Dossier d’œuvre architecture IA59001605 | Réalisé par
Grembert Lucie (Rédacteur)
Grembert Lucie

Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • enquête thématique départementale, Patrimoine XXe Maubeuge et Val de Sambre
Îlot P
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Maubeuge Val-de-Sambre - Maubeuge
  • Commune Maubeuge
  • Adresse avenue de France , place des Arts , avenue de Verdun , rue des Arts
  • Cadastre 2003 K 21 à 24, 39 à 42, 46, 49

L'îlot P est construit dans une zone non construite au moment de la destruction de la ville en mai 1940. Les différents immeubles à logements et une maison sont construits entre 1947 et 1956 par André Lurçat, architecte-urbaniste en charge de la reconstruction de la ville et des architectes régionaux et locaux associés.

Les blocs 1 et 2, également appelés Gounod et César Franck (IA59001606) et faisant partie des ISAI (immeubles sans affectation immédiate), sont situés sur le côté droit de le rue des Arts. Ces immeubles sont construits par les architectes Maurice Gouvernet, André Lurçat et Henri Lafitte ou Marcel Melon entre 1947 et 1949. Les sources sont contradictoires : les travaux historiques mentionnent l'architecte Henri Lafitte et les archives Lurçat citent Marcel Melon.

Le bloc 3, composé des immeubles Bizet et Lalo (IA59001609), situé sur la Place des Arts, est réalisé entre 1949 et 1951 par les architectes Maurice Gouvernet et Jean Badovici.

Le bloc 4, situé avenue de Verdun, est la maison du notaire Levecq (IA59001610), actuellement transformée en centre de paiement de la sécurité sociale. Cette maison est construite entre 1949 et 1951 par l'architecte Armand Lemay, architecte lillois, qui a livré plusieurs projets de reconstruction de maisons individuelles sur les communes d'Aulnoye-Aymeries, Bachant et Pont-sur-Sambre.

Le bloc 5 abrite la Caisse d'Épargne (IA59001611), située entre l'avenue de Verdun et la rue Benjamin-Delessert. L'architecte Jean Badovici l'a construite entre 1949 et 1951.

Le bloc 7 est constitué de cinq immeubles disposés en alignement, entre l'avenue de France et l'avenue Marie-Alexandre-Guénin et est construit entre 1954 et 1956 par l'architecte Panos Djelepy.

  • Période(s)
    • Principale : milieu 20e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Badovici Jean
      Badovici Jean

      Jean Badovici, né à Bucarest en 1893 et mort à Monaco en 1956, est un architecte et critique d'art français d'origine roumaine. Il est l'éditeur du magazine d’avant-garde architecturale L'Architecture vivante (1923-1932).

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      architecte attribution par travaux historiques, attribution par source
    • Auteur : architecte attribution par source, attribution par travaux historiques
    • Auteur : architecte attribution par travaux historiques, attribution par source
    • Auteur :
      Lafitte Henri
      Lafitte Henri

      Henri Lafitte est un architecte né en 1888 à Fourmies (Nord) et décédé en 1966 à Mondrepuis (Aisne). De douze à quinze ans, il doit garder le domicile familial pour raison de santé. Il se forme alors précocement à la peinture et à l'architecture au contact de son père (Jean Lafitte, architecte) et de ses frères (Jean-Paul, peintre et Jacques, architecte). Vers 1903, il entre à l'école pratique de Maubeuge où il apprend à travailler le bois et le fer. Il poursuit sa formation à l'École des Beaux-Arts de Paris et obtient son diplôme d'architecte en 1922. Il est systématiquement associé à son frère Jacques jusqu'en 1930 environ. S'ils conçoivent ensemble l'architecture d'un bâtiment, Henri semble en revanche se réserver la conception globale du décor et du mobilier qu'il réalise souvent lui-même (peinture murale, sculpture, sgraffite, ferronnerie d'art, menuiserie, mosaïque...). Après la Seconde guerre mondiale, avec son fils architecte Éric, il participe à la reconstruction de Maubeuge sous l'autorité d'André Lurçat.

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      architecte (incertitude), attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Lurçat André
      Lurçat André

      André Lurçat, né en 1894 à Bruyères (Vosges) et mort le 11 juillet 1970 à Sceaux, est un architecte français. Fils du receveur des postes Lucien Lurçat et de Marie Lhôte, André Lurçat entre à l'École des Beaux-Arts de Nancy en 1911. Diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris en 1923, il travaille dans le cabinet de Robert Mallet-Stevens. Avec l’appui de son frère aîné, le peintre Jean Lurçat, il construit à partir de 1924 un ensemble d’ateliers d’artistes qui font de lui l’un des architectes modernes les plus en vue.

      Il est membre fondateur des CIAM (Congrès internationaux d'Architecture moderne). Mais il prend position pour un modernisme modéré en 1929, rejoignant l'Union des artistes modernes de Mallet-Stevens.

      André Lurçat édifie en 1933 pour la municipalité de Villejuif (aujourd'hui Val de Marne) le groupe scolaire Karl-Marx. Fort de ce succès, il est invité à Moscou en 1934 et y travaille jusqu'en 1937.

      Après avoir participé à la création du Front national des architectes résistants, il est chargé en 1945 du plan de reconstruction de Maubeuge. Membre du conseil d’architecture du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris puis à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris entre 1945 et 1947, il reçoit, après 1955, les commandes de municipalités de la banlieue parisienne. Il est architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où il construit en 1950 la cité Paul-Langevin et l’unité de quartier Fabien. Il est également urbaniste de plusieurs communes dans la région de Nancy.

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      architecte attribution par source, attribution par travaux historiques
    • Auteur : architecte attribution par travaux historiques, attribution par source

L'îlot P est un îlot qui fait la jonction entre l'avenue de France (à l'est) , la rue des Arts (au sud) , la place des Arts (à l'ouest) et la place de Wattignies (au nord). Les immeubles des blocs 1 et 2, en forme de T, font écho aux immeubles en forme de H de l'îlot O situé de l'autre côté de la rue. Le bloc 7 s'inscrit dans l'alignement de l'avenue de France qui a été lotie par étapes. Les autres blocs de l'îlot sont des immeubles fermant l'îlot au nord.

  • Murs
    • béton
    • brique
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • terrasse
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date d'enquête 2001 ; Date(s) de rédaction 2002, 2023
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Grembert Lucie
Grembert Lucie

Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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