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Tombeau (chapelle) de la famille Leclercq-Poulain, de la famille Cauët-Lefebvre et de la famille Dubois-Quillet

Dossier IA80006803 inclus dans Plaine N réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellationsfamille Leclercq-Poulain, famille Cauët-Lefebvre, famille Dubois-Quillet
Parties constituantes non étudiéesclôture
Dénominationstombeau
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , 49, 50, 51 plaine N
Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, la concession N49 est acquise en décembre 1837 et agrandie en avril 1846, par Auguste Leclercq-Poullain, propriétaire, domicilié à Amiens, 5 rue des Augustins. La concession N50 est acquise en octobre 1837 et agrandie en novembre 1845, par Pierre Isidore Cauet-Lefebvre, domicilié à Amiens, 14 rue Martin-Bleu-Dieu. Une note en marge indique que Pierre François Eugène Dhavernas, décédé le 18 février 1895 à l'âge de 78 ans, a été maire d'Amiens. La concession N51 est acquise en décembre 1849, par François Dubois-Quillet, domicilié à Amiens, Cloître de la Barge, par Xavier Duvette-Dubois, domicilié à Amiens, 1 Grande rue de la Veillère et par Jules Caron-Dubois, domicilié à Amiens, boulevard Baraban.

Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur X. Duvette a construit le monument - une chapelle avec tiroirs au-dessus du sol - en 1849.

Les sépultures Leclercq-Poullain et Cauet-Lefebvre (49 et 50) sont décrites par S. Comte (1847), qui attribue l'exécution de "la chapelle" aux entrepreneurs Sallé (Leclerc-Poulain) et Mangot fils (Cauet), les plans à l'architecte Herbaut et la sculpture à M. Duthoit (cf. annexe).

Le rapport de l'architecte communal du 20 avril 1925 préconise la conservation de ce monument qui présente "un intérêt d'art".

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Dates1849, daté par source
Auteur(s)Auteur : Herbault Jean
Herbault Jean (1807 - 1880)

Architecte établi à Amiens en 1841, domicilié 2 rue Napoléon (actuelle rue Lamarck), en 1862 (annuaires).

Né à Paris en 1807, fils de Pierre H. menuisier-ébéniste à Paris, il vient à Amiens en 1833.

Il travaille en collaboration avec l'architecte départemental Cheussey (restauration de la Cathédrale d'Amiens de 1834 à 1844).

Ami de la famille Duthoit, qui collabore étroitement à son chef d'oeuvre : la Visitation de Boulogne-sur -Mer détruite pendant la dernière guerre. Il est également l'auteur du monastère de la Visitation d'Orléans (1840-1850).

Architecte des Hospices et du Département de 1849 à 1858.

Il reçoit d'importantes commandes : le château de Regnière-Ecluse, l'hôtel de Franqueville, l'hôtel de Forceville et la gendarmerie d’Amiens.


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architecte attribution par source
Auteur : Duthoit Louis Joseph
Duthoit Louis Joseph (1766 - 1824)

Sculpteur. Né à Lille en 1766 et établi à Amiens en 1796, rue des Orfèvres. Il épouse Félicité Potel en 1803.


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sculpteur attribution par source
Auteur : Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e)
Mangot Aimé Louis Pierre , dit(e) (1800 - )

Maître-maçon. Fils de Pierre Louis Mangot (1777-1841).


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entrepreneur attribution par source
Auteur : Duvette-Dubois Xavier
Duvette-Dubois Xavier

Entrepreneur actif à Amiens au milieu du 19e siècle.


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entrepreneur, auteur commanditaire attribution par source
Auteur : Sallé entreprise de monuments funèbres , dit(e)
Sallé entreprise de monuments funèbres , dit(e)

Entreprise de monuments funèbres, fondée par Achille Eugène Sallé-Joseph, né en 1799 ou 1802, constructeur de monuments funèbres, rue Saint-Maurice (listes électorales de 1843, recensement de 1856). L'annuaire de 1862 situe l'entreprise 137 Grande-rue Saint-Maurice, à côté de l'entreprise Lamolet.

Son fils Eugène Sallé-Barré (né en 1845), tailleur de pierre (1852), lui succède à la direction de l'entreprise avant 1881 (recensements de 1881 et 1906).

Les recensements de 1906-1911 donnent l'entreprise au 403 rue Saint-Maurice. Il y travaille avec Jean-Baptiste Sallé - sculpteur et constructeur de monuments et caveaux funéraires, spécialisés dans la réalisation d'autels pour églises.

Son fils Eugène Achille Désiré Sallé (1873-1905) est sculpteur.


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entrepreneur attribution par travaux historiques

Les trois concessions mitoyennes sont occupées par un bâtiment de plan rectangulaire, à toit terrasse (fig.), construit en calcaire, appareillé en pierres de taille. En façade antérieure, chaque concession est délimitée par une clôture en fonte à portillon central. Le monument, construit en retrait de la limite de concession, est précédé d'un petit parvis antérieur.

La sépulture Leclercq-Poulain (N49) est fermée par une porte en fonte moulée peinte (fig.). A l'intérieur, douze tablettes illisibles en marbre (ou pierre d'Ecaussine), sont fixées sur le mur postérieur.

La sépulture Cauët-Lefebvre (N50) est fermée par une porte en fonte moulée peinte (fig.). A l'intérieur, quinze tablettes illisibles en marbre (ou pierre d'Ecaussine), sont fixées sur le mur postérieur.

