Dossier d’œuvre architecture IA80002931 | Réalisé par
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

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  • inventaire topographique, Amiens métropole
  • patrimoine funéraire
Cimetière communal d'Amiens, dit Nouveau-Saint-Pierre
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
  • Commune Amiens
  • Adresse avenue de la Défense-Passive
  • Cadastre 2003 CO 13, 15, 16, 18, 103
  • Dénominations
    cimetière
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    cimetière militaire, columbarium, conciergerie

Saint-Pierre est, comme le nouveau Saint-Acheul, l'un des derniers cimetières aménagés à Amiens, au début du 20e siècle. Créé en 1914, il est destiné à remplacer le cimetière ouvert au milieu du 19e siècle, route d'Albert. La disposition en îlots est tout à fait semblable à celle des autres cimetières contemporains, créations (Nouveau Saint-Acheul) ou extensions (Petit Saint-Jean).

Le cimetière du Commonwealth (fig. 9) y est aménagé au lendemain de la Première Guerre mondiale, sur les plans de l'architecte anglais Edwin Lutyens. En 1924, une partie du cimetière est cédée à l'Etat pour la création d'un cimetière militaire (nécopole nationale, fig. 10 et 11), comme au Vieux Saint-Acheul. Au sud, une plaine est réservée à l'inhumation des militaires rapatriés (fig. 12).

Le cimetière communal est agrandi en 1928, d'une longue bande de terrain au sud-ouest. L'extension au-delà des cimetières militaires est réalisée en 1988.

Comme les autres cimetières d'Amiens, il comprend un certains nombre d'équipements (conciergerie) et d'aménagements récents (columbarium).

Les documents conservés aux archives départementales (série O) indiquent que le nouveau cimetière Saint-Pierre est créé en 1914. En 1924, une partie des terrains est cédée à l'État pour la création du cimetière militaire. Le cimetière est agrandi en 1928, date de la construction de la conciergerie par l'entreprise de bâtiment Marseille, Vatin, Gourguechon.

La partie du cimetière militaire réservée aux Allemands est plantée de troènes en 1943 (AC Amiens).

Plusieurs monuments repérés portent la signature des entrepreneurs amiénois Denis, Cloquier et Ozenne.

Le site de la Commonwealth war graves commission mentionne la présence de 676 tombeaux de militaires morts durant la Première Guerre mondiale, érigés entre 1915 et 1919, et de 82 tombeaux de la Seconde guerre mondiale. L'ensemble est dessiné par l'architecte anglais Edwin Lutyens.

L'étude réalisée par Fr. Caquineau et G. Frère (2003) indique que le cimetière, créé vers 1920, a été agrandi en 1988.

La partie la plus ancienne se caractérise par plusieurs phases de plantations. Un maillage dense de tilleuls est planté à l'entrée ; un alignement de platanes le long de l'avenue de la Défense-Passive. Des robiniers et des cyprès de Lawson, plantés dans les années 1970, ceinturent les plaines. Un alignement de conifères longe les murs de séparation avec les propriétés voisines, à l'ouest et au nord.

La partie neuve est plantée d'érables planes ceinturant les plaines.

Le cimetière Saint-Pierre est situé en limite du territoire communal. La parcelle de plan irrégulier, d'une superficie d'environ 5,6 hectares est close par un mur bahut (avenue), un mur de béton et des haies. Le cimetière qui dispose d'un unique accès, est distribué par des allées orthogonales bitumées. La conciergerie (fig. 6) s'élève à l'est de l'entrée principale. Le columbarium (fig. 7) se situe au sud de l'extension. Deux monuments aux morts (étudiés) sont élevés dans l'angle sud-est du cimetière et au nord de la partie ancienne. Les cimetières militaires (fig. 9 à 11) sont situés entre la partie ancienne (sud) et l'extension (nord). La nécropole militaire est signalée par un panneau indicateur (fig. 3). Le carré des militaires rapatriés (étudié) se situe au sud de la nécropole nationale.

Un enclos funéraires (étudié) et cinquante-trois tombeaux (dont 20 étudiés) ont été repérés dans le cimetière.

Caractéristiques des monuments non étudiés :

Datation : 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle.

Matériau : marbre belge, calcaire, fer.

Typologie : stèles funéraire, croix funéraire, stèle et soubassement, clôture.

Signatures : Denis / Cloquier / Ozenne.

  • Typologies
    cimetière indépendant (graveyard) de plan régulier
  • Statut de la propriété
    propriété publique