• inventaire préliminaire, arrière-pays maritime picard
Ferme
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) SMACOPI

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
  • Commune Favières
  • Lieu-dit le Hamelet
  • Adresse 668 rue de la Chapelle
  • Cadastre 1828 D 49-56  ; 2004 D1 232-234, 7, 10, 12, 203, 207
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, étable à chevaux, grange, étable, pigeonnier, porcherie, poulailler, logement

Une exploitation figure sur le cadastre napoléonien selon un plan différent. En effet, le logis était situé le long de la rue, légèrement en biais par rapport à celle-ci. Un bâtiment le flanquait à l'ouest dans son prolongement (également légèrement en biais) et un second à l'est, perpendiculairement. L'ouest et le sud de la cour étaient également occupés par des bâtiments agricoles, plus ou moins longs. De petits édifices à section carrée parsemaient les pâtures entourant la propriété. Le logis est désormais placé à l'est de la cour. Au nord, le bâtiment a été entièrement reconstruit le long de la route et porte la date de 1842. À l'ouest, les bâtiments ont été détruits et la grange, datée de 1846, occupe le sud de la cour, tous ces éléments entourant une cour de forme plus régulière.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1842, porte la date
    • 1846, porte la date

Cette exploitation agricole se présente sous la forme de bâtiments organisés autour d´une cour sur ses trois côtés nord, est et sud. D´autres constructions contemporaines (non accolées) prennent place à l´arrière de cet ensemble principal. Au nord, l´étable longe la voie de circulation. Un appareillage mixte composé d'assises de brique horizontales et verticales, avec remplissage de galets recouverts d´un enduit, est utilisé pour son élévation. A la hauteur du premier tiers du mur et sur toute sa longueur, on observe la présence d'une rangée de petites ouvertures en brique, très étroites, disposées à intervalles réguliers composant le système d'aération. Elles sont présentes également sur les faces ouest et sud. La face sud (intérieur cour) est percée de quatre portes espacées régulièrement (la quatrième a disparu par l´aménagement d´une baie plus large). Dans l´axe des quatre portes, quatre ouvertures situées à l´aplomb de la corniche permettent l´engrangement. A l´extrémité orientale de l´étable et dans son prolongement prend place un poulailler surmonté d´un pigeonnier. Quatre portes étroites ouvrent la base. Au niveau supérieur, le pigeonnier se présente ici sous la forme de trois petites portes en bois munies de deux rangées de trois boulins ainsi que, séparées par un perchoir (petite saillie horizontale en briques), de trois petites ouvertures semi-circulaires à l´aplomb de la corniche. A l'extrémité occidentale de l´étable, se trouve l'entrée de la cour, matérialisée par deux piliers circulaires en brique dont aujourd´hui un seul est visible du côté ouest. Juste derrière ce pilier, on note la présence d´un petit mur (de même maçonnerie que l´étable) qui forme un retour en direction du nord pour matérialiser l´espace d´entrée, se poursuivant du côté ouest pour clore la cour. Au sud de la cour, il s´agit d´une grange en brique avec solin en brique et galets. La toiture en ardoise est une réfection contemporaine. Sa face nord est percée, en son milieu et sur toute la hauteur, d´une porte, qui possède son pendant sur le mur sud. Celle-ci amène à l'aire de battage, couloir traversant l'édifice. Deux autres portes plus petites, chacune surmontée d´une gerbière d'engrangement, sont disposées de chaque côté. Une troisième porte, encore plus étroite, est également visible du côté est. Dans le pignon oriental, deux cellules avec ouvertures jumelées à linteau semi-circulaire accueillent les porcheries. Enfin, bordant le côté oriental de la cour, prend place un édifice en brique avec solin en brique et galets (maçonnerie identique à celle du mur, ici goudronnée). Il comporte, sous le même toit recouvert d´ardoises, un logis disposé entre le garage au nord et les écuries au sud. Le logis comprend huit travées. Le terrain a été surélevé pour la construction de la cave voûtée dont on peut apercevoir les soupiraux au sud et au nord de l´escalier d´entrée. Cette surélévation s´explique par la géologie du terrain qui renferme de l´eau à un niveau très proche de la surface du sol. La partie axiale dispose d'un fronton dans lequel une porte a été aménagée. La chambre principale du logis se trouve accolée aux écuries et le mur de séparation est percé d´une petite fenêtre permettant la surveillance des chevaux. A l'arrière du logis et disposé à sa perpendiculaire, prend place le logis des ouvriers en brique. Le toit est également couvert d´ardoise. Ce petit bâtiment est prolongé d'un mur de clôture, solidaire de sa maçonnerie (identique à celle des étables) qui forme un retour d'équerre en direction du sud, puis un second retour vers l´ouest jusqu'à l'extrémité du logis pour clore un espace vert : le potager.

  • Murs
    • brique
    • enduit
    • galet
    • appareil mixte
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à deux pans
    • croupe
    • pignon couvert
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Cette ferme dispose d'une maçonnerie soignée que l'on retrouve à plusieurs reprises sur le territoire étudié (Morlay : 4 rue de la Petite Digue et 25 rue de la Gare, Mayoc : 1 hameau de Mayoc, Port-le-Grand : 9 place de la Mairie). Il s'agit à chaque fois d'exploitations de taille, bénéficiant d'une disposition très pragmatique des bâtiments.

Documents figurés

  • Cadastre napoléonien de la commune de Favières, encre et lavis sur papier, 15 août 1828 (AD Somme : E_DEP 888).

Date d'enquête 2004 ; Date(s) de rédaction 2004