La sépulture Dubois-Quillet (N51) est fermée par une porte en fonte moulée peinte. A l'intérieur, neuf tablettes illisibles en marbre blanc sont fixées sur le mur postérieur.

Inscriptions :

Inscription concernant le destinataire (en creux) : Famille Leclercq-Poulain.

Inscription concernant le destinataire (en creux) : Famille Cauët-Lefebvre.

Inscription concernant le destinataire (en creux) : Famille Dubois-Quillet.

Murscalcaire
marbre
fonte
Toitpierre en couverture
Couverturesterrasse
Typologiestombeau en forme de chapelle à parvis enclos ; caveau à tiroirs
État de conservationétat moyen, envahi par la végétation
Techniquesfonderie
sculpture
Précision représentations

La grille est ornée de fleurons et les angles sont agrémentés dans leur partie supérieure de visages féminins figurant la douleur et dans leur partie inférieure de flambeaux renversés entrelacés de fleurs de pavot.

La partie supérieure du tombeau (N49) est soulignée par une frise denticulaire et sculptée d'une frise supérieure de feuilles d'acanthe et de fleurs de pavot, encadrée de part et d'autre d'une urne drapée à laquelle est suspendue une couronne de cyprès. La partie supérieure du tombeau (N50), soulignée par une frise denticulaire, est agrémentée d'une corniche moulurée.

La partie haute du tombeau (N51), soulignée par une frise denticulaire et une corniche moulurée, est sculptée dans sa partie supérieure d´une chouette centrale et d'une frise végétale, dans laquelle s´entrelacent des feuilles de lierre, d'acanthe, des fleurs de pavot ou des branches de cyprès, et encadrée de part et d'autre d'une urne drapée à laquelle est suspendue une couronne de cyprès.

La porte (N49), encadrée par une frise perlée et une frise végétale (acanthe), est surmontée d'une corniche moulurée également soulignée par une frise végétale (acanthe) et une frise en rond. Elle est surmontée d'une croix rayonnante à volutes feuillagées et est ornée d'une frise en grecques sur son pourtour et de fleurs sur les croisillons. Sa partie inférieure est agrémentée d'un sablier ailé.

La porte (N50), surmontée d´une croix latine en marbre marquetée, est ornée de pots-à-feu surmontant chacun des barreaux et est agrémentée d´un sablier ailé encadré d'une couronne d´immortelles dans sa partie inférieure.

La porte (N51), encadrée par une frise perlée et une frise végétale (acanthe), est surmontée d´une corniche moulurée également soulignée par une frise végétale (acanthe), une frise en rond et une frise perlée. Elle est surmontée d´une croix rayonnante gravée d'une frise perlée à volutes feuillagées et est ornée sur son pourtour d´une frise en grecques et de fleurs sur les croisillons. Sa partie inférieure est agrémentée d'un sablier ailé, encadré par deux feuilles d'acanthe.

A l'intérieur, une statuette en plâtre représentant la Vierge écrasant le serpent est déposée au sol.

Attribuée à l'architecte Jean Herbault par le commissaire Stéphane Comte (1847), la conception de ce monument funéraire à trois chambres, construit par les entrepreneurs Sallé (N49), Mangot fils (N50) et Duvette (N51) et orné d'un décor sculpté réalisé par Duthoit, présente une typologie tout à fait exceptionnelle. L'édifice, qui présente une homogénéité et une composition symétrique des façades antérieures a été construit en deux ou trois temps pour trois commanditaires et par trois entrepreneurs différents. Au nord, les deux chambres ont été construites vers 1845 et vers 1846, celle du sud (N51) est construite en 1849 (autorisation de construction). L'ensemble conserve sa clôture d'origine. Comme semble l'indiquer S. Comte (1847), ce sont les premiers tombeaux élevés dans cette plaine.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1986/06/25

Annexes

  • Extrait de : Promemades au cimetière de la Madeleine [Cauet, Leclerc-Poulain]

    "Nous nous trouvons, au bout de ce chemin ; dans la plaine N, qui n´est en possession que de quatre monuments, construits à gauche et sur une même ligne.

    Les deux premières chapelles adhèrent l´une à l´autre : ce sont celles des familles CAUET et LECLERC-POULAIN. Les plans sont de M. Herbaut, architecte ; elles ont été construites, la première, par M. Mangot fils, la seconde, par M. Sallé ; la sculpture est de MM. Duthoit. La dernière chapelle est beaucoup plus remarquable que la première, au point de vue des ornements. Elle est fermée par une porte en fer avec ornements en fonte et croisillons en losange. Le cadre est orné de grecques et terminé par une corniche, à modillons sculptés, surmontée de deux consoles, au-dessus desquelles s´élève une croix moderne, également sculptée. L´attique est décoré d´un bas-relief représentant des têtes de pavots et des palmettes, et les attiques des pilastres sont ornés d´urnes cinéraires drapées. Enfin, les deux chapelles sont terminées par une terrasse de plain-pied avec la partie supérieure du terrain contre lequel elles sont adossées.

    L´exécution des sculptures est fort remarquable, et le plan, d´un style parfaitement en harmonie avec l´idée qui doit se rattacher aux monuments destinés à perpétuer le souvenir de ceux qui ont quittés cette vie, si courte et si agitée, pour s´endormir dans une nuit éternelle.

    Plusieurs membres des deux familles reposent dans les caveaux destinés à chacune d´elles. M. CAUET est membre du Conseil municipal, et M. LECLERC, propriétaire."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 113-114.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/2. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1849-1859).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

    pp. 113-114.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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