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Quartier général de division d'artillerie (casemate de commandement), dit Amberg 1, puis Somerset Farm, puis 173

Dossier IA59004836 réalisé en 2012

Fiche

Précision dénomination casemate de commandement
Appellations Quartier général de division d'artillerie, Amberg 1, Somerset Farm, 173, blockhaus
Dénominations casemate
Aire d'étude et canton Les Weppes durant la Première Guerre Mondiale - Lille-6
Adresse Commune : Beaucamps-Ligny
Cadastre : 2014 0A 1514

Ce site est particulièrement bien documenté. D'une part la tour casematée comporte à sa base un cartouche en ciment portant les mentions, endommagées mais lisibles, : "Schulzenturm erbaut 28. 7. 1917, 79". Par ailleurs en 1919, il servit d'objet d'étude à l'état-major britannique, qui voulait en tirer des enseignements militaires (voir en infra). Enfin, en 1922, il a été pressenti au classement par la Commission des Monuments Historiques, au titre des Vestiges de guerre (voir en infra). L'ensemble de ces données, allemandes, britanniques et françaises permettent de retracer une partie de son histoire.

Le cadastre consulaire de 1816 nous montre à cet endroit un édifice entouré d'eau, à cour carrée, d'environ 50m. de longueur pour 35 de large. A l'aube de la guerre, cet ensemble est connu sous l’appellation de ferme Desbonnets, du nom son locataire. C'est dans ses murs, nous le verrons par la suite, que les allemands dissimulent, en 1917, un poste de commandement et une tour d'observation casematée. Cette dernière, baptisée Schulzeturm (Tour du maire ?), est achevée le 28 juillet 1917 par le 79e régiment de pionniers de réserve.

Le rapport britannique, "Studies of german defences near Lille", comporte de nombreux plans de ce site (plan de situation, coupes, élévation) qu'il désigne comme étant le Quartier général de division d'artillerie Amberg I (Divisional Artillery Headquarter Post - "Amberg" I) et nomme par ailleurs Somerset Farm. L'appellation Amberg (substitut du Fresnoy sur les cartes allemandes) ainsi que les plans d'origine de ce qui apparait, avant-guerre, comme un vaste et beau manoir, laissent à penser que les allemands en ont dressé les plans à leur arrivée et les britanniques reproduits après-guerre. Ces derniers décrivent l'importance et la qualité de ce poste de commandement.

Le rapport des français, en 1922, est plus pragmatique. En effet il apparait que la Commission des Monuments Historiques, section des Vestiges de guerre, loin de statuer sur la valeur mémorielle ou historique du site, n'est là que pour mettre en balances les coûts liés à la démolition et ceux découlant d'une expropriation. Si la destruction est trop onéreuse, l'Etat rachète le terrain, dans l'état ou il se trouve (art. 46 de la loi du 17 avril 1919). C'est le cas pour cet ensemble d'abris dont la destruction est estimée à 4 fois le prix du rachat. Par la suite, le site est demeuré en l'état et la ferme a été reconstruite sur la parcelle attenante, au sud. Aujourd'hui, seule la tour est visible, dans l'alignement d'un hangar.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , (?)

Accès au site refusé.

A la lecture du rapport britannique de 1919, il apparaît que cet ensemble comprenait un centre de commandement doté d'une tourelle pour la transmission par signaux lumineux (détruit), 3 casemates à personnel (détruites ou ensevelies) et une tour casematée d'observation, aujourd'hui seul élément visible. Celle-ci, d'une dizaine de mètres de hauteur a été construit dans un corps de bâtiment, de ferme ou de manoir. Un plan et une photographies britanniques des années 1920 nous le montre peint en rouge et blanc, dans le style des colombiers en rouge-barre, très nombreux dans la région.

L'observatoire comprend 5 niveaux d'environ 2m de hauteur chacun. Le premier niveau niveau est aujourd'hui enterré. Son emprise est plus large que celle de la tour. Un macaron en ciment, à gauche de l'entrée, porte les mentions : "Schulzenturm erbaut 28. 7. 1917, 79". Les niveaux sont indépendants les uns avec les autres et ne communiquent que par l'extérieur via des échelons métalliques courant sur toute la hauteur de la face sud. Chaque niveau comprend 2 voire 3 embrasures d'observation.

Murs béton béton armé
Toit béton en couverture
Étages en rez-de-chaussée
Couvertures terrasse
États conservations désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre

Références documentaires

Documents d'archives
  • WILSON, Bevil Thomson. Studies of German defences near Lille by captain and brevet major B. T. Wilson. [s.n.] : Chatham W. and J. Mackay and Co Ltd, [1920 ?]

  • Beaucamps-Ligny, conservation des vestiges de guerre [1922-1923] (AD Nord ; 10RA 258)

Documents figurés
  • Photographies aériennes du 17/02/1918 et du 9/07/1918 (Imperial War Museum, Londres; 32997 ; 32931).

  • German O. P. enclosed in Somerset Farm, Aubers, Ridge 1919 (Imperial War Museum, Londres. Sir Alexander Kennedy Alexander collection ; Q-037126).

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