Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Adresse
5-7 rue de Doullens
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Cadastre
2024
AB
71, 232, 233, 235
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Dénominationsmaison, demeure
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Genrede maître
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Précision dénominationmaisons en série (2)
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AppellationsMaisons Farcy
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Autres parties constituantesgrange, étable à chevaux, étable à vaches, cour
Si la construction de maisons de rapport, destinées à la location, a été courante dans la seconde moitié du XIXe siècle et dans le premier quart du XXe siècle, elle a souvent été associée à un type urbain et a été destinée à un habitat collectif. Ici, ces deux immeubles identiques, aux allures de maisons de maîtres, constituent un cas singulier de demeures appartenant à cette catégorie en milieu rural, et même implantées en périphérie urbaine pour des locataires fortunés.
D'après les travaux de l'historien Philippe Bucamp, la parcelle dite Le Jardin Buteux, située à l’est du village était avant le milieu du XIXe siècle la propriété de Marceline Lefebvre, veuve d’Alexandre Sannier, cultivateur à Saint‑Riquier. Cette parcelle était déjà lotie d’un "manoir avec maison, grange et divers bâtiments, puits, cour et plant". Cet ensemble, d’une superficie de 60 ares et 85 centiares, est vendu le 8 mars 1869 à Maximilien Farcy, rentier issu d'une famille de commerçants bouchers du village voisin d'Oneux. Son action bienfaitrice pour la commune est également remarquée pour avoir favorisé la restauration du beffroi (IA80001219). L’acte de vente de la propriété stipule que la venderesse "sera tenue d’enlever tous les bâtiments se trouvant sur la parcelle dans les six semaines".
Le 13 mai 1869, Maximilien Farcy acquiert, auprès de Léon Petit, maître de musique du Petit Séminaire, une maison attenante avec ses dépendances, ses plantations et ses jardins, pour la somme de 8000 francs. Les matrices des propriétés foncières confirment la démolition des immeubles en 1869.
Les travaux de construction des deux maisons sont lancés immédiatement et achevés dès l'année suivante. Malheureusement, le nom de l'architecte n'a pas pu être identifié. Le 16 juillet 1870, Farcy fait établir le bail pour la location d'une des deux maisons, au prix de 440 francs annuels à Ernest Dericquebourg, négociant en vins et alcools, épicerie et charbon à Saint-Riquier, et son épouse Sophie Laigle, tous deux âgés de 27 ans. La seconde maison, qui à l'origine ne semble comporter qu'un rez-de-chaussée et un grenier, est louée un peu plus tard.
En 1878, l'une des deux maisons est louée au directeur de la râperie. C'est à cette occasion que Maximilien Farcy, fait construire les dépendances : remises, écurie, buanderie et étables. Il est possible qu'à cette occasion la seconde maison ait été augmentée d'un étage sur le même modèle que la première.
Au décès de Farcy, en 1879, Céline Lafosse, sa nièce, légataire universelle, décide de vendre "les deux grandes maisons de la rue de Neuville à Saint-Riquier".
Stylistiquement, ces deux maisons identiques constituent un cas singulier de maisons de rapport destinées à des locataires aisés. Le style néo-gothique des lucarnes pourrait rapprocher ces constructions de celles présentes au château de Vieulaines (IA80010959) et confirme la datation de 1870.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
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Dates
- 1870, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
maître d'œuvre inconnumaître d'œuvre inconnuCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
Farcy Auguste-Maximiliencommanditaire attribution par travaux historiquesFarcy Auguste-MaximilienCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Auguste Maximilien Farcy est issu d'une famille de commerçants bouchers établis à Oneux, commune voisine de Saint-Riquier. Rentier fortuné de Saint-Riquier, en 1870, il fait don d'une somme importante à la commune pour la restauration du beffroi et fait construire deux maisons de rapport à la sortie de la ville. L'année suivante il devient conseiller municipal. Il décède à Saint-Riquier le 7 août 1879.
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Auteur :
Les deux maisons de maître sont situées à la sortie est du village de Saint-Riquier, sur la route de Doullens. Elles sont toutes deux en retrait de la rue, délimitées à l'alignement par un mur de clôture en brique surmonté d'une grille en ferronnerie. L'accès principal est marqué par un portail également en ferronnerie, flanqué de deux piliers en pierre. Chaque maison proprement dite est implantée en milieu de parcelle, dégageant l'accès aux dépendances sur cour ainsi qu'au jardin qui s'étend à l'arrière.
Les deux maisons, en tous points identiques, sont construites en brique avec un usage abondant de pierre calcaire pour les encadrements d'ouvertures, les chaînes d'angle et les éléments décoratifs. Leur élévation est ordonnancée de trois travées à travées régulières. Elles se composent de trois niveaux comprenant un rez-de-chaussée surélevé dont l'accès s'effectue par une porte occupant la travée centrale, un étage carré, percé de baies rectangulaires cintrées portant un décor sculpté (frise florale et cartouche central), et un étage de comble aménagé sous la toiture en ardoise, à longs pans et demi-croupes. Il est percé de trois lucarnes en pierre à fronton triangulaire richement décoré de motifs polylobés surmontés de pinacles, inspirés du style néo-gothique.
Le décor est porté sur les éléments en pierre : les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage sont cintrées avec encadrement de pierre moulurée. Le cordon de séparation de niveau est orné d'une frise sculptée et la corniche porte des motifs de modillons et denticules.
Par ses matériaux et par son décor porté sur la façade principale, ces maisons de notables tiennent leur originalité par leur reproduction à l'identique, peu commune pour cette catégorie d'habitat. Elles témoignent également d'un style éclectique du dernier quart du XIXe siècle, qui puise aussi bien dans le vocabulaire classique que dans celui du style néo-gothique, particulièrement visible dans la forme et le décor des lucarnes.
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Murs
- brique
- calcaire
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans demi-croupe
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Statut de la propriétépropriété privée
Le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Hauts-de-France et le Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées remercient M. Bucamp pour le partage de ses connaissances et sa précieuse collaboration à l'élaboration de ce dossier.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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Bibliographie
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[Saint-Riquier : dossiers documentaires]. Dossiers de notes établis par Philippe Bucamp, 1991-2025. [non publié ; non coté].
Dossiers constitués de notes manuscrites établies à partir des archives notariales, foncières et municipales, conservés aux Archives départementales de la Somme.
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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