )

Maître-maçon. Fils de Pierre Louis Mangot (1777-1841).


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entrepreneur signature

Cette concession, adossée au second mur d'enceinte, est délimitée par une grille antérieure en fonte peinte très ouvragée, à portillon antérieur central à deux battants et sur le côté gauche par une grille à barreaux croisés, fixées sur un mur-bahut en brique appareillé de pierre de taille. Elle s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine. Elle contient un tombeau-monument en calcaire, agrémenté de tables en marbre incrustées et encadré de deux niches sculptées. Celui-ci est surmonté d'un fronton à volutes et acrotères.

Inscriptions :

Dates des décès : 1827 ; 1867 ; 1866 ; 1882 / 1870 ; 1875 ; 1882 ; 1882 / 1836 ; 1843 ; - ; 1860 ; 1880 ; 1881 / (centre) 1888

Dates des décès (base) : 1885 ; 1856 / 1930 / 1856 ; 1866 / 1882 / 1864 ; 1856 ; 1858 ; 1878 ; 1880 ; 1881

Epitaphe (à gauche) : Louis Auguste CORROYER / entrepreneur de batimens / décédé le 10 mai 1827 / âgé de 45 ans et 6 mois

Epitaphe (au centre) : Léon Florent Gustave CORROYER / négociant à Paris / le 6 avril 1870 / âgé de 31 ans / Florent CORROYER / ancien architecte / décédé à Paris / le 16 juin 1875 / à l'âge de 62 ans / époux de Dame Rosalie Pauline OSSART

Inscription concernant le destinataire (fronton, en relief) : Famille Corroyer

Signature (soubassement, en haut à droite, calligraphiée) : Florent Corroyer.

Murscalcaire
marbre
brique
fonte
Typologiestombeau-monument ; ancien enclos funéraire
Techniquesfonderie
sculpture
Précision représentations

Le fronton est surmonté de volutes ornées de feuilles d'acanthes, de fleurs et au centre, d'angelots. Aux angles, les acrotères, dont celui de droite est manquant, représentent un visage féminin voilé symbolisant la douleur. La partie supérieure est sculptée de feuilles d'acanthes, de fleurs, avec au centre, en médaillon, un ange tenant une croix latine et regardant le ciel. La corniche est ornée de frises végétales. Sur la base, se trouve un décor symétrique : au centre, une lampe sépulcrale fumante, posée sur une guirlande de fleurs suspendue et entrelacée de rubans. Elle est encadrée de deux sabliers ailés, posés sur un feuillage de lierre, avec à l'arrière-plan deux faux entrecroisés. Aux deux extrémités de la base, se trouvent deux chouettes tenant une pelle dans leur patte et posées sur des branches de cyprès. Elles sont encadrées d'une couronne de feuilles de chêne entrelacée de rubans. L'ange de gauche, pieds nus dans les nuages, est vêtu d'une tunique drapée, qui est fermée au niveau du cou par une broche. Il tient dans ses mains un flambeau renversé ainsi qu'une couronne de branches de cyprès entrelacée de rubans (fig. 12). Celui de droite, dont le visage est différent mais l'attitude reste identique, est vêtu d'une tunique drapée, finement brodée aux manches et au col. Il tient également un flambeau renversé et une couronne de feuilles de lierre (fig. 13). La grille, surmontée de fleurs de pavots, présente un très beau décor végétal, d'acanthes, de fleurs et de feuillage ainsi que de petits médaillons ornés au centre d´une chouette tenant dans ses pattes deux branches de chêne entrecroisées. Le portillon est surmonté d'une croix à rayons et également orné d'un beau décor végétal.

Cette concession, est délimitée par une grille en fonte peinte de belle qualité, fixée sur un mur-bahut en brique appareillé de pierre de taille. Elle contient une stèle funéraire monumentale en calcaire, signée par l'architecte Florent Corroyer (1813-1875) et probablement exécutée au milieu du 19e siècle, entre 1844 (date d’acquisition de la concession) et 1855 (date de l'ouvrage d'Henri Calland qui en souligne les qualités artistiques).

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1986/06/25

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/1. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1807-1828).

Bibliographie
  • CALLAND, H. Guide de l'étranger à Amiens. Description de ses monuments anciens et modernes suivie d'une biographie des hommes remarquables qui sont nés dans cette ville, augmenté par A. Dubois. Amiens : typographie Lambert-Caron.

    1855, p. 58.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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